SNCF_quai_de_gareUn blog peut être une forme de bombe à retardement. Un article que vous avez écrit il y a un, deux ans ou plus, peut être lu aujourd’hui et devenir source de polémique ou d’ennuis.

Témoin un texte que j’avais mis en ligne en novembre 2005, au moment d’une des nombreuses grèves des agents SNCF. Il s’agissait d’un listing des avantages octroyés au personnel de cette société monopolistique. Ce document, largement diffusé sur le web, n’avait pas été rédigé par mes soins. Je l’avais reçu, comme beaucoup d’internautes, par mél et l’avais mis en ligne dans Vent d’Auvergne. Et je l’oubliai. Il s’avéra que ce texte était largement exagéré, mais comme dit l’autre: « on ne prête qu’aux riches ».  Comme il se multipliait sur le net, la SNCF publia une mise au point.

Il y a quelques jours, un employé de cette vénérable société atterrit dans mon blog sur le texte en question et m’écrivit, entre autres, qu’il allait « signaler (mon) article auprès de l'organisme SNCF compétent afin que le service juridique puisse faire le nécessaire.» Mon sang ne fit qu’un tour. La fable de la bonne SNCF et du méchant bloggeur était un peu dure à avaler. C’était trop fort ! Sympathique quand même cet agent qui me dénonce à ses autorités. Faut-il voir là une manifestation de cette « envie de pénal », comme disait Philippe Muray, qui saisit notre société comme une maladie ?

Aussi ai-je décidé de ne pas lâcher la SNCF et de consacrer périodiquement des articles à cette vénérable institution de transport sur rails que le monde entier nous envie et à ses pauvres agents qui ont bien besoin d’être défendus. Inutile d’ailleurs de forcer la note, la simple vérité les concernant est suffisante pour créer l’intérêt, voire le scandale. Vent d’Auvergne parlera du budget de la SNCF, de ses problèmes avec le fret marchandises, des dysfonctionnements dans le service voyageurs. Ses agents ne seront pas oubliés. On regardera si, par hasard, ils ne seraient pas, quand même, un tout petit peu privilégiés ; on sera obligé, et Vent d’Auvergne s’en excuse par avance, de parler des grèves à répétition.

Et pour vous mettre dès maintenant en train –si j’ose ainsi m’exprimer- lisez donc les quatre articles référencés ci-dessous, dont les récentes tribulations d’Anne Courtillé pendant son voyage de Clermont-Ferrand à Paris, vous ne serez pas déçus.

SW

Quand la SNCF déraille en banlieue parisienne  Article paru dans Le Figaro

SNCF-MAMMOUTH article de Michel de Poncins paru dans le Québécois libre

La SNCF c'est l'aventure par Anne Courtillé

Halte au racisme: les Guadeloupéens ont les mêmes droits que les cheminots par Claude Reichman