Comte_Drago_Comtesse_Brava

     Il y a plusieurs façons de dire que le roi est nu. Le pamphlet a été, de tous temps, la meilleure. Si, en plus, l’auteur a du talent, comme c’est le cas ici, le résultat est un vrai régal.

     Ainsi Anne Courtillé, dans son dernier opuscule : « Le Comte Drago et la Comtesse Braya », nous a concocté une petite merveille, très jouissive. Sa charge contre les grosses têtes socialistes de Clermont-Ferrand et des environs –son maire, son égérie et ses adjoints en tête- est d’autant plus drôle qu’elle situe l’histoire au Moyen-Âge, sa période historique et romanesque favorite. Ce décalage temporel ajoute à la comédie humaine de nos édiles une dose de folklore et de bouffonnerie bien venue.

     Ces grands féodaux, nous ne les connaissons –et reconnaissons- que trop : bouffis de vanité et de préoccupations mesquines, insensibles au sort des pauvres manants. Ce sont les personnages de premier plan de cette satire féroce, qui a dû faire grincer plus d’une dent dans le « château » de la rue Philippe Marcombes.

     Je ne doute pas qu’elle ait fait naître aussi de nombreux sourires de satisfaction à droite, bien sûr, mais également à gauche, où les marionnettes que nous voyons s’agiter ici ne comptent pas que des amis.

     Quant à moi, certaines descriptions et situations m’ont fait rire aux éclats. Comme le rire est communicatif, je vous invite à vous procurer ce livret et à le dévorer d’un trait, comme je l’ai fait. Cela vous consolera de bien des choses.

« Le Comte Drago et la Comtesse Braya »
Petit divertissement autour de la vie politique clermontoise »
par Anne Courtillé
Edition : EDI