06 novembre 2009
Edouard Balladur: Les Etats sont responsables de la crise
Je trouve extrêmement dangereux le nouveau culte de l’Etat auquel nous assistons aujourd’hui. Est-ce que la crise économique est due à l’Etat ou à la liberté? Pour moi, elle est due essentiellement aux Etats. Il y a quarante ans, ils ont détruit le système monétaire international, et depuis nous vivons dans un système de flottement qui crée beaucoup plus de monnaie, beaucoup plus de crédit que n’en requièrent les besoins de l’économie. Parce que les Etats, et d’abord l’Etat américain, pris dans la guerre du Vietnam, voulaient s’affranchir des règles qui les gênaient.
Deuxième exemple, la gestion des banques centrales et d’abord celle de la Fed, qui a consisté à fournir à l’économie tous les moyens monétaires pour éviter que l’éclatement des bulles ne se traduise par la récession. Les Etats ont le pouvoir de demander aux banques centrales de respecter certaines règles, ils ne l’ont pas fait. Troisième exemple, les «subprime» et leur titrisation, qui mélangeaient de mauvais et de bons actifs. Il y avait des mécanismes de contrôle, la SEC en Amérique et d’autres en Europe. Ont-il attiré l’attention des pouvoirs publics sur les risques de ces attitudes de facilité? Non, en tout cas pas suffisamment.
Dernier exemple, l’endettement budgétaire: est-ce la faute de la liberté, ou celle des Etats, qui sont mal gérés parce que les hommes politiques ont manqué de courage pour réduire les déficits et la dette? Le sujet d’aujourd’hui, ce n’est pas de donner encore plus de pouvoir aux Etats, mais de les amener à faire bon usage de celui qu’ils ont. Et de bâtir un système qui les empêche de créer de l’argent et du crédit à tout-va. La liberté ne peut aller sans règle. C’est cela, le libéralisme.
Edouard Balladur
Extrait d’une interview au journal suisse "Le Temps", le 6 novembre 2009
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2b9fd570-ca53-11de-8c23-d286133f2ac0|1
28 octobre 2009
Les élites contre le peuple
Si nous voulons comprendre le monde d’aujourd’hui, il nous faut renoncer à le regarder avec les yeux d’autrefois, ceux de l’époque de la guerre froide.
Nous vivons actuellement dans un système mondialisé que je qualifierai de « capitalisme oligarchique ». L’oligarchie est composée des hommes d’État, des hauts fonctionnaires, des chefs de grandes entreprises (dont Anne Lauvergeon est un spécimen représentatif : voir mon article précédent sur ce blog), des journalistes des grands media, des artistes, des professeurs d’Université, des responsables des organismes professionnels et syndicaux, des notables et élus des partis politiques traditionnels (de l’UMP au PC chez nous), autour desquels gravitent des cohortes de prébendiers et de lobbyeurs de tous poils.
Les pouvoirs, légaux ou pas, légitimes ou pas, qu’ils se sont octroyés, bafouent constamment la démocratie et les peuples. Pour que la classe moyenne, qui finance leurs ébats, continue à abonder la cagnotte sans se révolter, les oligarques ont eu recours à plusieurs moyens de « zombification » du peuple :
- l’abrutir par le pain (l’État providence) et les jeux (promotion de la Fête sous toutes ses formes : voir Philippe Muray et ses critiques de l’ homo-festivus)
- le noyer dans l’immigration étrangère de masse qu’on n’a pas pris la peine d’assimiler (assimiler à quoi d’ailleurs, l’idéal de vie de cette classe dirigeante étant celui du nomade apatride en avion, de l’individu sans racine qui parcourt la planète pour participer à des colloques, donner des cours, faire des affaires et pour qui tout se vaut)
- l’avilir en le culpabilisant dans une repentance sans fin. La phrase d’Anne Lauvergeon contre le « mâle blanc » s’inscrit dans ce schéma ; c’est pourquoi ceux qui en ont marre de battre leur coulpe l’ont épinglée. Certains hommes blancs ne sont pas disposés à sangloter éternellement et à se fondre dans la grisaille de la « diversité. »
- lui interdire de poser les vrais problèmes : état omniprésent, immigration incontrôlée, déficit abyssal du budget de l’État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraites par répartition, crise de l’école, chômage et appauvrissement des nouvelles générations. Pour ce faire, on le conditionne à lutter contre de fausses catastrophes : réchauffement climatique, grippe A…
En France, comme nos partis politiques traditionnels du centre mou au centre dur : UMP, Modem, Verts, PS, PC, participent à ce consensus, ils sont trop contents, pour se défendre contre leurs adversaires, de les diaboliser en les rejetant aux extrêmes de l’échiquier politique. Ils voient, non pas des nains partout, comme Blanche Neige, mais des fascistes partout.
Si les contestataires d’aujourd’hui paraissent virulents et extrémistes, c’est peut- être parce qu’ils sont aux antipodes du politiquement correct, qu’ils véhiculent des valeurs de civilisation que les marottes à la mode bafouent et qu’ils en ont ras-le-bol.
Extrémistes oui, comme l’ont été, autrefois, radicaux et socialistes, avant de se recentrer, d’abdiquer leurs idées généreuses pour une place à la table du grand banquet universel de la nouvelle « élite ». Bon appétit, Messieurs ! D’où la montée des votes protestataires (FN, Identitaires, NPA) ou des abstentions ou des votes rejets (Non à l’Europe).
Sans céder à la mode du retour aux explications de Karl Marx, force est de constater que, s’il y a une lutte des classes aujourd’hui ‘hui, elle est entre cette nomenklatura mondialisée et les peuples. Gare à la révolte de ces derniers.
SW
Cet article a été rédigé à partir d’un commentaire que j’ai fait dans Agora Vox, suite à d’autres commentateurs à mon article : « Anne Lauvergeon pète les plombs. »
22 octobre 2009
Anne Lauvergeon pète les plombs
Il ne m’est pas facile de prendre une retraite blogueuse. Devant l’insondable bêtise humaine, comment rester muet ? De quoi s’agit-il donc ? Anne Lauvergeon, la dame de fer d’AREVA, participait au Women’s Forum 2009 à Deauville. Pour ceux qui ne parlent pas l’anglo-américain, le « Women’s Forum » est une réunion de poules caqueteuses mondialisées qui se prennent pour les amazones du XXIème siècle, lequel n’est pas encore réellement spirituel, comme le prévoyait André Malraux.
Au cours d’une intervention, cette élégante Pédégée, évoquant le recrutement de nouveaux talents dans sa boîte, lâcha tout de go : « A compétences égales, et bien, désolé, on choisira la femme, ou l’on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair. »
Même si l’expression de cette panthère rose laisse à désirer, certes oui, le sens de sa phrase est clair ! Désolé, mais la belle Anne (c’est une formule) n’a pas une belle âme et son politiquement correct est plutôt agressif. C’est de la discrimination, du racisme anti (mâle) blanc. Que ses fricotages passés avec la gauche mitterrandienne aient altéré son bon sens, c’est certain. Qu’elle ait mal surmonté et même inversé sa crise œdipienne, sûrement. Cela se soigne, d’ailleurs.
Heureusement, quelques irréductibles Identitaires (1) ont décidé de ne pas laisser passer cette sortie et vont saisir la Halde. Nous allons bien voir si cette officine saura être impartiale. Après tout, son responsable n’est-il pas un mâle blanc tant décrié ? De plus, ces contestataires recommandent à tous les mâles blancs de bonne volonté de se manifester ou de protester auprès de l’entreprise de la dame. Tous sur areva.com. Le service presse de l’entreprise, assailli, a concocté une réponse qui est un aveu. Lisez donc cette réponse, que j’ai incluse ci-dessous (2), et jugez s’il ne s’agit pas d’une politique anti mecs dans le recrutement.
Cette affaire est finalement une bonne chose. Elle montre à quel niveau de décadence en est arrivé le Bas-Empire franco-français de nos élites dégénérées. Si, comme moi, vous en avez ras-le-bol de toutes ces lamentables pitreries, manifestez-vous, révoltez-vous, ne vous laissez plus faire. Faites en sorte qu’un vent de fronde se lève de la France d’en bas et qu’il souffle…fort.
SW
Article paru dans Agora Vox. Il a suscité de très nombreux commentaires. A voir au:
(2)
Des propos d’Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’AREVA ont été partiellement repris et extraits de leur contexte par France 2 le 16 octobre dernier.
Mme Lauvergeon s’exprimait, dans le cadre du Women’s Forum de Deauville, au sujet de la politique d’AREVA en faveur de la mixité et de la diversité professionnelles.
Evoquant les recrutements du groupe, Anne Lauvergeon a déclaré : « Nous venons d’un monde qui était profondément masculin. Si nous voulons une vraie diversité – diversité homme/femme, diversité culturelle, diversité d’origines – à un moment donné il faut effectivement des actes positifs, pas des actes positifs gadgets, parce que je trouve cela humiliant. Il faut des compétences mais à compétences égales, on choisira autre chose que le mâle blanc. »
AREVA a recruté 15 500 personnes en 2008 et en recrute environ 10 000 en 2009. La conviction de l’entreprise est qu’elle doit refléter, par sa diversité, la société dans laquelle elle s’inscrit. Cette politique n’exclut aucune catégorie d’individus.
En 2006, le groupe a signé un accord en faveur de l’égalité des chances avec la Fédération Européenne de la Métallurgie. Cet accord valorise l’égalité professionnelle comme un droit et la mixité professionnelle en tant que facteur d’enrichissement collectif, de cohésion sociale et d’efficacité économique.
En France, alors que les jeunes femmes ne représentent en moyenne que 17% de la totalité des ingénieurs diplômés, leur taux de recrutement chez AREVA tourne autour de 35%. En outre, le groupe s’est fixé l’objectif de nommer au moins 20% de femmes au sein de ses Comités de Direction.
Cordialement,
Le service de presse AREVA
17 septembre 2009
Vers de nouvelles aventures
Il faut parfois peu de temps pour changer la vie d’un homme. Un appel à volontaires, pour la mise en place d’un projet commercial sur internet, ayant retenu mon attention, je me suis engagé. Et me voici à présent devenu auto entrepreneur. Entre parenthèses, je rends hommage à Hervé Novelli, seul ministre libéral du gouvernement, à l’origine de ce statut professionnel nouveau qui m’a permis de reprendre une activité.
Je n’aurai plus de temps à consacrer à ce blog, du moins pour l’instant. Il faut dire aussi que les sites libéraux se portent bien et que, pour fustiger le socialisme, sous toutes ses formes, nous ne manquons pas de grandes pointures. Aussi, je pars rassuré.
J’ai donc fermé les nouveaux commentaires à mes articles passés qui resteront en ligne pour l’instant. Si vous souhaitez me joindre, ne serait-ce que pour connaître ce nouveau challenge, qui occupe tout mon temps désormais, et auquel vous pourriez éventuellement participer, envoyez-moi un mél dans la boîte postale de Vent d’Auvergne (1). J’y répondrai.
Avant de vous quitter, je vous adresse une dernière recommandation : achetez « Tintin au Congo » avant que les ayatollahs du CRAN (quelle belle antiphrase car, à vaincre sans péril…) ne le fassent interdire. Achetez-en un, deux, trois exemplaires ou plus si vous le pouvez, offrez-en à vos enfants, à vos neveux, à vos amis, à vos ennemis, à Brice Hortefeux, bref, faites une action « citoyenne », comme disent les jargonneux du moment, mais une action citoyenne pour la liberté. Elle en a bien besoin.
Mes meilleurs souvenirs à tous.
Serge Weidmann
(1) L’adresse mél du blog est : ventdauvergne@yahoo.fr
04 septembre 2009
Avec François de Closets, réformons l'orthographe
Cher Meussieu de Clozette,
J’é entendu dir que vou avé soufer quan vou étié enfan a cose de l’ortografe. La dicté été pour vou un vré chemin de croi. J’é conu sa ossi dan ma jenesse : sin fote zéro, san conté les copin qui se moke de vou a la récré.
Ossi votre idé de réformé l’ortografe me plé. Je sui dacor avec vou. Surtou que plu le ten passe é moin l’ortografe change é plu les jene fon des fote en écrivan. Bocou de gen fon troi a katre fote par ligne, on se demande pourkoi meussieu Sarkozi ne bouge pa. Ou é la ruptur ?
Il fo signé une pétission pour demandé la sinplificassion de l’ortografe. Mé il i a un poblem k’un nomme inteligen come vou sora mieu résoudre ke moi. Si on écri la pétission dan l’ortografe d’ojourdui, nul ne poura la lir é elle ne sera signé par persone ; é on ne pe pa l’écrir dan l’ortografe sinplifié vu ke sel-si n’eksiste pa encor et ke, si el eksistai, la lètre serai inutil.
Edé-moi a résoudre se problem. Je vou salu respectueusemen.
Jean Bonenmate
PS : Le nivo bessan partou, il fodrai fer la même chose avec le kalkul, l’istoir, la géografi et les siensse.
31 août 2009
Et si on parlait des jeunes immigrés?
C’ est bien connu: pour que personne n’ait la fièvre, il suffit de casser les thermomètres. Ainsi, en France, « les jeunes d’origine étrangère » (1) ne posent pas de problème puisque l’INSEE ne veut rien en savoir. L’étude a été faite, les chiffres existent mais ils restent dans les placards. « Cachez ces statistiques ethniques que je ne saurais voir » nous disent les nouveaux Tartuffe de l’antiracisme idéologique. Sauf qu’il existe encore quelques esprits libres à l’INSEE, qui n’ont pas peur de résister à la censure des belles âmes, et qui estiment que cacher la réalité sous le tapis ne permet ni de régler les problèmes, ni de mener une politique efficace d’insertion.
C’est ainsi que Bernard Aubry, ancien de l’INSEE, en collaboration avec Michèle Tribalat, a fait paraître le compte-rendu de ses travaux dans la revue Commentaire de cet été. Presque en catimini, donc ! Mais le site internet de Marianne 2 a levé le lièvre. Les chiffres clés sont maintenant à la disposition de tous. Les sept pages du document mériteraient d’être publiées sur la toile afin que tout un chacun puisse accéder aux informations recueillies par Bernard Aubry quand il travaillait à l’INSEE.
Il s’agit là d’une étude très fine. s’appuyant sur "la mise en relation des bulletins individuels collectés à l’intérieur d’une même famille" qui permet de repérer les populations d’origine étrangère. L’enquête inclut les personnes nées en France d’au moins un parent immigré (pour les enfants vivant encore chez leurs parents).
Trois éléments retiennent l’attention :
- La hausse de la proportion de jeunes d’origine étrangère est imputable à l’évolution francilienne, passant de 11,5% en 1968 à 18,1% en 2005. Sans l’Ile de France elle aurait stagné autour de 13%. Quelques chiffres en 2005 :
- 37 % en Ile-de-France
- 23 % en Alsace
- 21 % en Provence-Côte d’Azur
- 20 % en Rhône-Alpes.
Au niveau des départements, la plus forte proportion de jeunes d’origine étrangère se situe en Seine-Saint-Denis, avec 57 %.
- Hors région parisienne, la concentration des jeunes d’origine étrangère s’accentue dans un grand ouest qui commence aux franges de l’Ile de France. « Dans la plupart de ces départements, la présence de jeunes d’origine étrangère était extrêmement faible à la fin des années 1960 ». Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. Par exemple, dans le Maine et Loire, on est passé de 1% en 1968 à 7% en 2005 et dans le Loir et Cher de 4% à 13%.
- « L’importance de l’immigration subsaharienne en France est de plus en plus importante. Dans certaines villes, les plus fortes concentrations sont atteintes grâce à l’apport spécifique subsaharien.
A Grigny, par exemple, on observe une multiplication par 3 des jeunes d’origine subsaharienne en 15 ans (31 % des jeunes Grignois sont aujourd'hui de cette origine).
A Clichy-sous-Bois, comme à Evry, environ 20 % des jeunes sont d’origine subsaharienne.
60 % de l’immigration subsaharienne vit en Ile-de-France. »
L’Institut Montaigne (2) qui planche sur ce thème, conclut :
« Les données recueillies par Michèle Tribalat démontrent, s’il en était encore besoin, que la France d’aujourd’hui est de plus en plus multiethnique et multiculturelle. Cette tendance de long terme rend urgente une réflexion sur ce qui constitue le ferment de la communauté française, au-delà des différences propres à chacun de ses membres, ethniques, géographiques ou autres. »
Encore faut-il que ceux dont c’est le métier d’étudier ces phénomènes ne passent pas leur temps à botter en touche afin que le diagnostic n’ait pas lieu.
SW
(1) C’est le titre de l’article de B Aubry et M Tribalat, paru dans la revue Commentaire d’été 2009. Voir : www.commentaire.fr
(2) Voir sur le site de l’Institut :
http://www.institutmontaigne.org/desideespourdemain/index.php/2009/07/06/329-immigration-des-statistiques-precises
16 août 2009
Les vents mauvais des éoliennes
« Si les moulins à vent étaient la grande ressource de l’énergie, pourquoi les a-t-on démolis pendant la révolution industrielle ? Il fallait les garder. » Ainsi, en quelques mots, face à Daniel Cohn-Bendit, Valéry Giscard d’Estaing descendait en flammes la tentation éolienne en Europe. Et il ajoutait, à destination de l’ancien « soixante huitard »: « C’est une mauvaise plaisanterie. Vous défendez, j’espère sans le savoir, un lobby financier. » (1)
L’ancien président de la République est, on le sait, un ennemi de la politique d’installations éoliennes tous azimuts. Il n’est pas le seul et, au fur et à mesure que le rouleau compresseur éolien veut couvrir la France de ses horreurs, la révolte gronde dans les campagnes.
Un commentateur de mon récent article « Propos rafraichissants sur le réchauffement », paru dans Vent d’Auvergne le 2 juillet 2009, compte participer à la contestation contre l’éolien et me demande de lui fournir quelques informations. De but en blanc, je peux citer deux dossiers parus dans Valeurs actuelles. Le premier, intitulé : « Eoliennes, un scandale financier » reprend les arguments du livre de Christian Gérondeau : «CO2, un mythe planétaire». Le second est une présentation synthétique du problème. Il s’intitule « La guerre des éoliennes ». Ces documents peuvent être consultés gratuitement sur le site du magazine ; voir les liens ci-dessous en (2).
Je recommande également le livre de Jean-Louis Butré, préfacé par VGE, « L’imposture. Pourquoi l’éolien est un danger pour la France », paru en 2008 aux éditions du Toucan. Plusieurs sites Internet d’associations contestataires sont à consulter pour l’information et aussi pour l’action, dont, dans ma région, mon homologue Vents d’Auvergne (avec un s); voir en (3).
La tache d’huile éolienne est en train de se répandre sur le territoire français à grande vitesse. Laid, coûteux (mais d’un bon rapport pour ses promoteurs), inutile, nuisible, l’éolien industriel, surfant sur la vague écologiste, est à combattre absolument. Sa propagande éhontée fonctionne assez bien, hélas ! J’ai été surpris d’entendre un couple de mes amis vanter la beauté et l’efficacité de ces géants en ferraille, censés nous délivrer « du nucléaire et du pétrole ». Ces braves gens sont tellement fanatisés qu’ils passent leurs soirées sur leur balcon à regarder au loin les lumières des éoliennes plantées près du col de la Fageole ,dans le Cantal. Les bras m’en sont tombés, en apprenant cela ! Ils ne prient pas encore Eole, l’ancien dieu grec des vents, mais ça ne saurait tarder.
Tout ceci est le résultat d’une honteuse désinformation. C’est pourquoi les esprits lucides doivent réagir. L’an prochain ont lieu les élections régionales. Dans les territoires français où la menace se précise, les opposants à l’éolien doivent peser de tout leur poids électoral. A eux de faire et défaire les majorités en fonction des options prises par les candidats.
Dans l’immédiat, je demande à mes lecteurs, qui voudraient compléter mes informations, d’envoyer un mél à Vent d’Auvergne ou de poster un commentaire à cet article. Merci d’avance pour votre aide.
SW
(1)Rencontre à propos de l’Europe organisée par l’Université Paris-Dauphine, le 11 décembre 2008.
(2)Eoliennes un scandale financier
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=4188
La guerre des éoliennes:
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=5166
(3)Vents d’Auvergne
http://ventsdauvergne.free.fr/index1.html
Environnement durable
http://environnementdurable.net/
01 août 2009
Au-delà de l'écran
J’avais décidé, il y a quelques mois, de mettre un terme à mes articles dans Vent d’Auvergne. Et puis, je me suis ravisé et j’ai continué ma production, avec toutefois moins de boulimie qu’avant. Mais, quand même, depuis ce 28 mai 2005, jour où je me lançai dans l’aventure sur Internet, j’en suis à 519 messages en ligne.
A ce stade, je peux souffler un peu et jeter un regard autour de moi. Première constatation : que sont certains de mes adversaires devenus, qui voulaient casser la droite blogueuse clermontoise et me vouaient aux gémonies ? Trois petits tours dans «Infos Clermont-Ferrand» et puis s’en vont. Manque de souffle et d’endurance sans doute. Les vieux briscards de droite, eux, sont toujours là, votre serviteur, bien sûr, Jean-Noël Delorme et Flavien Neuvy à Cébazat, sans oublier nos conseillers municipaux Nicole Barbin, Jean-Pierre Brenas et Anne Courtillé, plus pugnaces que jamais.
Ces jours derniers, en faisant un peu le point, je me suis rendu compte de mes faiblesses. J’ai plutôt négligé les commentateurs de mes articles, en ne remerciant pas assez les «pour» et en ne prêtant pas assez d’attention aux «contre». A propos de ces derniers, j’admets parfaitement qu’on ne soit pas de mon avis et, comme je suis plutôt provocateur, mes écrits suscitent parfois des commentaires virulents. Mais certains adversaires ne jouent pas le jeu et manquent singulièrement d’éthique.
Comme je me bats à visage découvert, j’attends, en retour, que ceux qui m’invectivent ne se cachent pas derrière des paravents d’anonymat pour décocher leurs flèches. Certes, le pseudonyme est à la mode sur la toile, ce qui est, avouons-le, bien commode. Mais quand, en plus, on laisse une adresse électronique bidon, on devient un truand du Net. Attaquer les gens qui se dévoilent, tout en restant anonyme, voilà qui n’est pas d’un grand courage.
Je n’ai pas, jusqu’ici, malgré mes résolutions, vérifié l’existence des adresses mél de mes commentateurs. C’est mon second défaut : le laxisme. J’y ai remédié hier. La véracité des adresses mél de tous mes commentateurs du mois de juillet a été contrôlée. Deux de celles-ci sont fausses. Comme par hasard, elles émanent de faiseurs de polémiques plutôt agressifs. J’ai donc envoyé leur prose au néant d’où je n’aurais jamais dû les tirer. Dorénavant, tout commentaire à un article déclenchera un courriel de remerciement de ma part à son auteur. Si j’obtiens en retour un avis de non distribution, l’article de l’auteur indélicat ne sera pas publié. Qu’on se le dise !
Nous le savons tous, certains messages déclenchent parfois des réactions assez violentes. Aussi quand les responsables du site Agora Vox ont fait paraître mon article du 4 juillet dernier, intitulé «Propos rafraichissants sur le réchauffement» ( voir, en bas de cet article, le lien vers la page d’AV), j’ai tendu le dos. Comment les lecteurs allaient-ils accueillir cette charge anti-réchauffement climatique ? Eh bien, je fus agréablement surpris pour deux raisons :
les réactions des «réchauffistes» furent, en général, raisonnables. Pas d’excommunication prononcée, pas de crises émotionnelles ni de diatribes virulentes. Seules deux personnes suggérèrent, sans employer le mot, que je me comportais comme les négationnistes qui refusent de croire à l’existence des chambres à gaz nazies,
un certain nombre d’internautes déclarèrent partager mon opinion. Preuve qu’à la base, les gens commencent à réfléchir, à analyser comptes-rendus et statistiques de toute provenance. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. Que la raison l’emporte, enfin, et que le débat ait lieu dans la sérénité est un signe encourageant de maturité populaire.
Aussi, notre gouvernement, qui veut imposer sa taxe carbone, devrait prendre garde. Les Français ne sont plus disposés à gober, sans réfléchir, les affirmations péremptoires des gourous écolos et de leurs apôtres intéressés, surtout si elles doivent amener des taxes nouvelles. Sur ces belles paroles, je vous souhaite de bonnes vacances. A bientôt.
SW
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/propos-rafraichissants-sur-le-58511?debut_forums=0#forum2161214
30 juillet 2009
La taxe carbone carbure à fond
Lorsqu’on s’adresse aux éminences socialistes pour avoir des idées, il ne faut pas s’étonner si on récolte des propositions de taxes. « Créer un nouvel impôt est à la portée du premier socialiste venu », disait, en son temps, Alain Madelin. Michel Rocard, un des derniers dinosaures de la gauche hexagonale, à qui le Président de la République a eu la mauvaise idée d’insuffler une nouvelle vie dans son « Sarkozyk Park », en est la preuve vivante. Le créateur de la CSG n’a rien trouvé de plus original, afin de diminuer les rejets de CO2, que de créer une taxe dite « carbone ». « Révolutionnaire ! » s’exclame Daniel Cohn-Bendit, gauchiste à la retraite et nouveau porte-parole de l’écologisme répressif. Comme il passe son temps entre Bruxelles et l’Allemagne, il ne risque pas d’être mis à contribution.
Passons sur la nécessité ou non de réduire les rejets de gaz carbonique. Je suis de ceux qui n’épousent pas la théorie réchauffiste à la mode et donc ne croient pas nécessaire d’emm….. les gens avec des culpabilisations non fondées et des prélèvements fiscaux supplémentaires. En France, nous travaillons en moyenne jusqu’au 15 juillet pour l’Etat, le reste de l’année pour nous. Nous sommes assommés d’impôts et de taxes diverses qui pénalisent notre développement économique et c’est le moment choisi, par des politiciens au rancart et des militants à tête de linotte, pour en rajouter une couche.
Afin de se protéger d’éventuelles récriminations, le Président de la République précise que, globalement, les nouvelles propositions ne devront pas augmenter la fiscalité. D’où ces réunions de travail à n’en plus finir pour savoir qui paiera, qui ne paiera pas, qui paiera mais sera remboursé en retour, totalement ou en partie, sans parler de ceux qui ne paieront pas, mais seront remboursés quand même. Bref, experts et technocrates gouvernementaux sont en train, selon la bonne vieille habitude française, de bâtir une usine à gaz fiscale qui entraînera d’abord la création de postes de fonctionnaires chargés de gérer le monstrueux dispositif. Cet embrouillamini génèrera, comme toujours en pareil cas, un certain nombre d’inégalités entre les citoyens, sans parler d’effets pervers qui se révèleront au fur et à mesure que ce beau scénario se déroulera.
C’est pour nous faire avaler la pilule, que ces caciques planchent en même temps sur la communication du dispositif, c’est à dire sur la façon de présenter les vessies afin qu’elles paraissent être des lanternes. Ces bonnes âmes nous ont déjà dit que la taxe procurerait « un gain économique potentiel significatif » dans le bâtiment, le transport ferroviaire (1). Vous pouvez toujours rêver si cela vous fait plaisir, vos rêves n’étant pas encore soumis à l’impôt.
Heureusement, l’accueil de ses nouvelles, dans la France profonde, est plus que mitigé. Parmi les contestataires officiels, figure l’UFC Que choisir. J’ai souvent reproché à cette association de consommateurs de faire de la politique. Là, elle tape fort et juste en parlant de « TVA repeinte en vert ». De plus, elle introduit un peu de bon sens dans le délire technocratique actuel, en remarquant que les ménages « sont très largement captifs de l’énergie » et ne peuvent baisser facilement leur consommation. L’UFC n’est pas seule. A lire les commentaires de nos compatriotes à la fin des articles dans les journaux sur Internet, chacun peut noter la montée d’un « ras-le-bol ». De là à en faire un vent de fronde, il y a de la marge mais un mécontentement, ça s’entretient, et une fronde, ça se prépare. Que les opposants se rassemblent, qu’ils fassent, notamment, pression sur les parlementaires pour « retoquer » (comme on dit dans le sabir journalistique contemporain) le texte quand il viendra en discussion chez les députés et les sénateurs. Parce que, dans cette affaire, il y va autant de notre argent que de notre liberté.
SW
(1) Nous surveillerons de près les comptes de la SNCF pour voir si ces mesures réduisent son déficit
24 juillet 2009
Une armée dangereuse...pour les Français
A force de provoquer des accidents dont les Français sont victimes, l’armée, une des dernières institutions de la République qui n’avait pas jusqu’ici démérité et n’était pas discréditée dans l’esprit de nos compatriotes, comme le sont la police et la justice, sans parler de l’Education nationale, est en train de perdre son aura à une vitesse grand V.
Chargée d’assurer, parmi ses missions régaliennes, la sécurité des Français, la voilà, à Carcassonne, blessant des civils avec des armes à feu, à Marseille, mettant le feu à des forêts et des maisons d’habitation. Bonjour le professionnalisme ! Cela est d’autant plus navrant que ces lourdes fautes sont le fait d’une armée devenue «de métier» dont on attendait mieux que la précédente, formée de civils déguisés en soldats et commandés par les vieux briscards des guerres d’indépendances perdues. Eh bien non. Nos anciens «sous-offs» de la coloniale et leurs bidasses avaient davantage de savoir-faire que les nouveaux venus que l’on croyait mieux formés, plus qualifiés et aguerris.
Comme nous aimerions voir déployer ces belles actions guerrières sur les théâtres d’opérations, en Afghanistan ou ailleurs, mais pas en France. S’il faut tirer sur des hommes et brûler des maisons, mieux vaut le faire en territoire ennemi. On y gagne en gloire et en succès, sans subir ni critiques, ni demandes de réparations. C’est égal, un certain général défunt, enterré à Colombey et auteur d’un ouvrage intitulé «Vers l’armée de métier» doit se retourner dans sa tombe. «De Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !»
SW






