JY_Gouttebel_dans_Info   

   Le père Gouttebel n’y va pas de main morte. Dans la dernière livraison d’Info magazine (numéro 1318 du 20 décembre), le président du Conseil général, interrogé par Marc François, se paye ses anciens amis socialistes de belle manière. C’est un vrai régal.

En prennent pour leur grade :

  • le groupe socialiste du Département : «On en est là parce que Michèle André voulait absolument devenir présidente du Conseil général».
  • le gros Serge, le «Comte Drago» d’Anne Courtillé : « (Clermont-Ferrand) une ville où, depuis que le tramway a été réalisé, plus rien n’a été fait ». Comme disait Coluche : «Vous voyez bien que c’est vrai, tout le monde le dit». Ce qui, entre parenthèses, n’empêche pas les impôts municipaux d’augmenter.
  • l’adjoint du Comte, Dominique Adenot, surnommé « le chanoine » par votre serviteur : «Je suis pour que l’agglomération se muscle, pas forcément pour qu’elle grossisse». C’est vrai qu’accueillir 50000 personnes supplémentaires n’est pas une fin en soi. Encore faut-il qu’elles aient du travail. « …cela renforcerait les difficultés des quartiers à problème » conclut Gouttebel qui, on le voit, ne pratique ni la langue de bois, ni le politiquement correct.
  • l’aéroport, géré par l’amer Souchon, qui trône à Chamalières: « il ressemble de plus en plus à un aéroclub »
  • les socialistes « nationaux » : « Il existe un problème de compétition chez les socialistes mais peut être surtout un manque de programme, de contenu ». Et vlan !

   Et quand le journaliste demande à son interlocuteur comment il se sent de ne plus être socialiste, celui-ci s’exclame : « C’est un grand coup d’oxygène. Cela permet d’aller, parfois, beaucoup plus loin –par exemple en matière de solidarité envers les communes pauvres. Nous pouvons davantage aller dans le sens de l’équité, du progrès. »

   Ce qui veut dire que le socialisme est étouffant, que les socialistes ne font pas assez preuve de solidarité envers les territoires défavorisés, ne sont pas suffisamment équitables et progressistes. 

   On dira ce qu’on voudra mais cela fait du bien d’entendre de tels propos. Et combien il est réconfortant, pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais été socialistes, de savoir qu’ils ont eu raison dans leur détestation politique. Quand, en plus, c’est un ancien de la vieille maison qui le dit, on boit du petit lait.