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   Les temps caniculaires sont revenus (les idiots utiles de la coalition mondialiste vont encore nous bassiner avec le réchauffement). Je consacre mes heures à la lecture, sous la brise rafraîchissante de mon ventilateur de bureau.

   Trois livres m’ont particulièrement accroché dernièrement. D’abord l’essai, paru il y  a dix ans – mais toujours pertinent, hélas !- de Flora Montcorbier : « Le communisme de marché : de l’utopie marxiste à l’utopie mondialiste » (1).

   C’est l’historien Dominique Venner qui avait appelé mon attention sur ce bouquin. Dans un article paru dans « La nouvelle revue d’histoire » et lisible sur son site, il s’en inspirait grandement pour décrire le monde actuel et m’avait donné envie de le lire.

   L’essai de Flora Montcorbier, philosophe et économiste, est assez aride. Mais il est une démonstration nette que le totalitarisme communisme a laissé la place à un autre, plus efficace, le mondialisme, ou, comme elle le nomme, le « communisme de marché ».

   J’en avais eu une vague intuition lorsque j’écrivis, dans ce blog : « Les élites contre le peuple », le 28 octobre 2009. Loin du capitalisme, décrit par les économistes libéraux, le monde actuel est très proche du « 1984 » de George Orwell ou de « La route de la servitude » de Friedrich Hayek.

   C’est bien cette crainte de la disparition de nos libertés individuelles qui habite aussi l’économiste libéral Pascal Salin quand il fustige, dans son dernier ouvrage : « Revenir au capitalisme » (2), l’intervention des hommes d’Etat dans la crise, avec leur prétention d’établir une gouvernance mondiale : « ...Un gouvernement mondial serait un cauchemar potentiel. Imaginons, par exemple, que ce gouvernement soit aussi oppressif que le sont aujourd’hui de nombreux gouvernements à travers le monde. Qu’est-ce qui resterait possible pour de paisibles citoyens ? Emigrer vers la lune ? » (page 224)

   Loin, apparemment de ces craintes, Paul-Marie Coûteaux vient de rédiger un pamphlet très bien enlevé,  très stimulant et fort bien venu, contre Régis Debray qui s’ingénia, dans une préface, à célébrer de Gaulle pour mieux enterrer la France. Nihilisme intolérable pour notre ancien député européen souverainisme !

   Texte très jouissif, son « De Gaulle espérer contre tout » (3) est un must dont je vous recommande la lecture, « toutes affaires cessantes », comme on dit.  A y regarder de plus près, Coûteaux plaide, lui aussi, pour le relèvement de ses compatriotes contre leur « zombification » (pour reprendre le néologisme de Flora Montcorbier), leur enterrement dans la fosse décliniste, comme le voudraient toutes les oligarchies de chez nous, cogitateurs germanopratins en tête.

   Cerise sur le gâteau gaullien, Paul-Marie Couteaux a du style et du panache. Sa plume ferraille avec bonheur. Il est également, de tous les analystes de la vie et de l’œuvre du général, celui qui a su le mieux accéder à l’essence même du gaullisme. Raison pour laquelle, j’attends avec impatience le second tome de son « De Gaulle philosophe ».

SW

(1)    Flora Montcorbier « Le communisme de marché » Editions l’âge d’homme
(2)    Pascal Salin « Revenir au capitalisme pour éviter les crises» Editions Odile Jacob
(3)    Paul-Marie Coûteaux « De Gaulle espérer contre tout » Editions Xenia