Vend_e_globeExploit sportif ? Oui : pendant trois mois, il faudra affronter tempêtes et eaux trop calmes et assurer son tour du monde. Exploit technologique ? Sûrement, puisqu’entre deux épreuves, les architectes maritimes rivalisent de créativité pour construire des bateaux de plus en plus perfectionnés et performants. Aventure personnelle ? Bien sûr : il faut d’abord se préparer physiquement et psychiquement durant plusieurs années.

Cette course en solitaire est comme le séjour au désert pour les mystiques. Chacun est seul face à lui-même aussi bien que face aux intempéries et aux dangers. Le Vendée Globe n’est pas une promenade de santé. On risque d’y laisser sa peau ; c’est déjà arrivé. Aujourd’hui dimanche 9 novembre, trente concurrents se sont lancés à l ‘assaut des océans. Première épreuve : un Golfe de Gascogne inhospitalier en diable.

Vedettes de la voile n’ayant plus rien à prouver sinon qu’elles peuvent toujours mieux faire, challengers tentant leur chance, vingt huit hommes et deux femmes de courage se lancent un défi extrême avec l’espoir , in fine, de vaincre le temps, d’améliorer le record du monde.

Souhaitons leur bons vents et surtout de revenir sains et saufs aux Sables d’Olonne dans quelques mois.

SW