A_Courtill__d_dicaceHasard de la vie ? Mon emploi du temps de ces trois derniers jours m’amena à rencontrer, ou retrouver, quelques femmes d’Auvergne remarquables.

Jeudi soir, dans l’amphithéâtre bondé du CRDP de Clermont-Ferrand, à l’invitation de l’Alliance française, Marie-Elisabeth Baudoin, jeune chercheuse et enseignante à l’Université d’Auvergne, remplaçant quasiment au pied levé son mentor excusé, brossa un tableau très complet et instructif de la Russie actuelle. L’éternel empire des tsars, sorti du communisme, oscille entre démocratie et régime autoritaire. L’avenir de la patrie du grand Soljenitsyne est incertain, cet immense état, qui se conçoit comme multinational, apparaissant à la fois comme ambivalent et imprévisible. Beaucoup de choses dépendront du nouveau président élu, Dimitri Medvedev, comme de la Cour constitutionnelle, cette nouvelle institution très pugnace dans la protection des droits des citoyens russes.

Vendredi soir -changement de décor- soirée bon enfant et amicale au Centre social de Romagnat, pour le départ en retraite de la secrétaire générale. Ce centre, que la précédente municipalité installa dans des locaux neufs, est un lieu de vie exceptionnel qui accueille, outre les enfants et leurs familles, les anciens de la commune et un grand nombre d’ateliers dont un de reliure, auquel je participe. Le rayonnement de cette institution, les bonnes relations qu’entretiennent entre eux personnels et adhérents doivent beaucoup à la personnalité de la directrice Joëlle Guérin. Compétence, sérieux, esprit d’équipe, souci de l’organisation, désir constant que chacun s’y sente bien et participe à la vie du centre, telles sont les qualités de cette femme affable, consciencieuse et toujours à l’écoute.

Pendant le pot qui conclut la cérémonie, je bavarde avec deux assistantes sociales à la carrière déjà bien remplie, ayant eu diverses expériences professionnelles, notamment au Conseil général du Puy-de-Dôme. A les entendre, je ne recommanderai pas cette collectivité à leurs futures collègues. Hiérarchisation outrancière favorisant l’esprit « petit chef », management autoritaire y créent un climat pénible, ne favorisant pas l’épanouissement et c’est une litote.

Enfin, aujourd’hui samedi, je retrouve Anne Courtillé (photo) qui dédicaçait son dernier livre à la Librairie des Volcans à Clermont-Ferrand (1). Nous évoquons l’inépuisable, pénible et rocambolesque feuilleton des finances de la ville ainsi que les dernières explications embrouillées de notre premier magistrat. Puis Anne me confie, en riant, qu’en faisant des recherches documentaires pour son dernier roman, elle constata que les maires d’autrefois de la capitale auvergnate n’étaient guère plus avisés que l’actuel. Décisions contestables, erreurs, laisser aller seraient des pratiques récurrentes chez nos élus locaux. Notre noble cité arverne traîne –t-elle un si lourd karma que ses habitants soient condamnés à subir, génération après génération, la mauvaise politique de ses édiles ?

SW

(1) « La Chambre aux pipistrelles » aux éditions Presses de la Cité.