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Vent d'Auvergne
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10 février 2008

Nécessaire alternance au Conseil général

J_M_BOYEROn l’oublie quelque peu. Les prochaines élections ne seront pas « que » municipales. Elles seront aussi cantonales. A Clermont-Ferrand, l’UMP ne l’oublie pas. Corine Aubriet, Antoine Philippon, Jean-Pierre Brun, Samir El Bakkali et Jean-Pierre Brenas sont sur le terrain depuis de nombreuses semaines, voire de nombreux mois pour quelques uns.

Samedi dernier, à la Rencontre départementale de l'UMP, Jean-Marc Boyer, le pétulant chef de file des opposants à la majorité de gauche du Conseil général du Puy-de-Dôme, a su mobiliser les troupes qui prendront d’assaut la citadelle de la rue Saint-Esprit. D’autant que les conseillers généraux socialistes  de notre département sont en train de se diviser, de se livrer une lutte fratricide, à propos du train à crémaillère.

Le Puy-de-Dôme (pas le département), l’un des sites les plus visités de France, mérite que l’on renforce son attractivité. Un train à crémaillère pour y accéder est une excellente idée. De plus, le projet est écolo et devrait donc séduire. Pas du tout. Une partie de la majorité de gauche  n’en veut pas.  « Pour une fois qu’il y a un projet structurant, la gauche se déchire », ironise Jean Ponsonnaille, conseiller général UMP.

Il est vrai que cette pomme de discorde n’est que la face visible d’une majorité à bout de souffle. Et Jean-Marc Boyer de fustiger des choix financiers absurdes pour l’économie du département. Les amis de monsieur Gouttebel, président du Conseil général, consacrent 3,2 millions d’euros à leur communication, alors que les subventions agricoles sont de deux millions seulement et celles du tourisme de 2,3 millions.

Et s’il n’y avait que cela ! Mais on va de point noir en point noir dans cette assemblée départementale. Alors que le domaine social est la vocation première des Conseils généraux, on ne trouve pas, chez nous, de projet socialiste au plan Alzheimer, pas de candidature pour expérimenter le RSA (1). Les subventions aux associations ne sont pas contractualisées, le système d’octroi des bourses aux collégiens date : il doit être clarifié et dépoussiéré, le réseau routier  n’est pas entretenu. Pourtant les taux des impôts votés ont augmenté depuis cinq ans. Sans raison. Bien sûr, comme au Conseil régional, pour se blanchir, les socialistes du département accusent l’Etat, qui en décentralisant, ne compenserait pas correctement les charges transférées. Mauvais procès, comme l’a bien montré l’affrontement entre René Souchon et Dominique Schmitt (voir mon article sur ce blog : « René Souchon chercheur d’or »).

« Ne faites pas comme nos adversaires de  gauche qui vivent sur un nuage et n’écoutent plus les gens », conclut Jean-Marc Boyer. « Allez voir nos compatriotes et surtout écoutez-les. Ecoutez-les, même si vous ne pouvez apporter une solution à leur problème. » C’est la première fonction d’un homme politique.

Serge Weidmann

(1)    RSA : Revenu de solidarité active : c’est un revenu d’aide aux Rmistes qui trouvent du travail. Mesure proposée par le gouvernement de François Fillon.
(2)    Photo : Jean-Marc Boyer entre Brice Hortefeux et Louis Giscard d’Estaing. A droite : Jean Ponsonnaille.

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