L'Etat, c'est nous
Quand nous débarrasserons-nous, en France, de cette tendance à toujours nous adresser à l’Etat pour régler nos problèmes ?
Samedi dernier, Jean-Louis Borloo, venu à Clermont-Ferrand soutenir Anne Courtillé, répondait aux questions de la presse. Un journaliste lui demanda, par deux fois, de se prononcer sur l’avenir de l’incinérateur local. Réaction immédiate du ministre :
« C’est une affaire d’élus locaux ! »
Bien sûr, le ministre revint sur les différents épisodes chaotiques qui jalonnèrent la vie du projet, exhorta les Auvergnats à trouver des solutions alternatives, à travailler dans la transparence. Mais en conclusion, il resta, on ne peut plus clair : « L’affaire a assez duré. Il y a des décisions à prendre. Ce n’est pas à moi de le faire. »
On mesure à écouter pareilles interventions le chemin restant à parcourir avant que nos compatriotes prennent conscience que l’Etat n’est pas leur nounou, qu’ils sont adultes et qu’il leur faut devenir libres, d’abord dans leur tête.
Serge Weidmann