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Vent d'Auvergne
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3 mai 2007

Le grand débat: Ségolène débite

S_gol_ne_RoyalMercredi 2 mai , à 23 heures 30, le débat entre les deux candidats aux présidentielles s’achève et je veux, à chaud, donner mes impressions.

Je connais bien maintenant Nicolas Sarkozy, son style et ses idées et je l’ai retrouvé égal à lui-même sur le plateau, rationnel, allant à l’essentiel. Je connaissais par contre assez mal Ségolène Royal et, selon moi, elle ne gagne pas à l’être.

J’ai subi avec une certaine impatience, pendant deux heures et demie d’horloge, les récitations programmatiques d’une maîtresse d’école tantôt rigide, tantôt compassionnelle, parfois pénible, souvent hautaine avec son adversaire et toujours envahissante. Elle saute souvent d’une idée à l’autre sans prévenir, dilue ses interventions dans le verbalisme mais s’y entend, de temps en temps, pour lancer en l’air de grands mots avec de grands gestes du bras. Par contre, je trouve son numéro de Sainte-Marie des petites sœurs des pauvres très au point.

Quant à son projet, ce n’est qu’un catalogue de produits socialistes démodés : 35 heures, emplois jeunes rebaptisés, dirigisme étatique tous azimuths, usant alternativement de la carotte et du bâton, et bien sûr, impôts à la clé pour financer tout cela. Ce n’était pas la peine de battre Jospin en 2002, pour retrouver ses idées cinq ans plus tard.

« Je propose de relancer la croissance » assène-t-elle à tout bout de champ. Pauvre croissance! A force d’être lancée et relancée, elle risque de disparaître à tout jamais de notre horizon.

Serge Weidmann

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Commentaires
O
Qui des deux a été la ou le meilleur ? C’est selon la subjectivité de chacun des téléspectateurs. Chacun des deux candidats aura dans son rôle prêché des convertis ainsi qu’on l’a vu dans le débat qui a suivi sur la 3. Pour ma part, j'ai mon opinion faite depuis longtemps et je sais a quoi m'en tenir des idées fixes de l'idéologie de gauche, surtout quand elles sont exprimées sur un ton monocorde et hargneux.Ce qui m'a interloqué dans cette confrontation, c'est le manque de retenue de la candidate. On songe à ce qu'aurait été l'attitude de Mme Weil, par exemple. Je préfère penser dans l’intérêt du pays que l’« l’indignation » de Mme Royal fut simplement factice et destinée à émouvoir dans les chaumières de gauche. Dans le cas contraire, cette dame serait dangereuse pour la France au cas probable où la fonction présidentielle sera engagée dans une crise de dimension internationale. On est Président de la république et chef des armées. On ne se met pas « en colère », on ne se « révolte » pas en direct à propos de deux queues de cerises quand on ambitionne la fonction suprême. Il est permis de « péter les plombs » dans un reality-show, pas dans ce genre de débat. Certes, on peut avancer que Mme Royal a manifesté une sensibilité toute féminine pour un sujet "social" dont l'importance - sans la nier - reste tout de même relative aux grands enjeux du moment. Mais une fonction présidentielle implique la maîtrise de soi. On ne confiera pas à une personne émotive ou caractérielle la charge suprême.
F
Par ailleurs, elle dit qu'elle réduira la dette par la croissance. C'est un non sens économique. Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les pays qui ont réduit le train de vie de leur Etat qui sont aujourd'hui en tête de peloton en terme de croissance. En gros, plus on dépense et moins l'économie tourne. Comme quoi, Madame royal n'y connait rien en économie.
A
ne pas répondre à la question était un vieux truc de monsieur Marchais...madame Royal excelle dans cet exercice mais à l'Elysée, il faudra bien répondre aux questions...alors n'y installons pas une femme qui se mettra en colère (ce défaut est bien connu en poitou Charente), une femme qui répondra avec un sourire (dont je conteste le naturel) au lieu de faire les vrais choix pour la France!
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