Des pieds et des mains
Je ne voudrais pas transformer Vent d’Auvergne en gazette des commères mais l’anecdote vaut qu’on s’y arrête, ne serait-ce que pour rire un peu, ce qui est, depuis Rabelais, le propre de l’homme. C’est notre jeune et sémillant député de la Haute-Loire, Laurent Wauquier, qui conta à Monsieur de Rastignac, chroniqueur dans le magazine Valeurs Actuelles, ces confidences que lui fit Jacques Chirac :
« Lorsque tu dois affronter la foule, prends comme moi l’habitude de poser au fond de tes chaussures deux petites coques de métal. Les gens veulent te toucher; sans le vouloir, ils t’écrasent les pieds. A la fin de la journée, tu ne peux plus marcher…
Méfie-toi des poignées de mains des petites vieilles. Elles ne te lâchent plus : tu tires pour te dégager ; comme elles ont des bagues, ça fait un mal de chien… »
Comme quoi la politique, même au plus haut niveau de la République française, c’est à la fois la gestion des très grandes choses et des très petites choses; et le véritable homme d’Etat est celui qui arrive à gérer les premières et les secondes.
Serge Weidmann