Impressions d'Argenteuil
Le week-end dernier, je me trouvais à Argenteuil dans le Val d’Oise pour une fête familiale. Cette ville de plus de 100.000 habitants, dirigée par une municipalité à majorité communiste depuis des décennies, a basculé à droite en 2001. Le maire actuel est le député UMP Georges Mothron.
Comme dans toute commune importante, un journal municipal est édité mensuellement. Je feuillette le dernier paru. Son titre « Impressions nouvelles », fait références aux nombreux peintres impressionnistes, qui, à la fin du XIXème siècle, ont immortalisé ses paysages, alors magnifiques, des bords de Seine.
Au fil de ma lecture, je découvre des pratiques intéressantes. Une page entière, intitulée « Mairie pratique » indique les dates et lieux des permanences des élus. Quand je dis « lieux » c’est parce qu’Argenteuil, ville étendue, aux nombreux quartiers excentrés (mais, à Clermont-Ferrand, cela est vrai également) possède , outre son Hôtel de Ville, quatre mairies de quartier, dans lesquelles les adjoints et les conseillers municipaux sont à l’écoute des habitants. Notons qu’ils tiennent aussi des permanences dans trois salles de quartier où il n’y a pas de mairie. Voilà des gens qui n’hésitent pas à se rapprocher de la population.
Plus loin, la parole est donnée à deux responsables de services municipaux : la directrice générale des services pour présenter un projet de modernisation de l’organisation, la directrice du service « Relation avec les citoyens » pour donner le résultat d’un diagnostic effectué dans les services accueillant le public. C’est une bonne idée de valoriser celles et ceux qui, bien que non élus, travaillent pour la population.
Enfin, dans chaque numéro, les groupes politiques d’élus peuvent s’exprimer et chacun a droit à la même surface de papier pour ce faire, quel que soit le nombre de ses conseillers : une quarantaine pour l’UMP-UDF ou quatre pour le PS. L’article de ce dernier, qui dans le mensuel sous mes yeux, est le plus long de tous, couvre cinquante-neuf lignes. A raison de sept à dix mots par ligne, cela fait environ cinq cents mots. Voilà qui aurait fait le bonheur de Jean-Yves Fafournoux. Avec cinq cents mots, il en aurait dit des choses, dans « Demain Clermont », à propos de l’incinérateur de Beaulieu.(voir l'article du 27 octobre: "De la responsabilité")
Serge Weidmann
Photo: Les jardins de la Mairie d'Argenteuil