Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vent d'Auvergne
Publicité
11 octobre 2006

Présidentielles 2007: Le courage ou le chaos

Le_courage_ou_le_chaosJe réponds aujourd’hui un peu longuement-mais s’agit-il d’une réponse ou d’une analyse ?- aux commentaires de mon article «Jean-Marie es-tu là ?» du 24 septembre 2006.

La présidentielle de 2007 peut-elle être celle du chaos républicain ? Je le crois assez pour avoir publié dans Vent d’Auvergne, le 9 juin 2005, une étude faite par Jean-Dominique Lafay sous le titre : «Présidentielles 2007 : Et si le pire arrivait ?». J’y renvoie mes lecteurs.

Mais, le pire n’est jamais sûr, heureusement, et nous pouvons éviter tout scénario catastrophe. A quelles conditions ? A condition de rompre avec les discours lénifiants, la langue de bois, les «politichienneries» et les mesures démagogiques. Charles Pasqua avait coutume de dire : «Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’avenir de la gauche, ce n’est pas l’avenir de la droite, c’est l’avenir de la France». Je suis de son avis et j’ajouterai : l’avenir des Français.

Certes, actuellement, comme toujours, car elle ne sait plus faire que cela, la «sous culture journalistique», pour parler comme Jean-Edern Hallier, nous tricote son film présidentiel, croyant sans doute que les demeurés, qu’elle croit que nous sommes, vont s’y laisser prendre. Ses manoeuvriers ont oublié 2002, pas votre serviteur. Pas les Français dans leur ensemble non plus qui ne sont pas dupes car, eux, vivent la vie chère, les salaires modestes et qui le restent, les impôts injustes, le chômage du mari, du fils ou de la fille, le coût du logement, quand ils en trouvent un, les galères en tous genres. Le show bizz médiatique, qui montre ses belles dents blanches et le reste devant nos lucarnes, ne connaît pas les fins de mois difficiles. Il ferait mieux, à l’heure actuelle, de marcher à l’ombre.

Les Français savent que des hommes lucides, à la Cour des Comptes, dans des revues, dans des sites internet, dans des livres, ont décrit et analysé, depuis des années, le mal français. Ils savent que leurs élus n’ont pas pris suffisamment en compte la réalité de ce mal, qui prend des formes diverses comme les têtes d’un Hydre de Lerne : dette abyssale de la France, naufrage de la Sécu, déficit démographique, immigration incontrôlée, réglementations paralysantes, prélèvements obligatoires exorbitants et injustes (ah, l’ISF, tabou auquel personne ne veut toucher !), éducation nationale qui n’éduque plus et apprend peu, mondialisation qui ne nous attend pas, pour n’en citer que quelques unes. Ils savent que les politiciens savent tout cela, aussi bien qu’eux, mais qu’ils manquent de courage et, qu’en terme d’idées à la mode, c’est l’extrème gauche qui donne le la, que la gauche suit l’extrème gauche et qu’une partie de la droite suit la gauche. Et, quand elle ne suit pas assez, on descend dans la rue pour activer le mouvement. Aussi, les Français se sentent floués. Ils savent aussi qu’il n’y a plus de général de brigade à titre temporaire à Colombey-les-deux Eglises pour venir mettre un peu d’ordre dans ce bourbier national et ils ont peur de l’avenir pour eux, pour leurs proches et pour leur pays.

Alors lorsqu’on me dit, à gauche, qu’il faut «débattre», je réponds qu’on se moque du monde. Nos maux sont archi-connus, les solutions qui réussissent ont été mises en œuvre en Angleterre, en Espagne, en Irlande. Pas en France où, faire une politique libérale, parce que c’est cela et cela seul qui marche, c’est risquer de se retrouver en enfer. Et bien les hommes et femmes qui créent, innovent, se battent dans les entreprises pour assurer le développement de la France, malgré toutes les barrières dressées devant eux, les commerçants écrasés d’impôts et méprisés par les édiles socialisants, les techniciens, ingénieurs, chercheurs qui travaillent quarante cinq heures par semaine ou plus pour que la France reste à flots, devront se mobiliser et amener leurs hommes politiques au libéralisme, à coups de pieds dans le derrière, si c’est la seule façon pour qu’ils y aillent.

Du courage, encore du courage,  toujours du courage ! Telle devrait être la devise de nos candidats les plus en vue à l’élection présidentielle. Ils doivent sortir des sentiers battus et rebattus par leur famille politique. Nicolas Sarkozy devra relire les bouquins d’Hayek : il y trouvera d’excellents renforts pour sortir la France de «la route de la servitude». Ségolène Royal devra oublier les cris de vierges effarouchées poussés par ses troupes quand elle fait l’éloge de Tony Blair. S’ils veulent éviter un duel Le Pen-Bové ou Besancenot au second tour, tous deux devront franchir le rubicon politicien qui les sépare encore de la réalité, parler vrai et penser à la France et aux Français, d’abord.

Serge Weidmann

Publicité
Commentaires
O
Entre Asinus et Serge, plus grand chose à rajouter
A
Cher monsieur Weidmann,<br /> <br /> Je lis toujours avec plaisir vos contributions au débat "citoyen" pour employer ce mot qui fut beaucoup rabâché par les idiots de gauche sur le plateau du gesticulant Moati. Aujourd'hui, c'est "en fait", "en fait"... En fait en fête. Le cas Ségolène est interessant. Je vous livre ci-après le fruit de mes cogitations sur la dame que j'avais placardé sur mon dizi bao perso,il y a quelque temps. <br /> <br /> Vote for Ségolène ? <br /> <br /> Et pourquoi pas elle ? Je me suis fendu d’allégresse quand fin 2005 le Nouvel Obs, avec une cover tapageuse, a jeté la dame dans les pattes éléphantines du parti. Il était facile de prévoir la tête que feraient les vieux réacs du PS. Depuis, je me réjouis toujours de voir à la télé celle des Lang, Strauss Kahn et consorts quand un journaliste un rien sadique leur parle de la belle émancipée.<br /> C’est qu’elle dit des choses fort peu socialistes, Ségolène : réconcilier les Français avec l’entreprise ; remettre de la morale dans les affaires d’Etat ; et prône les valeurs de la famille - ce qui se conçoit pour cette mère de quatre enfants. De bonnes et belles idées de droite, comme la France les aime, au fond. Mais… Car il y a un mais, un gros mais : jadis douillettement logée en compagnie d’autres belles vestales dans les ors du gynécée mitterrandien ; nourrie aux théories partageuses des camarillas parisiennes (intellos et pisseurs d’encre germanopratins), Ségolène est de gauche comme on est de gauche Rive gauche. Je veux dire ceci qu’on est d’autant plus gauchard et partageux dans notre doux pays, qu’on n’a pas à se tirer du pieu aux aurores pour aller au boulot. Or donc le socialisme – fut-il paré d’un charmant sourire - reste socialiste. Je parle ici du socialisme "à la française", le seul de son espèce dans toute l’Europe. On m’a raconté que la tronche de Guevara est toujours punaisée dans les couloirs de Solferino. Un pur produit stalinien, le fusilleur de la Havane. Une référence. On comprend que Tonton première mouture se soit pris d’amour pour les sandinistes du Nicaragua !<br /> <br /> A la télé, un soir ; Duhamel : « Comment financerez-vous ces mesures ? » DSK : « Grâce à la croissance ». Duhamel : « On peut décréter la croissance ? » DSK : « Oui, par la relance de la consommation ». Cette vieille recette socialo usée jusqu’à la corde ! Elle avait déjà servi en 1981, sous gouvernement Maurois, avec les résultats qu’on sait. Duhamel n’a pas insisté. La recette, il la connaît. Tout le monde la connaît. Puisque l’argent ne tombe pas du ciel comme la manne dans le désert du Sinaï, la « croissance » socialiste est toujours financée par le contribuable, comme le furent les « emplois Aubry », les 35 heures et tout ce que font ou défont les socialistes de façon générale. La générosité socialiste s’exerce toujours aux dépends du voisin. Il s’agit de dévêtir Pierre pour habiller Paul. Il faut prendre aux riches. Pressurer le koulak. En pratique, ce serait une rallonge conséquente des prestations sociales (allocs, RMI…) et, pour DSK, le Smic porté à 1500 euros. Cette « disposition » enchantera les syndicalistes de la fonction publique, mais elle prendra à la gorge les patrons de milliers de petites boîtes qui fermeront dans l’année. Et ce sont les salariés du secteur privé qui, une fois de plus, seront cocus. Ils seront même des cocus contents, puisqu’en toute hypothèse ils auront majoritairement voté pour qu’il en soit ainsi. Notre malheureux pays est déjà endetté jusqu’au cou. On parle d’une dette sidérale, proprement inconcevable, de un milliard deux cent millions d’euros et même de deux milliards d’euros, comme on parlerait d’années-lumière en cosmologie. Le trou noir de la dette.<br /> <br /> La gauche est responsable de tout ? Non, elle est juste responsable d’y contribuer par sa prodigalité inconséquente, ses idées d'un autre temps, et sa profonde incapacité à s’extirper du magma marxiste. Délibérément à gauche – une vraie politique de gauche…, chantent-ils les uns après les autres ; les uns contre les autres encore plus à gauche. A gauche par ci, à gauche par là. C'est surréaliste, c'est pathétique. En deux mots, c'est con. Comme si c’était une référence et comme si cela pouvait servir de programme. Parce que de programme, ils n’en ont pas ! <br /> En vérité, notre système social est d’abord ruiné par l’inconscience imbécile des usagers de la Sécu, par l’esprit mercantile des toubibs généralistes du « secteur conventionné libre » qui délivrent de l’arrêt maladie à la chaîne et de la cure thermale de complaisance à des duègnes oisives et hypocondriaques qui se portent comme le Pont-Neuf. Notre modèle social est miné par l’assistanat érigé en système économique ; il est parasité par des milliers de faux ayants droit et Rmistes professionnels. "L'Etat, cette fiction au travers de laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépends de tout le monde". J'ai lu cela, il y a très longtemps. Et il y a beaucoup d'autres petits et grands tonneaux des Danaïdes ou s’engouffrent nos impôts : Corse, DOM-TOM, paysans subventionnés, viticulteurs « en colère », S.N.C.M et cégétistes naufrageurs, ainsi qu’une myriade d’ONG et d’assocs « lucratives sans but » comme l’a dit j’ai oublié qui. Des pompes à fric. Ces dysfonctionnements de notre pays, par sa nature même le socialisme ne peut faire autrement que de les accroître.<br /> Mais ces Français imbéciles et pétochards acharnés à tuer la poule aux œufs d’or, ne souhaitent-ils pas les voir perdurer et jusqu’à la chute finale ? Ces Français, losers constipés qui disent non à tout : non à l’Amérique, non à l’Europe, non aux réformes. N’est-ce pas ce que veut notre belle jeunesse repue, bête et pleurnicharde qui à peine sortie des jupes de maman ne rêve que d’une bonne planque dans la fonction publique et d’une retraite assurée ?<br /> <br /> Notre pays marche sur la tête; notre pays est malade. Si la calamité socialiste lui tombe dessus, il sera en coma dépassé et mûr pour le FMI. Donc, je ne voterai pas pour Madame Royal (Madame Royal !) Je le regrette quand même un peu ! Hé oui. Car certes elle est femme, charmante, bien de sa personne, et nantie surtout de ce nom incroyable qui incite à balayer le pavé d’un grand coup de chapeau à plumes (ce n’est pas manquer à la bienséance que de constater que Monsieur, un peu rondouillard et binoclard – peut-être le futur prince consort - fait moins d’effet). Et féminine en plus, portant robe et escarpins. Ah, bon dieu, voilà qui nous change des remèdes callipyges boudinées en permanence dans des pantalons informes ! Madame n’a donc pas à se forcer son élégance naturelle pour paraître plus smart et plus jeunette que Fabius, ou Strauss Kahn, moins coincée qu’Elisabeth qui n’est pas sans mérite, et par charité je ne dis rien d’Aubry (qu’elle reste bien dans ses grisailles du Nord jusqu'à la fin des temps, celle-là, avec son inepte et ruineuse loi des 35 heures). Madame Royal semble même rétive à la logorrhée gaucharde pâteuse et indigeste que nous servent les Lang, Emmanuelli, Mélenchon, et autres tristes apparatchiks du parti, toujours mal remis de la chute du collectivisme soviétique. Au moins sa seule présence dans la compétition aura suffit à ridiculiser les prétentions des susnommés, ce qui est déjà un fier résultat pour le pays. Ce n’est pas sa personne qui en cause, c’est le système de pensée qui est le sien. Il faudrait à ce pays malade imposer un bon remède de cheval libéral, puisque c'est là le système économique mondial, et qu'il n'est pas possible de ramer à contre-courant sans courir au désastre, et enfin et surtout parce qu'il n'y a rien d'autre à mettre à la place. Franchement, oui, j’aurais bien voté pour elle. Une femme, enfin. Mais peste soit de la malchance, Ségolène est socialiste ! Ma vieille mère disait qui parlait d'expérience : les chiens, ça fait pas des chats. Élue, Ségolène verra son action contestée, voire paralysée par les pachydermes de son parti qui ne lui pardonneront pas de les avoir évincé dans la course à la présidence. Elle se comportera donc en socialiste ; moins par conviction que par obligation, sans doute, mais pour le pays le résultat sera le même. Alors, pour moi, se sera donc Sarkozy. JAP.<br /> <br /> Asinus. C'est sous ce pseudo que je braie de temps à autre dans le forum de C dans l'Air de Calvi. Aujourd'hui, c'était à propos de Kim Jong- Il.
1
Quand on veut "rassembler pour gagner" et "construire ensemble", on ne peut pas comprendre Hayek Serge, et vous le savez très bien...
Vent d'Auvergne
Publicité
Vent d'Auvergne
Publicité
Archives
Publicité
Publicité