Les irresponsables et les coupables
Avez-vous noté que chaque fois que l’on demande à un édile socialiste d’exercer une quelconque coercition face à un problème de sécurité, il bloque des quatre fers comme un cheval qui refuse de sauter un obstacle.
Ce fut la cas, il y a quelques années, avec le maire de Clermont-Ferrand qui affirmait ne vouloir exercer aucun pouvoir de police dans sa ville (voir l’article : « Un centre ville dégradé » du 2 novembre). C’est aujourd’ hui le cas du président du Conseil général du Puy-de-Dôme qui ne « compte pas faire le shérif », c’est à dire suspendre les allocations familiales en cas de «rupture scolaire», comme l’envisage le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy.
Nos bobos de gauche (c’est un pléonasme), soixante-huitards attardés, ne sortiront donc jamais de la culture de l’excuse et de la réponse à la délinquance par des mesures qui ont échoué depuis vingt ans : l’arrosage financier socio-sportivo-culturel et les propos lénifiants, tout en rappelant qu’il « faut faire preuve de fermeté ». Fermeté uniquement verbale qu’on s’interdit de traduire en actes.
Il ne vient pas à l’idée de notre élu départemental que les parents ont quelque responsabilité dans l’éducation de leurs enfants et que, s’ils ne l’exercent pas, ils doivent en rendre compte et en subir les conséquences. Apprenons lui également que les allocations familiales sont payées par les contribuables et que lorsqu’un enfant, laissé à l’abandon, commet des dégradations, ces mêmes contribuables paient en plus les frais de remise en état des biens saccagés. Ils pourraient un jour, face à l’éternel laxisme des politiques, en avoir assez et le manifester. Ce qu’ils ont commencé à faire en 2002.
Des gens responsables comme Rodolph Giuliani, l’ancien maire de New-York et Tony Blair, premier ministre anglais, qui voient plus loin que le bout de leur idéologie –en admettant qu’ils en aient une- savent que la lutte contre la délinquance juvénile ne peut être efficace que lorsque les enfants absents des écoles y sont ramenés de gré ou de force. La prise de conscience et la collaboration des parents est indispensable à ce retour à l’ordre. Ne pas payer les allocations familiales est un moyen fort de faire bouger les plus avachis d’entre eux. Je gage d’ailleurs que la simple menace de ne pas les verser suffira à réchauffer leur ardeur parentale.
Serge Weidmann