Les chiens aboient...
Rentrant chez moi samedi soir, après ma rencontre à la librairie des Volcans de Clermont-Ferrand avec l’écrivain Jeana Altbuch qui dédicaçait son livre, j’achète, au kiosque de la gare, le dernier numéro de l’Express, spécial : « Brice Hortefeux , l’homme qui veut prendre Clermont-Ferrand ».
Dans la rubrique « Vu par », l’hebdomadaire demande à des personnalités politiques locales de parler du ministre. Parmi elles, les trois socialistes contactés se distinguent particulièrement.
P.Joël Bonté, président du Conseil régional d’Auvergne fait de l’ironie, Michèle André, Sénateur euh, loue la mère de Brice pour mieux critiquer le fils et regrette : « Il ne peut contenir les phrases qui font mal… Faire les choses en douceur, il ne sait pas » ( Comment devons-nous interprèter cette dernière phrase, Michèle ?). Quant à Serge Godard, maire de Clermont-Ferrand, le plus hostile – et pour cause – il se distingue par ses attaques brutales pleines de mauvaise foi.
Rappelons au premier, qui aurait préféré que Villepin attribuât à l’Auvergne un TGV Paris-Clermont plutôt qu’un ministre, que, du temps béni où son mentor Mitterrand était Président de la République et où l’Auvergne avait Mme André, justement, et MM. Quilliot et Charasse comme ministres, nous n’avons pas vu l’ombre d’un tressaillement d’espoir de TGV. Que c'est Hortefeux qui a obtenu le seul grand projet actuel de désenclavement: l'autoroute Clermont-Lyon par Balbigny. Sa Bonté a perdu, une fois de plus, une bonne occasion de se taire.
Rions ensuite de la candeur –feinte- de la seconde. Est-ce avec de la douceur que cette égérie rocardienne est devenue sénateur euh ? Cette façon d’être est-elle celle des socialistes dans leurs relations en interne comme dans leurs manières face à leurs adversaires ? Chers amis, qui me lisez, arrêtez-vous quelques instants et tapez-vous sur les cuisses… mais en douceur.
Le meilleur étalon – au sens de référence – de cette douceur étant son copain, le citoyen-maire de notre noble cité arverne, qui, comme d’habitude, se fond dans son rôle désormais bien rôdé de Janus socialiste: socialo-pleurnichard face aux décisions gouvernementales, socialo-agressif dès que quelqu’un se permet de critiquer sa géniale gestion municipale.
Tristes pantomimes, donc, que la prestation de nos « trois Stooges » locaux qui, sans qu’ils s’en rendent compte, donnent, malheureusement, une image négative d’eux-mêmes en particulier et des élus de gauche en général. Mais qui s’en plaindra parmi l’ opposition ? Et Jupiter ne rend-il pas fous ceux qu’il veut perdre ?
Serge Weidmann