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Vent d'Auvergne
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24 août 2005

Fausse route sur autoroutes

autorouteLa polémique au sujet de la privatisation des autoroutes  qui dure, perdure et s’éternise est un exemple consternant de la ringardise politicienne hexagonale.

Ces dernières années, on a beaucoup privatisé dans les pays d’Europe, un peu moins en France, où le modèle collectiviste, mis en œuvre en 1945 quand les communistes étaient au pouvoir, demeure dans les têtes comme une sorte de ligne Maginot. Encore une exception française dont nous nous passerions volontiers pour notre salut économique.

Ne cherchez pas les réactionnaires parmi les jeunes des JMJ, qui acclament les papes, ni chez ceux qui, défendant une exigence morale forte, veulent réhabiliter la discipline et le travail à l’école comme dans l’entreprise, ne les cherchez pas non plus chez les opposants aux nouveaux docteurs Mabuse: les tueurs de fœtus et de vieillards en douce dans les hôpitaux, pas davantage chez les opposants au mariage des homosexuels.

Non, ils sont devant vous en pleine lumière dans les partis de gauche, du centre et parfois de la droite et au parlement :

au PS et au PC qui assimilent les autoroutes au « patrimoine de l’Etat » que l’on braderait. Chez nous, le soi-disant patrimoine ressemble plus à des danseuses entretenues à grands frais qu’à des biens de famille honnêtement gérés . Et l’on pense à notre chère, très chère, Sécurité sociale, à nos hôpitaux , à la SNCF et autres entreprises publiques ou para-publiques, renflouées sans cesse avec nos impôts.

à l’UDF, dont le président, fait tout et n’importe quoi, dit tout et n’importe quoi, surtout contre le gouvernement et trahit sans vergogne ses idéaux démocrates-chrétiens, afin de grapiller quelques voix en 2007.

et même, pauvres de nous, à l’UMP, où certains chinoisent quand il faut réformer la France en taillant dans la jungle à coups de machette.

Apprenez, messieurs qui entendez nous gouverner, que la gestion à la Brejnev ou à la Castro ne mène qu’aux déficits et à l’appauvrissement d’un pays et que la privatisation d’une entreprise a deux conséquences heureuses :

elle apporte du liquide dans les caisses de l’Etat qui en a bien besoin

elle permet une meilleure gestion, en réduisant les gaspillages, dans l’intérêt de ses seuls clients

Serge Weidmann

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