Sortons des catacombes par Serge Weidmann
Le libéralisme est mal connu voire rejeté par un grand nombre de français. Phénomène exclusivement hexagonal : tout le monde ou presque le fustige.
Tout un chacun peut lire dans la presse ou entendre à la télévision les anathèmes incessants contre « la mondialisation ultralibérale ». Le libéralisme est toujours « ultra » donc abominable.
Le Président de la République lui-même, que l’on a connu mieux inspiré dans sa jeunesse, rejette aujourd’hui dans les ténèbres extérieures le communisme et le libéralisme, comme s’il s’agissait des deux faces d’une même médaille politique diabolique.
Comment une philosophie, qui place la liberté des hommes comme valeur première de la société, a –t-elle pu, dans notre pays, être à ce point dénaturée et haïe ?
D’abord, à gauche, il y a l’éternelle défense de la vulgate marxiste-léniniste, aberration totalitaire, qui durant le XXème siècle, a asservi et tué des millions d’êtres humains. Que toute une partie de la classe politique s’en réclame encore est une des interrogations les plus amères que nous puissions formuler.
Mais, à droite également, le libéralisme n’a pas bonne presse. Trop de jacobinisme, un culte excessif de l’Etat comme régulateur économique et social expliquent cette attitude.
La France s’enfonce dans les déficits, le chômage, la récession économique, bref le déclin, sans que les responsables politiques n’envisagent de mettre en œuvre les solutions libérales qui ont sauvé l’Angleterre, l’Italie et maintenant l’Espagne et le Portugal.
Il est donc plus que temps que les libéraux français se réveillent, sortent des catacombes pour parler aux français des solutions offertes par la liberté, l’esprit d’entreprise et de responsabilité.
Et, faute de médias favorables, qu’ils utilisent ce merveilleux outil des hommes libres qu’est internet.
Après d’autres, "Vent d'Auvergne" veut, à l’échelle de l’agglomération régionale auvergnate, être un porte drapeau efficace du libéralisme.