Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

30 juillet 2009

La taxe carbone carbure à fond

pot__chappement   Lorsqu’on s’adresse aux éminences socialistes pour avoir des idées, il ne faut pas s’étonner si on récolte des propositions de taxes. « Créer un nouvel impôt est à la portée du premier socialiste venu », disait, en son temps, Alain Madelin. Michel Rocard, un des derniers dinosaures de la gauche hexagonale, à qui le Président de la République a eu la mauvaise idée d’insuffler une nouvelle vie dans son « Sarkozyk Park », en est la preuve vivante. Le créateur de la CSG n’a rien trouvé de plus original, afin de diminuer les rejets de CO2, que de créer une taxe dite « carbone ». « Révolutionnaire ! » s’exclame Daniel Cohn-Bendit, gauchiste à la retraite et nouveau porte-parole de l’écologisme répressif. Comme il passe son temps entre Bruxelles et l’Allemagne, il ne risque pas d’être mis à contribution.

   Passons sur la nécessité ou non de réduire les rejets de gaz carbonique. Je suis de ceux qui n’épousent pas la théorie réchauffiste à la mode et donc ne croient pas nécessaire d’emm….. les gens avec des culpabilisations non fondées et des prélèvements fiscaux supplémentaires. En France, nous travaillons en moyenne jusqu’au 15 juillet pour l’Etat, le reste de l’année pour nous. Nous sommes assommés d’impôts et de taxes diverses qui pénalisent notre développement économique et c’est le moment choisi, par des politiciens au rancart et des militants à tête de linotte, pour en rajouter une couche.

   Afin de se protéger d’éventuelles récriminations, le Président de la République précise que, globalement, les nouvelles propositions ne devront pas augmenter la fiscalité. D’où ces réunions de travail à n’en plus finir pour savoir qui paiera, qui ne paiera pas, qui paiera mais sera remboursé en retour, totalement ou en partie, sans parler de ceux qui ne paieront pas, mais seront remboursés quand même. Bref, experts et technocrates gouvernementaux sont en train, selon la bonne vieille habitude française, de bâtir une usine à gaz fiscale qui entraînera d’abord la création de postes de fonctionnaires chargés de gérer le monstrueux dispositif. Cet embrouillamini génèrera, comme toujours en pareil cas, un certain nombre d’inégalités entre les citoyens, sans parler d’effets pervers qui se révèleront au fur et à mesure que ce beau scénario se déroulera.

   C’est pour nous faire avaler la pilule, que ces caciques planchent en même temps sur la communication du dispositif, c’est à dire sur la façon de présenter les vessies afin qu’elles paraissent être des lanternes. Ces bonnes âmes nous ont déjà dit que la taxe procurerait « un gain économique potentiel significatif » dans le bâtiment, le transport ferroviaire (1). Vous pouvez toujours rêver si cela vous fait plaisir, vos rêves n’étant pas encore soumis à l’impôt.

   Heureusement, l’accueil de ses nouvelles, dans la France profonde, est plus que mitigé. Parmi les contestataires officiels, figure l’UFC Que choisir. J’ai souvent reproché à cette association de consommateurs de faire de la politique. Là, elle tape fort et juste en parlant de « TVA repeinte en vert ». De plus, elle introduit un peu de bon sens dans le délire technocratique actuel, en remarquant que les ménages « sont très largement captifs de l’énergie » et ne peuvent baisser facilement leur consommation. L’UFC n’est pas seule. A lire les commentaires de nos compatriotes à la fin des articles dans les journaux sur Internet, chacun peut noter la montée d’un « ras-le-bol ». De là à en faire un vent de fronde, il y a de la marge mais un mécontentement, ça s’entretient, et une fronde, ça se prépare. Que les opposants se rassemblent, qu’ils fassent, notamment, pression sur les parlementaires pour « retoquer » (comme on dit dans le sabir journalistique contemporain) le texte quand il viendra en discussion chez les députés et les sénateurs. Parce que, dans cette affaire, il y va autant de notre argent que de notre liberté.

SW

(1) Nous surveillerons de près les comptes de la SNCF pour voir si ces mesures réduisent son déficit



05 juin 2009

Fin de campagne surréaliste

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   N’ayant pas vu, hier soir, le débat télévisé d’Arlette Chabot, je me suis empressé, ce matin, de regarder l’altercation Cohn-Bendit-François Bayrou sur une vidéo en ligne, bien que j’aie aussi peu de sympathie pour l’un que pour l’autre des belligérants. Les deux coqs qui courtisent la même poule : les électeurs du centre gauche, en sont venus aux insultes.

   D’évidence, c’est le planteur d’éoliennes qui a insulté son adversaire. Cela ne m’a pas étonné, « joli Cohn » ne peut pas se retenir de provoquer les gens. C’est un réflexe chez lui, donc ça ne se contrôle pas. L’âge est venu avec la bedaine, le dentier et la presbytie mais le bonhomme n’a pas changé de personnalité depuis 1968. « Eternel provocateur et grande gueule », c’est ainsi que je le qualifiais fort justement dans un article paru ici-même le 17 décembre dernier.

   Traité, entre autres choses de minable, le Béarnais resta coi un instant. Quand il ouvrit la bouche, j’ai cru, un moment, qu’il allait se remettre à bégayer. Il se reprit vite, sachant, mieux que son vis à vis, maîtriser ses nerfs : « Je n’accepte pas de leçon de morale d’un type qui s’est laissé tripoter le zizi par des gosses dans un jardin d’enfants ». Certes, Bayrou ne l’a pas dit comme cela, mais le sens y était.

C’est égal, comme débat politique, il y a mieux que ce mauvais sketch. Les « Frères ennemis » étaient plus drôles. Et l’Europe ne méritait pas ça. Nous non plus.

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   Ce matin, je pars coller quelques affiches de Newropeans sur les panneaux électoraux de notre noble capitale des Arvernes, « Béton-Ferrand », pardon, Clermont-Ferrand.

   D’abord il faut trouver ces panneaux aux abords des écoles où l’on votera dimanche. Quand on les trouve, on peut avoir des surprises : parfois ils sont placés trop haut (et je n’ai pas d’escabeau) et alors bonjour la lecture, parfois posés à même le sol et gare au lumbago. Pire, certains sont alignés le long du mur d’une ruelle en cul de sac et seuls quelques rares habitants pourront lire les textes de l’affiche.

   Finalement, je me demande si ce rituel républicain ressemble encore à quelque chose et garde une quelconque utilité. Parce que, comme medium du XXIème siècle, c’est, à mon humble avis, complètement nul, pour employer le parler de la rue.

Serge Weidmann
Candidat de la liste Newropeans aux élections européennes en Centre-Massif central.

Visionnez le film de campagne de Newsropeans
http://www.dailymotion.com/nmag/video/15954471
 
 

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