Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

15 juillet 2009

Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"

ac_jpb    Suite à mon dernier article, paru ici même, le 14 juillet 2009, et intitulé : « Droite clermontoise : l’abattoir de la discorde», j’ai reçu plusieurs courriels de mes amis de la liste « Clermont à grande vitesse » aux municipales de 2008, présents à la réunion préparatoire au dernier Conseil municipal, dont un d’Anne Courtillé elle-même.

   Tous contredisent les dires d’Annie Emery. Il n’a jamais été question, pour les élus UMP et apparentés, de voter non au projet municipal pour la raison quelle donne: « l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte», mais seulement au cas où l’association musulmane interlocutrice de la ville n’était pas représentative de cette communauté. Par contre si l’interlocuteur était le CRCM (Conseil régional du culte musulman), organisme représentatif, reconnu par l’état, nos élus avaient décidé de voter oui, ce qu’ils ont finalement faits, en conformité avec leur engagement vis à vis de leurs anciens colistiers.

   L’affaire est donc close et la polémique n’a pas lieu d’être. Anne Courtillé m’a demandé de donner la version exacte des évènements sur ce blog. Voilà qui est fait.

   Que d’anciens membres de notre équipe portent nos débats internes sur la place publique est déjà sujet à caution. Que dire lorsque leurs affirmations sont fausses ? Quels sont leurs buts exacts dans cette affaire ?  Passons l’éponge, il y a mieux à faire qu’à perdre son temps à de fausses querelles.

S W

Posté par ventdauvergne à 11:54 - Ville de Clermont-Ferrand - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 juillet 2009

Droite clermontoise: l'abattoir de la discorde

JP_Brenas_A_Courtill__A_Emery   Une décision municipale d’achat d’un terrain, destiné à un futur abattoir musulman, divise actuellement les anciens membres de la liste d’opposition à Clermont-Ferrand, « L’Avenir à grande vitesse » menée par Anne Courtillé. En tant qu’ancien colistier, j’aurais souhaité que la droite clermontoise lave son linge sale en famille. Mais puisque l’affaire a été portée sur la place publique par une lettre ouverte d’Annie Emery, que les conseillers municipaux Anne Courtillé et Jean-Pierre Brenas y ont répondu (voir les liens ci-dessous), je m’autorise à intervenir à mon tour dans le débat. J’examinerai la question sous deux angles : le fond de l’affaire et la polémique interne à la droite.

   Fallait-il ou non approuver l’initiative municipale ? D’un point de vue libéral, à partir duquel j’ai pris l’habitude d’examiner les problèmes, l’argent public, « notre argent »,-comme aurait dit Jean-Jacques Servan-Schreiber- ne doit pas financer les projets privés, cultuels ou autres. Ce qui signifie, entre parenthèses, que les subventions ou aides diverses aux associations devraient être  supprimées.

   Il y a des exceptions à toute règle. Il est parfaitement admissible que la puissance publique relaie le marché lorsqu’il est défaillant dans un secteur, dans la mesure où cela apporte un service potentiel à tous les habitants. C’est ainsi que des municipalités, Cournon d’Auvergne étant du nombre, ont sauvegardé leur dernière salle de cinéma. Mais lorsque le service s’adresse seulement à une frange de la population, la communauté des croyants musulmans dans le cas qui nous préoccupe, le refus de subventionner s’applique.

   Oui mais voilà, la règlementation française sur l’abattage des animaux est très contraignante : c’est un acte technique, ne pouvant être pratiqué que dans un abattoir, même s’il est rituel et festif (1). L’officiant doit être sacrificateur habilité. Le manque d’abattoirs peut donner lieu à des dérogations préfectorales. Mais, à plusieurs reprises, les sites dérogatoires ont été fermés, après condamnation par le Conseil d’état, d’où retour à la case départ et recours, à nouveau, aux pratiques illégales. Les usines à gaz étatiques ne servent pas à régler les problèmes mais à pourrir la vie des membres de la société civile. C’est la raison pour laquelle l’intervention facilitatrice des responsables locaux peut être admise dans ce cas, à condition que la communauté musulmane, à travers ses associations représentatives, paie une juste contribution pour la location du terrain et (ou) des locaux. En aucun cas, le contribuable ne doit être lésé (2). Le vote favorable des conseillers municipaux d’opposition menés par Anne Courtillé n’est donc pas condamnable à mes yeux.

   Reste, dans cette affaire, que le dossier municipal paraît incomplet, bâti à la va-vite, comme c’est, hélas! habituel sous la gouvernance Godard. Aussi ce vote oui, émis par nos amis, s’il se justifie, ne doit pas valoir un blanc seing à n’importe quoi. La vigilance s’impose pour la suite.

   J’en arrive à l’autre question, interne à notre équipe municipale de 2008. Il faut savoir que les colistiers ont pris l’habitude de travailler avec les six élus avant chaque conseil municipal, pour réfléchir aux sujets soumis à discussion et vote. Pourquoi, à propos de l’achat de ce terrain, les conseillers municipaux ont-ils voté oui au Conseil municipal après avoir pris l’engagement de voter non en réunion préparatoire, selon les dires d’Annie Emery(3)? Je pense que tout élu doit garder sa liberté de vote et donc pouvoir changer d’avis sur un projet, à la lumière d’informations données par le maire en Conseil municipal. A condition de s’en  expliquer ensuite à ses colistiers.

   Or, je ne trouve pas de réponse à cette question précise sur ce revirement, dans les articles  d’Anne et de Jean-Pierre Brenas dans leur site Internet. Je ne doute pas qu’ils puissent nous la fournir et j’attends leur réponse dans la sérénité. (voir mon  article du 15 juillet: "Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"). De plus, j’émets le souhait que, désormais, nous réglions nos affaires entre nous. Il n’est pas utile d’étaler publiquement nos divergences, ni nous livrer à des polémiques qui ne profiteront qu’à nos adversaires.

SW

La photo a été prise pendant la campagne municipale 2008. On reconnaît, de gauche à droite : J P Brenas, A Courtillé, A Emery.

(1)    Au fait : l’abattage pratiqué sur la place de Super-Besse, lors de la Saint-Cochon, est-il règlementaire ?
(2)    Tout cadeau caché, tout passe-droit avéré, tel un loyer anormalement bas, peut être sanctionné par la justice. Les exemples existent.
(3)    Selon Annie Emery : « Il avait été décidé après une longue discussion que le vote de  l’opposition serait : NON. L’argument majeur évoqué a été : l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte. » Je ne participais pas à la réunion.

Lire :

La lettre ouverte d’Annie Emery :
       http://www.modergnat.fr/index.php/2009/07/10/243-clermont-l-ump-divisee-sur-l-aid-el-kebir
Les réponses d’Anne Courtillé : 
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article635
Et de Jean-Pierre Brenas :
http://blog.jeanpierrebrenas.fr/post/2009/06/29/Sujet-a-polemiques-%3A

05 juin 2009

Fin de campagne surréaliste

IMG_2521   

   N’ayant pas vu, hier soir, le débat télévisé d’Arlette Chabot, je me suis empressé, ce matin, de regarder l’altercation Cohn-Bendit-François Bayrou sur une vidéo en ligne, bien que j’aie aussi peu de sympathie pour l’un que pour l’autre des belligérants. Les deux coqs qui courtisent la même poule : les électeurs du centre gauche, en sont venus aux insultes.

   D’évidence, c’est le planteur d’éoliennes qui a insulté son adversaire. Cela ne m’a pas étonné, « joli Cohn » ne peut pas se retenir de provoquer les gens. C’est un réflexe chez lui, donc ça ne se contrôle pas. L’âge est venu avec la bedaine, le dentier et la presbytie mais le bonhomme n’a pas changé de personnalité depuis 1968. « Eternel provocateur et grande gueule », c’est ainsi que je le qualifiais fort justement dans un article paru ici-même le 17 décembre dernier.

   Traité, entre autres choses de minable, le Béarnais resta coi un instant. Quand il ouvrit la bouche, j’ai cru, un moment, qu’il allait se remettre à bégayer. Il se reprit vite, sachant, mieux que son vis à vis, maîtriser ses nerfs : « Je n’accepte pas de leçon de morale d’un type qui s’est laissé tripoter le zizi par des gosses dans un jardin d’enfants ». Certes, Bayrou ne l’a pas dit comme cela, mais le sens y était.

C’est égal, comme débat politique, il y a mieux que ce mauvais sketch. Les « Frères ennemis » étaient plus drôles. Et l’Europe ne méritait pas ça. Nous non plus.

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   Ce matin, je pars coller quelques affiches de Newropeans sur les panneaux électoraux de notre noble capitale des Arvernes, « Béton-Ferrand », pardon, Clermont-Ferrand.

   D’abord il faut trouver ces panneaux aux abords des écoles où l’on votera dimanche. Quand on les trouve, on peut avoir des surprises : parfois ils sont placés trop haut (et je n’ai pas d’escabeau) et alors bonjour la lecture, parfois posés à même le sol et gare au lumbago. Pire, certains sont alignés le long du mur d’une ruelle en cul de sac et seuls quelques rares habitants pourront lire les textes de l’affiche.

   Finalement, je me demande si ce rituel républicain ressemble encore à quelque chose et garde une quelconque utilité. Parce que, comme medium du XXIème siècle, c’est, à mon humble avis, complètement nul, pour employer le parler de la rue.

Serge Weidmann
Candidat de la liste Newropeans aux élections européennes en Centre-Massif central.

Visionnez le film de campagne de Newsropeans
http://www.dailymotion.com/nmag/video/15954471
 
 

15 octobre 2008

Clermont Avant Tout: les points noirs de la rentrée socialiste

                 Clermont_avant_tout_14_10_08

La rentrée de Clermont Avant Tout, hier soir, a été, pour les nombreux militants présents de l’association de Jean-Pierre Brenas et Nicole Barbin, l’occasion de revenir sur les points noirs de la gestion socialiste locale.
On peut dire, sans exagération, que la décadence constatée dans les gouvernances de la gauche départementale, de l’agglomération clermontoise et de la capitale régionale s’accélère dangereusement. Nous voguons sur des bateaux ivres.

Les différents intervenants, notamment Jean-Marc Boyer, Conseiller général d’opposition et maire de Laqueuille, Hervé Prononce, maire du Cendre et les conseillers UMP de Clermont-Ferrand, ont brossé un tableau très sombre de la situation :

D’abord une panne intellectuelle, un manque d’idées, de réflexion prospective quant à l’aménagement et à la destination de sites que ces collectivités locales ont acquis mais dont ils ne savent que faire et que, parfois, ils se refilent comme une patate chaude. C’est le cas avec la Halle aux blés et l’Hôtel Dieu à Clermont.

Ensuite, un délabrement du système de gestion socialiste. Ce parti, est aujourd’hui, manifestement, à bout de souffle à tous les niveaux. Au Conseil général, c’est la guerre des deux roses. A Clermont Communauté, c’est l’exclusion de l’exécutif, des maires des communes de droite. Le cas est d’ailleurs unique en France, ce dont n’a pas lieu d’être fier le nouveau supporter local de Bertrand Delanoë. Partout ailleurs, même « chez » Martine Aubry, dans la communauté lilloise, la logique de territoire prévaut.


Ce reniement de la démocratie est une tendance lourde de la « bande à Godard » qui se manifeste aussi au conseil municipal de Clermont-Ferrand où les élus UMP de la ville n’ont eu aucun représentant à Clermont Communauté (1). Dictature lourdingue d’édiles aux abois, pour qui la démocratie reste un mot dont ils ignorent tout de la chose, qui peinent –et pour cause- à mettre en place, dans la ville, une vraie participation des habitants, contraire à leur culture.

Autre signe inquiétant : la dérive des finances à Clermont Communauté comme à Clermont même (2). Nous sommes au bord du gouffre, avec un syndicat des transports en faillite, criblé de dettes, des projets pharaoniques poussant à des dépenses inconsidérées, la renégociation d’un très (trop ?) important pourcentage des emprunts par des formules financièrement dangereuses. Sans oublier les avantages inconsidérés que se sont octroyés ces nouveaux et toujours plus nombreux vice-présidents communautaires dont l’indemnité mensuelle est passée, d’un coup, de 900 à 1800 euros. Merci pour eux!
Sans prévision de gestion, cette fuite en avant financière est lourde de conséquences pour les contribuables locaux, les particuliers comme les entreprises, à une période qui s’annonce globalement difficile pour l’économie.

« Que pouvons-nous faire, face à une telle situation ? » demande alors un militant dans la salle.
Réponse des élus d’opposition : Résister, ne pas voter les budgets, dénoncer les pratiques insupportables, les faire connaître au public par tous les moyens à notre disposition et aussi être constructifs, travailler à faire des propositions alternatives.

Vent d’Auvergne, dans un prochain article, reviendra sur les premières propositions faites ce soir-là par Clermont Avant Tout et les élus d’opposition.

SW

(1)Les autres groupes minoritaires qui ont obtenu moins de voix que la liste UMP: MODEM et Extrême-gauche en ont eu un chacun.
(2) Naturellement le bouc émissaire est tout trouvé : « C’est la faute au désengagement financier de l’Etat ». Piètre parade démentie par les chiffres de ces dernières années. Il faut dire aussi que l’Etat cible désormais mieux les besoins des collectivités et réserve son aide aux moins favorisées. Cette attitude responsable de l’Etat devrait faire école auprès de nos élus des collectivités locales qui la dénigrent. Serait-ce trop leur demander que d’adopter désormais une gestion responsable et économe de nos impôts?

Posté par ventdauvergne à 13:03 - Politique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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