Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

01 août 2009

Au-delà de l'écran

au_del__de_l__cran   J’avais décidé, il y a quelques mois, de mettre un terme à mes articles dans Vent d’Auvergne. Et puis, je me suis ravisé et j’ai continué ma production, avec toutefois moins de boulimie qu’avant. Mais, quand même, depuis ce 28 mai 2005, jour où je me lançai dans l’aventure sur Internet, j’en suis à 519 messages en ligne.

   A ce stade, je peux souffler un peu et jeter un regard autour de moi. Première constatation : que sont certains de mes adversaires devenus, qui voulaient casser la droite blogueuse clermontoise et me vouaient aux gémonies ? Trois petits tours dans «Infos Clermont-Ferrand» et puis s’en vont. Manque de souffle et d’endurance sans doute. Les vieux briscards de droite, eux, sont toujours là, votre serviteur, bien sûr, Jean-Noël Delorme et Flavien Neuvy à Cébazat, sans oublier nos conseillers municipaux Nicole Barbin, Jean-Pierre Brenas et Anne Courtillé, plus pugnaces que jamais.

   Ces jours derniers, en faisant un peu le point, je me suis rendu compte de mes faiblesses. J’ai plutôt négligé les commentateurs de mes articles, en ne remerciant pas assez les «pour» et en ne prêtant pas assez d’attention aux «contre». A propos de ces derniers, j’admets parfaitement qu’on ne soit pas de mon avis et, comme je suis plutôt provocateur, mes écrits suscitent parfois des commentaires virulents. Mais certains adversaires ne jouent pas le jeu et manquent singulièrement d’éthique.

   Comme je me bats à visage découvert, j’attends, en retour, que ceux qui m’invectivent ne se cachent pas derrière des paravents d’anonymat pour décocher leurs flèches. Certes, le pseudonyme est à la mode sur la toile, ce qui est, avouons-le, bien commode. Mais quand, en plus, on laisse une adresse électronique bidon, on devient un truand du Net. Attaquer les gens qui se dévoilent, tout en restant anonyme, voilà qui n’est pas d’un grand courage.

   Je n’ai pas, jusqu’ici, malgré mes résolutions, vérifié l’existence des adresses mél de mes commentateurs. C’est mon second défaut : le laxisme. J’y ai remédié hier. La véracité des adresses mél de tous mes commentateurs du mois de juillet a été contrôlée. Deux de celles-ci sont fausses. Comme par hasard, elles émanent de faiseurs de polémiques plutôt agressifs. J’ai donc envoyé leur prose au néant d’où je n’aurais jamais dû les tirer. Dorénavant, tout commentaire à un article déclenchera un courriel de remerciement de ma part à son auteur. Si j’obtiens en retour un avis de non distribution, l’article de l’auteur indélicat ne sera pas publié. Qu’on se le dise !

   Nous le savons tous, certains messages déclenchent parfois des réactions assez violentes. Aussi quand les responsables du site Agora Vox ont fait paraître mon article du 4 juillet dernier, intitulé «Propos rafraichissants sur le réchauffement» ( voir, en bas de cet article, le lien vers la page d’AV), j’ai tendu le dos. Comment les lecteurs allaient-ils accueillir cette charge anti-réchauffement climatique ? Eh bien, je fus agréablement surpris pour deux raisons :

les réactions des «réchauffistes» furent, en général, raisonnables. Pas d’excommunication prononcée, pas de crises émotionnelles ni de diatribes virulentes. Seules deux personnes suggérèrent, sans employer le mot, que je me comportais comme les négationnistes qui refusent de croire à l’existence des chambres à gaz nazies,

un certain nombre d’internautes déclarèrent partager mon opinion. Preuve qu’à la base, les gens commencent à réfléchir, à analyser comptes-rendus et statistiques de toute provenance. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. Que la raison l’emporte, enfin, et que le débat ait lieu dans la sérénité est un signe encourageant de maturité populaire.

   Aussi, notre gouvernement, qui veut imposer sa taxe carbone, devrait prendre garde. Les Français ne sont plus disposés à gober, sans réfléchir, les affirmations péremptoires des gourous écolos et de leurs apôtres intéressés, surtout si elles doivent amener des taxes nouvelles. Sur ces belles paroles, je vous souhaite de bonnes vacances. A bientôt.

SW

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/propos-rafraichissants-sur-le-58511?debut_forums=0#forum2161214



15 juillet 2009

Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"

ac_jpb    Suite à mon dernier article, paru ici même, le 14 juillet 2009, et intitulé : « Droite clermontoise : l’abattoir de la discorde», j’ai reçu plusieurs courriels de mes amis de la liste « Clermont à grande vitesse » aux municipales de 2008, présents à la réunion préparatoire au dernier Conseil municipal, dont un d’Anne Courtillé elle-même.

   Tous contredisent les dires d’Annie Emery. Il n’a jamais été question, pour les élus UMP et apparentés, de voter non au projet municipal pour la raison quelle donne: « l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte», mais seulement au cas où l’association musulmane interlocutrice de la ville n’était pas représentative de cette communauté. Par contre si l’interlocuteur était le CRCM (Conseil régional du culte musulman), organisme représentatif, reconnu par l’état, nos élus avaient décidé de voter oui, ce qu’ils ont finalement faits, en conformité avec leur engagement vis à vis de leurs anciens colistiers.

   L’affaire est donc close et la polémique n’a pas lieu d’être. Anne Courtillé m’a demandé de donner la version exacte des évènements sur ce blog. Voilà qui est fait.

   Que d’anciens membres de notre équipe portent nos débats internes sur la place publique est déjà sujet à caution. Que dire lorsque leurs affirmations sont fausses ? Quels sont leurs buts exacts dans cette affaire ?  Passons l’éponge, il y a mieux à faire qu’à perdre son temps à de fausses querelles.

S W

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14 juillet 2009

Droite clermontoise: l'abattoir de la discorde

JP_Brenas_A_Courtill__A_Emery   Une décision municipale d’achat d’un terrain, destiné à un futur abattoir musulman, divise actuellement les anciens membres de la liste d’opposition à Clermont-Ferrand, « L’Avenir à grande vitesse » menée par Anne Courtillé. En tant qu’ancien colistier, j’aurais souhaité que la droite clermontoise lave son linge sale en famille. Mais puisque l’affaire a été portée sur la place publique par une lettre ouverte d’Annie Emery, que les conseillers municipaux Anne Courtillé et Jean-Pierre Brenas y ont répondu (voir les liens ci-dessous), je m’autorise à intervenir à mon tour dans le débat. J’examinerai la question sous deux angles : le fond de l’affaire et la polémique interne à la droite.

   Fallait-il ou non approuver l’initiative municipale ? D’un point de vue libéral, à partir duquel j’ai pris l’habitude d’examiner les problèmes, l’argent public, « notre argent »,-comme aurait dit Jean-Jacques Servan-Schreiber- ne doit pas financer les projets privés, cultuels ou autres. Ce qui signifie, entre parenthèses, que les subventions ou aides diverses aux associations devraient être  supprimées.

   Il y a des exceptions à toute règle. Il est parfaitement admissible que la puissance publique relaie le marché lorsqu’il est défaillant dans un secteur, dans la mesure où cela apporte un service potentiel à tous les habitants. C’est ainsi que des municipalités, Cournon d’Auvergne étant du nombre, ont sauvegardé leur dernière salle de cinéma. Mais lorsque le service s’adresse seulement à une frange de la population, la communauté des croyants musulmans dans le cas qui nous préoccupe, le refus de subventionner s’applique.

   Oui mais voilà, la règlementation française sur l’abattage des animaux est très contraignante : c’est un acte technique, ne pouvant être pratiqué que dans un abattoir, même s’il est rituel et festif (1). L’officiant doit être sacrificateur habilité. Le manque d’abattoirs peut donner lieu à des dérogations préfectorales. Mais, à plusieurs reprises, les sites dérogatoires ont été fermés, après condamnation par le Conseil d’état, d’où retour à la case départ et recours, à nouveau, aux pratiques illégales. Les usines à gaz étatiques ne servent pas à régler les problèmes mais à pourrir la vie des membres de la société civile. C’est la raison pour laquelle l’intervention facilitatrice des responsables locaux peut être admise dans ce cas, à condition que la communauté musulmane, à travers ses associations représentatives, paie une juste contribution pour la location du terrain et (ou) des locaux. En aucun cas, le contribuable ne doit être lésé (2). Le vote favorable des conseillers municipaux d’opposition menés par Anne Courtillé n’est donc pas condamnable à mes yeux.

   Reste, dans cette affaire, que le dossier municipal paraît incomplet, bâti à la va-vite, comme c’est, hélas! habituel sous la gouvernance Godard. Aussi ce vote oui, émis par nos amis, s’il se justifie, ne doit pas valoir un blanc seing à n’importe quoi. La vigilance s’impose pour la suite.

   J’en arrive à l’autre question, interne à notre équipe municipale de 2008. Il faut savoir que les colistiers ont pris l’habitude de travailler avec les six élus avant chaque conseil municipal, pour réfléchir aux sujets soumis à discussion et vote. Pourquoi, à propos de l’achat de ce terrain, les conseillers municipaux ont-ils voté oui au Conseil municipal après avoir pris l’engagement de voter non en réunion préparatoire, selon les dires d’Annie Emery(3)? Je pense que tout élu doit garder sa liberté de vote et donc pouvoir changer d’avis sur un projet, à la lumière d’informations données par le maire en Conseil municipal. A condition de s’en  expliquer ensuite à ses colistiers.

   Or, je ne trouve pas de réponse à cette question précise sur ce revirement, dans les articles  d’Anne et de Jean-Pierre Brenas dans leur site Internet. Je ne doute pas qu’ils puissent nous la fournir et j’attends leur réponse dans la sérénité. (voir mon  article du 15 juillet: "Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"). De plus, j’émets le souhait que, désormais, nous réglions nos affaires entre nous. Il n’est pas utile d’étaler publiquement nos divergences, ni nous livrer à des polémiques qui ne profiteront qu’à nos adversaires.

SW

La photo a été prise pendant la campagne municipale 2008. On reconnaît, de gauche à droite : J P Brenas, A Courtillé, A Emery.

(1)    Au fait : l’abattage pratiqué sur la place de Super-Besse, lors de la Saint-Cochon, est-il règlementaire ?
(2)    Tout cadeau caché, tout passe-droit avéré, tel un loyer anormalement bas, peut être sanctionné par la justice. Les exemples existent.
(3)    Selon Annie Emery : « Il avait été décidé après une longue discussion que le vote de  l’opposition serait : NON. L’argument majeur évoqué a été : l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte. » Je ne participais pas à la réunion.

Lire :

La lettre ouverte d’Annie Emery :
       http://www.modergnat.fr/index.php/2009/07/10/243-clermont-l-ump-divisee-sur-l-aid-el-kebir
Les réponses d’Anne Courtillé : 
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article635
Et de Jean-Pierre Brenas :
http://blog.jeanpierrebrenas.fr/post/2009/06/29/Sujet-a-polemiques-%3A

01 décembre 2008

Oeuvres et manoeuvres socialistes en Auvergne

A_C_bazatDans le dernier numéro du Figaro Magazine, Marc Lazar, historien et professeur à Sciences-Po, analyse la situation au parti socialiste. « Le PS représente encore une forte réalité politique et sociologique…Il dispose d’un réseau d’élus dense, de Régions et de municipalités », nous dit-il. Oui, « il dispose », le mot est on ne peut plus juste, hélas ! Il en dispose à sa manière, comme si toutes ces structures étaient sa propriété, et comme s’il suffisait, pour les gérer, d’écrire des lignes supplémentaires de chiffres avec beaucoup de zéros dans les rubriques « impôts et taxes » en recettes pour financer les folles gabegies des caprices pharaoniques de ses élus en dépenses.

C’est à ce pénible inventaire que se livrèrent, vendredi dernier, Anne Courtillé et Flavien Neuvy devant leurs amis de l’opposition à Cébazat (photo). Ah ! les socialistes, on les voit à l’œuvre en Auvergne et c’est loin d’être ragoûtant. Ils se distinguent surtout par l’augmentation de la pression fiscale, l’opacité de leur gestion et leur réaction infantile devant les critiques que l’on peut résumer par la phrase : « C’est la faute à l’Etat ». C’est un peu court, jeunes gens ! Et faux ! Il faut le dire et le redire : l’état prélève aux Auvergnats trois milliards  et demi d’impôts, il en redistribue six milliards aux collectivités régionales.

Mais comme c’est facile de critiquer la droite pour masquer ses impérities. La déchéance des Socialistes français, visible à travers tous les psychodrames auxquels ils nous ont prié d’assister depuis des mois, est une situation de fond qui se constate partout, y compris dans leur manière de gouverner les collectivités où ils sont majoritaires.

Tout n’est que ringardise et médiocrité, aujourd’hui, chez ces gens-là, du Conseil régional d’Auvergne, où un président atrabilaire masque le néant de sa politique derrière ses colères à répétition dûment médiatisées, au Conseil général du Puy-de-Dôme où un essaim de petits Iznogoud du parti de la rose au poing, veulent être califes à la place du calife, sans oublier Clermont et sa communauté, où un maire n’en finit pas de se prendre les pieds dans les fils qu’il a lui-même tendus et suscite, par son attitude et ses décisions, les réactions de plus en plus hostiles, non seulement de son opposition mais aussi de ses amis de gauche (1).

« Un vent de fronde s’est levé sur le tard,
Je crois qu’il gronde contre le Serge Godard »

A Cébazat, comme nous l’apprenait Flavien Neuvy, ce n’est pas mieux. Le maire socialiste se croit toujours en 2001 quand il n’avait pas d’opposition au Conseil municipal. Mais il en a une, cependant, toute nouvelle et assez étonnée de voir « les millions défiler » pour des projets peu raisonnables. Par exemple, la construction de 900 logements destinés à faire venir 3000 personnes supplémentaires dans la commune (soit une augmentation de 40 % du nombre d’habitants). Et si l’affaire fait plouf, qui paiera ? De même, le château de la Prades, devient château en Espagne : pour le rénover, le maire fait d’abord faire une étude, vieux réflexe socialiste, coûteuse, comme toutes les études que ces gens-là font faire. Et ensuite, il faudra rénover cette vieille bâtisse. Et voguent les millions d’euros.

Dans le magazine d’où j’avais extrait ma citation du début, Jacques Marseille, toujours à propos du parti fondé en 1971 à Epinay, affirme : « On ne peut pas construire durablement un parti politique sur le mensonge et le déni du réel ». Le drame, pour les Français, c’est que la majorité d’entre eux ont cru aux belles paroles de ses membres et leur ont confié les rênes de bon nombre de nos collectivités locales. Plus dure sera la chute, pour eux, mais encore plus dur sera le réveil, pour leurs électeurs.

SW

(1) Un des membres de ma famille me signale une nouvelle affaire clermontoise. Pour la lire, cliquez sur le lien :
http://www.bakchich.info/breve1385.html

Si le lien est périmé, vous pouvez lire l'article en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2008/12/01/11587302.html

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15 novembre 2008

Fin de semaine féministe

A_Courtill__d_dicaceHasard de la vie ? Mon emploi du temps de ces trois derniers jours m’amena à rencontrer, ou retrouver, quelques femmes d’Auvergne remarquables.

Jeudi soir, dans l’amphithéâtre bondé du CRDP de Clermont-Ferrand, à l’invitation de l’Alliance française, Marie-Elisabeth Baudoin, jeune chercheuse et enseignante à l’Université d’Auvergne, remplaçant quasiment au pied levé son mentor excusé, brossa un tableau très complet et instructif de la Russie actuelle. L’éternel empire des tsars, sorti du communisme, oscille entre démocratie et régime autoritaire. L’avenir de la patrie du grand Soljenitsyne est incertain, cet immense état, qui se conçoit comme multinational, apparaissant à la fois comme ambivalent et imprévisible. Beaucoup de choses dépendront du nouveau président élu, Dimitri Medvedev, comme de la Cour constitutionnelle, cette nouvelle institution très pugnace dans la protection des droits des citoyens russes.

Vendredi soir -changement de décor- soirée bon enfant et amicale au Centre social de Romagnat, pour le départ en retraite de la secrétaire générale. Ce centre, que la précédente municipalité installa dans des locaux neufs, est un lieu de vie exceptionnel qui accueille, outre les enfants et leurs familles, les anciens de la commune et un grand nombre d’ateliers dont un de reliure, auquel je participe. Le rayonnement de cette institution, les bonnes relations qu’entretiennent entre eux personnels et adhérents doivent beaucoup à la personnalité de la directrice Joëlle Guérin. Compétence, sérieux, esprit d’équipe, souci de l’organisation, désir constant que chacun s’y sente bien et participe à la vie du centre, telles sont les qualités de cette femme affable, consciencieuse et toujours à l’écoute.

Pendant le pot qui conclut la cérémonie, je bavarde avec deux assistantes sociales à la carrière déjà bien remplie, ayant eu diverses expériences professionnelles, notamment au Conseil général du Puy-de-Dôme. A les entendre, je ne recommanderai pas cette collectivité à leurs futures collègues. Hiérarchisation outrancière favorisant l’esprit « petit chef », management autoritaire y créent un climat pénible, ne favorisant pas l’épanouissement et c’est une litote.

Enfin, aujourd’hui samedi, je retrouve Anne Courtillé (photo) qui dédicaçait son dernier livre à la Librairie des Volcans à Clermont-Ferrand (1). Nous évoquons l’inépuisable, pénible et rocambolesque feuilleton des finances de la ville ainsi que les dernières explications embrouillées de notre premier magistrat. Puis Anne me confie, en riant, qu’en faisant des recherches documentaires pour son dernier roman, elle constata que les maires d’autrefois de la capitale auvergnate n’étaient guère plus avisés que l’actuel. Décisions contestables, erreurs, laisser aller seraient des pratiques récurrentes chez nos élus locaux. Notre noble cité arverne traîne –t-elle un si lourd karma que ses habitants soient condamnés à subir, génération après génération, la mauvaise politique de ses édiles ?

SW

(1) « La Chambre aux pipistrelles » aux éditions Presses de la Cité.

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24 août 2008

L'Auvergne rouge de Xavier Gardette

Xavier_GardetteLe « Salon du livre » de Châtel-Guyon, qui se tenait ce week-end, est devenu, avec le temps, un rendez-vous populaire de première importance. Chacun peut y rencontrer, dans une atmosphère bon enfant, les nombreuses gloires littéraires locales présentant leurs œuvres fort diverses.

De la BD au roman noir, en passant par l’essai, le conte, le livre pour enfants, la biographie, le récit du terroir, il y en a pour tous les goûts. Pour moi, c’est l’occasion de revoir des amis de longue date, sœur et frères d’armes de quelques combats, hors littérature, que sont Anne Courtillé, Pierre-Gabriel Gonzalez et François Beal. Et le plaisir de retrouver mon ancien collègue de travail, Xavier Gardette (photo), saisi par le démon tardif de l’écriture.

J’étais loin de supposer, alors que lui et moi conduisions des projets en formation d’adultes au Rectorat de Clermont-Ferrand, que nous tentions d’introduire la démarche qualité dans nos structures administratives un peu figées, que nous traduisions dans notre culture les strictes directives des normes ISO, qu’un émule d’Agatha Christie sommeillait chez ce conseiller en formation continue exigeant. Certes, la profession regorgeait d’hommes et de femmes originaux, voire hors normes, mais quand même.

A l’aube d’une nouvelle carrière, ce futur retraité de l’Education nationale, au sourire éternellement juvénile, se plaît à imaginer des assassins commettant d’horribles forfaits dans les territoires auvergnats les plus tranquilles. Dans son premier roman (*), le sang a coulé dans le bassin minier du Puy-de-Dôme. Une confidence de l’auteur me permet de vous annoncer qu’il coulera très prochainement dans la région de Billom. A suivre.

Que nous réserve Xavier Gardette dans l’avenir ? Le récit d’un affreux crime de sang commis, à Clermont-Ferrand, dans les locaux de la Mairie ou du Conseil général ? Et mettant en scène, sous des noms d’emprunt, les gloires politiciennes locales? Il ne s’agit que d’une suggestion, je n’irai pas plus loin, on m’accuserait de faire, comme on dit en psychologie, de la projection.

Serge Weidmann

(*) « Le démon des sources » par Xavier Gardette aux Editions de la Montmarie                 232 pages 20 euros
Visitez le site de l’auteur : www.xaviergardette.com

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