Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

16 octobre 2007

Droit des marchands contre droit des états

Marchands2_tableau_de_Nicolo_di_Pietro__GeriniLa seconde journée de la XXXème Université d’été de la Nouvelle économie s’ouvrit avec le diaporama de présentation du thème à traiter : « La mondialisation, émergence de nouvelles institutions juridiques ». L’exposé présentait les mouvements à l’œuvre au niveau mondial.

La mondialisation, du moins celle que souhaitent les libéraux, permet la libération des échanges entre les hommes, l’émergence de droits nouveaux et spontanés, comme celui des marchands aux 12ème et 13ème siècles. Malheureusement, il peut y avoir une autre mondialisation: celle des hommes d’Etat et des lobbies divers, prompts à bâtir des législations internationales contraignantes. C’est bien ce qui est en oeuvre avec le développement durable, les divers protocoles écologiques et la notion de « concurrence loyale », chère à notre technocratie bruxelloise.

Heureusement, face à ces tentations constructivistes anti-libérales, loin des juridictions publiques, on peut observer la mise en place d’un nouvel ordre international de droit privé, basé sur le contrat, s’appuyant sur l’expérimentation sociale et respectant les droits de propriété.

Le document complet de présentation peut être lu à cette adresse internet :
http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2007/10/14/6535575.html

Sa version anglaise : « The emergence of new legal institutions » est également disponible:
http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2007/10/14/6535689.html

Serge Weidmann

L’image est une photographie d’un tableau de Nicolo di Pietro Gerini représentant deux marchands.

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09 octobre 2007

Chefs d'états voyous

V_Curzon_PriceJ’ai beaucoup apprécié l’intervention de Victoria Curzon-Price, universitaire genevoise, à la dernière Université d’été de la Nouvelle économie à Aix-en-Provence.

Pour elle, s’il faut regarder le rôle des nations dans la constitution d’un ordre mondial, force est de constater que celui-ci émerge spontanément entre celles qui respectent la propriété individuelle. Ces nations ont en général abrogé l’utilisation de la violence et de leur ordre interne naît un ordre externe. Ce dernier est porteur de paix, d’échanges et de richesses; le commerce qui s’établit entre ces nations sera automatiquement libre.

L’inverse est vrai également : les nations qui ne respectent pas la propriété individuelle suscitent violence et désordre et l’ordre international auquel elles participeront sera imparfait et, lui aussi, source de violence. Les institutions internationales nées après la seconde guerre mondiale à l’initiative des pays libres accueillirent, malheureusement, des gens comme Staline qui n’avaient pas l’intention de respecter l’esprit et la lettre de ces institutions. Aussi sont elles entachées du fait que beaucoup de pays qui y participent sont gouvernés par des bandits et des spoliateurs.

Aujourd’hui, dans beaucoup d’états, l’excès de réglementations et d’impôts pèse sur les coûts, les droits de propriétés peuvent être réduits, notamment sous la pression des lobbies les plus divers. Ce sont donc d’abord les réformes menées à l’intérieur des nations qui, rendant l’économie plus flexible, pourront reconstituer un ordre mondial spontané. On mesure le long chemin qui nous reste à parcourir.

Serge Weidmann

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18 septembre 2007

Mondialisation, concurrence et liberté

Universit__d__t__la_salleLundi 27 août : Premiers intervenants et non des moindres de la 30ème Université d’été de la Nouvelle Economie : Pascal Salin (France) Leonard Liggio et Jerry O’Driscoll (USA) sur le thème : La mondialisation, fruit de changements institutionnels.

« La liberté est bonne et la mondialisation n’est que la résultante de cette liberté ». C’est la phrase de conclusion de Pascal Salin à la fin de son intervention au cours de laquelle il montra que la mondialisation est un phénomène naturel qui fut contrarié, tout au long du XXème siècle, siècle de l’aberration étatique, nationaliste, période de «démondialisation» (sauf au plan guerrier). Nous eûmes droit à la planification étatique, aux contrôles des changes et autres contraintes, comme autant de barrières érigées contre le libre échange. Et tout cela au nom de prétendus intérêts généraux, qui ne sont qu’un moyen de défendre les intérêts de certains, qui ont peur de la concurrence, contre ceux des autres.

Léonard Liggio rappelait que la mondialisation est partie de l’Europe. On y utilisait alors le droit marchand, véritable référence des cours privées d’arbitrage pour régler rapidement les problèmes posés par les échanges.

Pour Jerry O’Driscoll, il n’y a pas d’échanges internationaux, il n’y a que des échanges entre individus, échanges de biens, d’idées, de pratiques commerciales, de lois. Cette accumulation, ce partage de savoirs et de pratiques permettent le développement sous tous ses aspects. Se référant à Milton Friedman et à son œuvre Capitalisme et liberté, il analyse l’origine de la réussite anglaise par l’existence de la propriété privée et de la liberté économique, caractérisée d’abord par l’absence de coercition étatique. Selon lui, une société de liberté est une société où les travailleurs ne sont pas empêchés de travailler, les producteurs de produire et les gens d’acheter.

Compte-rendu par Serge Weidmann

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11 septembre 2007

Mondialisation et institutions

Mondialisation_et_institutionsLa première journée de la XXXème Université de la Nouvelle Economie, celle du lundi 27 août, était consacrée à "La mondialisation et les institutions". Traditionnellement la journée débute par la présentation d'un document audiovisuel d' introduction du thème. Vous trouverez ci-dessous le texte de ce document. SW

Pourquoi la mondialisation? La mondialisation ne s'est pas installée par hasard. On soutient couramment qu'elle est devenue inéluctable à cause des progrès réalisés dans les techniques de transport et de communication. Ces techniques ont raccourci les distances, traversé les frontières traditionnelles, libéré tes hommes des contraintes de la localisation géographique. L'économie est de moins en moins dépendante du sol et des ressources qu'il recèle.

Mais cette thèse appelle deux questions :
Pourquoi le progrès technique ? S'agit-il d'un phénomène autonome, peut-il se produire et s'accélérer sans l'innovation humaine et l'environnement qui lui convient ?
Pourquoi le progrès technique se serait-il d'abord diffusé dans de vastes espaces, entre nations déjà parvenues à un haut niveau de richesse ?

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Globalization and institutions

1. Why globalization?

Globalization did not occur by chance. People often say that it has become irresistible because of the progress made in transportation and communication techniques. Those techniques have shortened distances, crossed traditional frontiers, and freed men from the constraints of geographical location. The economy is less and less dependant upon the soil and the natural resources it conceals. But this thesis raises two questions:
1° Why technical progress ? Is it just an autonomous phenomenon that can be generated and accelerated without human innovation and a proper environment?
2° Why would technical progress be first spread among large spaces, among nations that already reached a high level of wealth?
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03 septembre 2007

Hervé Novelli: Un libéral devenu ministre

Herv__NovelliDimanche 26 août à Aix-en-provence, lors de son repas d'ouverture, la XXXème Université d'été de la Nouvelle Economie accueille Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur.

" Hervé Novelli était libéral avant d'être ministre " plaisantait Jean-Yves Naudet, l'un des organisateurs chargé de présenter l'invité. Le compagnon d'Alain Madelin  revenait parmi ses amis libéraux afin de les convaincre qu'il restait ce qu'il a toujours été et que son action dans le gouvernement de François Fillon se déroulait selon les idées qu'il a toujours défendues.
Certes, si les résultats du commerce extérieur français ne sont pas très bons actuellement, ce n'est pas la faute au secrétaire d 'Etat car ce n'est pas lui qui fait du commerce. Mais ce peut être une opportunité pour proposer quelques réformes nécessaires. Hervé Novelli en  distingue quatre :

D'abord une simplification des mesures et contraintes administratives touchant les entreprises. Elles augmentent notamment lorsqu'on franchit certains seuils d'effectifs, bloquant parfois l'embauche voire le développement.

Ensuite une meilleure organisation de la recherche-développement par fusion des agences de recherches actuellement trop nombreuses.

La troisième réforme est la diminution de la fiscalité des entreprises. Novelli rappelle que l'impôt sur les sociétés est de 33% en France, quand il est resté sous la barre des 30% chez nos voisins européeens.

Enfin, il convient de rechercher et d'encourager d'autres formes de financement des entreprises, en développant le capital risque et l'investissement privé.

En réponse à plusieurs questions des participants, Hervé Novelli reconnaissait qu'il y avait peut-être trop de pôles de compétitivité; d'ailleurs un audit est en cours à ce sujet. Quant à la TVA sociale, il ne pense pas que ce transfert d'impôts règlera nos problèmes sociaux car ce qui importe d'abord, c'est de réduire les coûts des prestations sociales.

Serge Weidmann   



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30 août 2007

L'Université d'été des libéraux s'est achevée hier

Universit__d__t_La trentième Université d’Eté de la Nouvelle Economie d’Aix-en-Provence s’est achevée hier. Programme de conférences denses et riches, contributions variées et multiples de plus de trente universitaires et scientifiques du monde entier (France, Pays d’Europe de l’Ouest comme de l’Est, USA, Canada…), public constitué d’étudiants de toutes nationalités, de cadres, d’entrepreneurs, d’enseignants qui s’intéressent aux idées de liberté et de responsabilité, tels sont les caractéristiques de cette manifestation désormais incontournable pour les libéraux.

Le thème de cette année 2007 était: «Les défis institutionnels de la mondialisation». Les comptes-rendus seront mis en ligne, tout au long des mois prochains sur le site internet: http://www.libres.org. Pour les consulter, allez dans les deux rubriques : «Université d ’été» et «La nouvelle lettre».

Vent d’Auvergne vous donnera, dans les semaines à venir, des articles portant sur les contributions qui me sont apparues comme les plus pertinentes. J’ai fait le choix de privilégier les coups de cœur au détriment de l’exhaustivité. Le premier texte à paraître reprendra l’intervention d’Hervé Novelli au dîner d’ouverture de l’Université d’été, le dimanche 26 août. A très bientôt.

Serge Weidmann

Hervé Novelli est Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur.

Posté par ventdauvergne à 15:54 - Université d'été de la Nouvelle Economie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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