Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

10 juillet 2009

L'emprunt dans un drôle d'état

Henri__Guaino2   Le président de la République a avoué un jour bien aimer Henri Guaino parce qu’il est « un peu fêlé ».  Dangereux penchant qui pourrait l'amener à recruter ses conseillers dans les salles d’attente des cabinets psychiatriques. Ce ne serait sans doute pas la meilleure façon de mener une politique avisée.

   Actuellement, le « fêlé » de Nicolas Sarkozy, sans attendre les conclusions des ex premiers ministres, les frères siamois « Juppard-Roquet », se répand dans les médias en propos enthousiastes sur l’emprunt national et l’augmentation de la dépense publique. Exemples de quelques sophismes du sieur Guaino : « Le rôle de l’Etat est de mobiliser l’épargne des ménages au profit de l’investissement », « la crise actuelle impose le retour du politique, pour le meilleur et pour le pire » (c’est moi qui souligne) (1). Sur BFMTV, il va plus loin : pour lui, « le pays n’a pas de problème de signature, personne ne s’inquiète que la France puisse être demain en faillite ». Personne vraiment ? Il m’avait semblé pourtant que le premier ministre François Fillon avait dit le contraire. D’autre part, l’INSEE nous communique des chiffres plutôt inquiétants : à la fin du premier trimestre 2009, la dette publique s’établit à 1413,6 milliards d'euros, en hausse de 86,5 milliards d'euros par rapport au quatrième trimestre 2008. Exprimée en pourcentage du PIB, la dette se situe approximativement à 72,9 %, en hausse de 4,8 points par rapport au trimestre précédent. Tout cela n’a pas échappé à certains prêteurs internationaux, qui commencent à trouver que la France est un bien mauvais élève en fait d’économie (à tous les sens du terme).

   Aussi non seulement l’Etat est surendetté au-delà du supportable, mais le nouvel emprunt, qui fait vibrer si fort M.Guaino, qu’il faudra bien rembourser un jour, va encore alourdir notre dette nationale. Et nous ne sommes pas sûrs que cet argent, collecté sur l’épargne des Français, sera utilisé à bon escient, c’est à dire à des investissements vraiment productifs ; l’expérience nous enseignerait plutôt que les hommes d’état n’ont pas vraiment de compétences particulières pour la gestion économique.

   C’est pourquoi, comme le journaliste Yvon Rioufol (2), je ne souscrirai pas à l’emprunt national, ne voulant pas apporter ma caution à une politique d’endettement qui pulvérise déjà des records. L’état serait plus avisé d’encourager l’aide directe des particuliers aux entrepreneurs privés, qui sont aux prises avec la réalité économique, ont besoin d’argent et savent mieux le gérer que tous les technocrates à la Guaino.

SW


(1)   Citations extraites d’une interview à Valeurs actuelles du 9 juillet
(2)   Lire « Question sur l’emprunt national » sur :
      http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/07/non-a-lemprunt-national.html

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06 mars 2009

Le libéralisme, voilà l'ennemi !

   AlainJoyandet20080929L' intervention d’Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie (1), hier soir, à Chamalières, devant les militants de l’UMP, fut un hommage à la pensée unique qui règne aujourd’hui en France.

   Il est piquant, voire paradoxal, dans notre pays, de constater que des chefs d’entreprise (ce qu’a été et reste Alain Joyandet) conspuent l’ « ultralibéralisme », défendent l’intervention de l’Etat dans l’économie, tandis que des étudiants et des fonctionnaires, professeurs d’Université (2), se battent pour la société civile, l’état minimum et l’économie de marché.

   C’est ainsi que nous eûmes droit, de la part de cet entrepreneur franc-comtois, à l’affirmation (fausse) que la crise économique actuelle venait du système privé (3) et qu’elle était combattue heureusement par le système public,  puis à une charge contre les riches, que je croyais jusqu’ici être l’apanage de M. François Hollande et de ses amis socialistes. « Il y a trop de richesses dans les mains de quelques uns » lança le Secrétaire d’Etat, en fustigeant en passant Bill Gates, comme l’aurait fait le premier gauchiste venu.

   Parmi les raisons qui poussent certains responsables de l’UMP à critiquer un libéralisme qualifié, par une grande partie du microcosme politique, d’ « ultra », il y a la peur (avouée) de l’extrême gauche. Très franchement, Joyandet nous dit que défendre le libéralisme, c’est s’exposer à la violente contradiction de M. Besancenot et risquer de voir les Français, en grand nombre, le croire et voter pour lui. Aveu terrible : aujourd’hui comme hier chez nous, c’est l’extrême gauche qui impose sa vision du monde et ses adversaires n’osent pas l’affronter ni même la contredire.

   Mais à faire autant de concessions à l’ennemi, à renoncer au travail d’analyse des causes réelles de la crise économique actuelle, à mettre ses idées sous le boisseau et son drapeau dans sa poche, la droite se condamne à apporter de mauvaises solutions à nos problèmes et à voir, à terme, une partie de son électorat, faute de l’existence d’une formation politique libérale forte en France, se réfugier dans l’abstention ou dans le vote protestataire.

SW

(1)Voir le site d’Alain Joyandet :
http://www.joyandet.fr/site/

(2)Je pense notamment à Garello, Salin, Lemennicier, Bramoullé, Naudet, Caccomo et d’autres…

(3)Lire, à propos de la crise économique, dans Vent d’Auvergne :
http://ventdauvergne.canalblog.com/archives/2008/10/10/10902420.html
http://ventdauvergne.canalblog.com/archives/2009/02/01/12318355.html
 

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20 janvier 2009

Obamania française

  obamaAu temps de Molière, les « précieuses ridicules » se réunissaient dans des salons pour se gargariser de leurs prétentieuses fadaises. Aujourd’hui, avec le progrès technique, précieuses et précieux se retrouvent sur les plateaux de télévision devant les caméras.  Et leurs fadaises, débitées devant des millions de téléspectateurs, deviennent des vérités à force d’être répétées à tous les échos.

  Ainsi, hier midi, sur une quelconque chaîne de télé, plusieurs «parloteux» patentés dissertaient gravement sur notre malheureux pays dans les profondeurs politiciennes duquel nul d’entre eux n’entrevoyait l’ombre d’un Barack Obama. D’où des propos désabusés sur la pauvre France, devenue, à leurs yeux, une contrée peuplée de racistes. Tout cela est bien triste, Madame Michu.

  Les obsédés du multiculturalisme ont bien de la chance de vivre au début du XXIème siècle à Paris, là où aucun nouveau Molière ne vient moquer leurs chimères stupides. Et nous, les Français de base, sommes bien à plaindre de n’avoir pas un nouveau génie de la comédie pour nous donner à rire de leur bêtise satisfaite. Pourtant, ces hypocrites mériteraient fort que quelqu’un leur mette le nez dans leur caca intellectuel.

  Leur bruyante adhésion à une Amérique, devenue brusquement paradisiaque, ne doit pas nous faire oublier qu’elle est le résultat de l’élection à la présidence d’un homme qui est, d’abord, proche d’eux par ses idées socialistes. Quand George W. Bush a appelé la « diversité » à ses côtés, nul n’a entendu nos bobos hexagonaux chanter ses louanges avec celles de Condoleezza Rice et Colin Powell. L’antiaméricanisme primaire est une arme contre les élus et responsables républicains, leurs idées et leur politique. La défense de la liberté, base idéologique des républicains américains, est un épouvantail pour nos grenouilles de bénitiers socialisantes qui se cherchent volontiers un roi outre-Atlantique à condition qu’il soit de gauche et interventionniste. S’il a du sang noir dans les veines,  cela permet, en plus, l’exaltation antiraciste.

  En France, nous avons quelques ministres, femmes de surcroît (mais le féminisme n’est plus à la mode), issues de populations immigrées. On sait comment les perroquets de la bien-pensance les traitent : Rachida Dati insultée, Rama Yade méprisée, Fadela Amara snobée depuis qu’elle a quitté (peut être aurais-je dû écrire : « trahi ») la gauche pour rejoindre l’équipe de Nicolas Sarkozy. Pour nos faiseurs d’opinion hexagonaux, ici, comme en Amérique, le seul bon immigré, métis, issu de la diversité –nous avons le choix des mots-  doit être de gauche ou il n’est pas.

SW

17 janvier 2009

Les voeux de Brice Hortefeux aux militants de la majorité présidentielle

Brice_Hortefeux_janvier_2009Après un hommage appuyé au marquis de Frangipani, inventeur présumé de la célèbre garniture de la galette des rois, Brice Hortefeux présenta ses voeux aux quelque quatre cents militants et sympathisants de la majorité présidentielle du Puy-de-Dôme, présents au local de l’UMP, ce samedi 17 janvier 2009.

Voeux courts mais percutants. D’abord le ministre se félicita du «retour de la France au coeur de l’Europe», allusions, notamment, à l’action du président de la République lors de la crise géorgienne et à l’adoption, à l’unanimité des états membres, des dispositions pour l’immigration.

Pour 2009, le nouveau ministre du travail affirma une volonté:

- placer son nouveau et important ministère du travail, qu’il mène avec ce que la presse a appelé ses «drôles de dames» («Je ne me vois guère en Charlie», proteste l’intéressé): Fadela Amara, Nadine Morano et Valéry Létard, un exemple de solidarité

et formula deux voeux:

-que l’action politique limite l’impact de la crise financière mondiale devenue crise économique et sociale

-que la droite se prépare activement aux prochaines échéances électorales:

aux européennes de juin prochain avec un message clair et simple à destination des électeurs,

aux régionales de 2010. A ce propos, Brice Hortefeux attaqua vivement en affirmant «la Région, çà ne marche pas», sauf bien sûr, les impôts et la fiscalité qui connaissent des pics alors que l’investissement diminue. Il rappela que, quand VGE était président de la région Auvergne, pour un euro prélevé, deux étaient investis; aujourd’hui quand un euro est prélevé, un seul est investi. Et de conclure qu’il y a là un défi à relever pour que l’Auvergne retrouve «sa place, son rôle et son rayonnement».

SW


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07 janvier 2009

Vaclav Klaus, tête de turc en Europe

V_Klaus_1L'homme est atypique et politiquement incorrect. Comme il est aussi président d’une république européenne, son indépendance d’esprit en énerve plus d’un. Tel est Vaclav Klaus: libéral assumé, grand pourfendeur des écologistes à la mie de pain et de leur nouvelle religion du réchauffement climatique (1), eurosceptique sans état d’âme. Il n’en fallait pas davantage pour devenir la tête de turc de tous les bien pensants politico-médiatiques de l’Hexagone et des béats européens.

Au lieu de critiquer ses options, ce qui demande, sans parler du temps et des efforts, une certaine honnêteté intellectuelle dont beaucoup sont dépourvus, ses adversaires préfèrent disqualifier l’homme en le faisant passer pour un fou.

C’est ainsi, pour prendre un exemple entre mille, que, dans un portrait paru dans le Figaro du 2 janvier 2009 (photo), un plumitif de service ne trouve rien de mieux, pour enfoncer Klaus, que d’aller chercher un portrait de lui rédigé par, tenez-vous bien, « la police communiste tchèque » en 1980. Imaginez que, pour dresser la personnalité du général de Gaulle, un journaliste aille dénicher ses références dans les archives de la Gestapo ! Et que nous apprennent donc les crapules staliniennes ? Que Klaus « ne supporte aucune forme d’opposition, ne souffre pas la contestation et se considère comme un génie ». Outre l’humour involontaire qui caractérise ce descriptif, quand on en connaît les auteurs, notons que Klaus n’est pas différent de la plupart des  hommes et femmes politiques de notre planète, à commencer par ses adversaires d’hier et d’aujourd’hui.

Vaclav Klaus, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à la 25ème université d’été des nouveaux économistes d’Aix-en-Provence, est un homme de conviction et qui sait, pour avoir vécu dans un pays totalitaire, ce que le mot liberté signifie. Il sait aussi débusquer, là où elles se manifestent, les multiples atteintes qui lui sont portées actuellement, Europe des vingt sept incluse (2).  D’où la levée de boucliers sans pudeur le concernant. Pour faire vraiment connaissance avec lui, je vous propose de lire son intervention à Aix-en-Provence en 2002(3).

SW

Le 13 février 2009, V. Klaus a écrit un article résumant bien sa philosophie, intitulé:" La lutte pour la liberté de vivre et d'échanger..."et paru sur le site de Claude Reichman. Pour le lire, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://www.claudereichman.com/articles/luttepourlaliberte.htm

(1) Compte-tenu du froid polaire qui règne actuellement dans nos pays tempérés, la classe parlante et inquisitoriale n’utilise plus l’expression « réchauffement climatique » mais « changement climatique ». On n’est jamais trop prudent.

(2) Est-ce un hasard si le porte drapeau du « non » en Irlande, Declan Ganley, que Klaus a récemment rencontré, a baptisé « Libertas » son nouveau mouvement pour les élections européennes de 2009 ?

(3) « Quelle transition ? » par V Klaus
http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2009/01/07/12002032.html





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17 décembre 2008

Daniel Cohn-Bendit, tel qu'en lui-même

Daniel_Cohn_BenditQu'y a-t-il de plus détestable chez Daniel Cohn-Bendit ?
Le chef de bande, trublion et casseur en mai 68 à Paris ?
Le travailleur social qui acceptait les attouchements de bambins dans les jardins d’enfants de ses amis baba cools d’outre Rhin ?
Le gauchiste recyclé en écologiste pour faire carrière en politique ?
Le franco-allemand qui utilise sa double nationalité pour se faire élire là quand on ne veut plus de lui ici ?
Le bourgeois paniqué devant l’entrée du métro parisien, lui qui ne l’avait jamais pris auparavant, et qui, obligé d’y descendre, demanda à son collègue Paul-Marie Coûteaux, député européen souverainiste, le mode d’emploi des lignes et des rames ?
Le militant anti-nucléaire allant narguer les travailleurs d’une centrale  et, devant leur courroux, courant se réfugier dans les bras des CRS ? Ce qui lui valut cette apostrophe rigolarde de Philippe de Villiers : « Ce n’est plus CRS-SS mais CRS-SOS ».
L’eurocrate sans état d’âme qui déclare : « Le non irlandais a une fois de plus montré que les référendums nationaux constituent un instrument inadéquat pour décider des questions européennes » ? Le peuple appréciera.
L’éternel provocateur et grande gueule, qui, l’âge venu, retombe en adolescence et passe son temps à insulter les chefs d’états européens comme Vaklav Klaus et Nicolas Sarkozy  pour se persuader qu’il existe encore?
Et c’est ce pénible personnage, cet éternel destructeur professionnel de l’ordre social, mais qui sait se ménager –pas fou- une confortable rente personnelle comme élu perpétuel au parlement européen, qui va revenir nous tympaniser en 2009, au moment des élections européennes, avec ses slogans rassis d’écolo militant, son développement durable et ses éoliennes ?
Et qui va continuer jusqu’à sa mort son œuvre de casseur de société tout en menant la belle vie de député avec notre argent.

SW

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01 décembre 2008

Oeuvres et manoeuvres socialistes en Auvergne

A_C_bazatDans le dernier numéro du Figaro Magazine, Marc Lazar, historien et professeur à Sciences-Po, analyse la situation au parti socialiste. « Le PS représente encore une forte réalité politique et sociologique…Il dispose d’un réseau d’élus dense, de Régions et de municipalités », nous dit-il. Oui, « il dispose », le mot est on ne peut plus juste, hélas ! Il en dispose à sa manière, comme si toutes ces structures étaient sa propriété, et comme s’il suffisait, pour les gérer, d’écrire des lignes supplémentaires de chiffres avec beaucoup de zéros dans les rubriques « impôts et taxes » en recettes pour financer les folles gabegies des caprices pharaoniques de ses élus en dépenses.

C’est à ce pénible inventaire que se livrèrent, vendredi dernier, Anne Courtillé et Flavien Neuvy devant leurs amis de l’opposition à Cébazat (photo). Ah ! les socialistes, on les voit à l’œuvre en Auvergne et c’est loin d’être ragoûtant. Ils se distinguent surtout par l’augmentation de la pression fiscale, l’opacité de leur gestion et leur réaction infantile devant les critiques que l’on peut résumer par la phrase : « C’est la faute à l’Etat ». C’est un peu court, jeunes gens ! Et faux ! Il faut le dire et le redire : l’état prélève aux Auvergnats trois milliards  et demi d’impôts, il en redistribue six milliards aux collectivités régionales.

Mais comme c’est facile de critiquer la droite pour masquer ses impérities. La déchéance des Socialistes français, visible à travers tous les psychodrames auxquels ils nous ont prié d’assister depuis des mois, est une situation de fond qui se constate partout, y compris dans leur manière de gouverner les collectivités où ils sont majoritaires.

Tout n’est que ringardise et médiocrité, aujourd’hui, chez ces gens-là, du Conseil régional d’Auvergne, où un président atrabilaire masque le néant de sa politique derrière ses colères à répétition dûment médiatisées, au Conseil général du Puy-de-Dôme où un essaim de petits Iznogoud du parti de la rose au poing, veulent être califes à la place du calife, sans oublier Clermont et sa communauté, où un maire n’en finit pas de se prendre les pieds dans les fils qu’il a lui-même tendus et suscite, par son attitude et ses décisions, les réactions de plus en plus hostiles, non seulement de son opposition mais aussi de ses amis de gauche (1).

« Un vent de fronde s’est levé sur le tard,
Je crois qu’il gronde contre le Serge Godard »

A Cébazat, comme nous l’apprenait Flavien Neuvy, ce n’est pas mieux. Le maire socialiste se croit toujours en 2001 quand il n’avait pas d’opposition au Conseil municipal. Mais il en a une, cependant, toute nouvelle et assez étonnée de voir « les millions défiler » pour des projets peu raisonnables. Par exemple, la construction de 900 logements destinés à faire venir 3000 personnes supplémentaires dans la commune (soit une augmentation de 40 % du nombre d’habitants). Et si l’affaire fait plouf, qui paiera ? De même, le château de la Prades, devient château en Espagne : pour le rénover, le maire fait d’abord faire une étude, vieux réflexe socialiste, coûteuse, comme toutes les études que ces gens-là font faire. Et ensuite, il faudra rénover cette vieille bâtisse. Et voguent les millions d’euros.

Dans le magazine d’où j’avais extrait ma citation du début, Jacques Marseille, toujours à propos du parti fondé en 1971 à Epinay, affirme : « On ne peut pas construire durablement un parti politique sur le mensonge et le déni du réel ». Le drame, pour les Français, c’est que la majorité d’entre eux ont cru aux belles paroles de ses membres et leur ont confié les rênes de bon nombre de nos collectivités locales. Plus dure sera la chute, pour eux, mais encore plus dur sera le réveil, pour leurs électeurs.

SW

(1) Un des membres de ma famille me signale une nouvelle affaire clermontoise. Pour la lire, cliquez sur le lien :
http://www.bakchich.info/breve1385.html

Si le lien est périmé, vous pouvez lire l'article en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2008/12/01/11587302.html

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16 novembre 2008

Congrès du PS: de la lumière à l'ombre

PS_logoA show, pardon, à chaud, je vous livre mon sentiment personnel à la fin du congrès socialiste de Reims. D’abord, ma Champagne natale ne méritait pas cela. Les socialos qui aiment les commémorations auraient pu retourner à Rennes pour s’étriper à nouveau. Et je songe à la joyeuse ironie de Jean-François Revel qui qualifia, en son temps, ce congrès breton de « rixe entre ivrognes dans un bordel mexicain ».

Car, au PS, plus ça change, plus c’est pareil. Vous pensez que les fulminations, les haines cuites et recuites sur les petits feux de la division cachent de grands combats d’idées ? Même pas ! Ce ne sont que querelles de personnes qui agitent cette officine.

Parce qu’au fond, nos socialistes pensent tous la même chose. Ils ne changent jamais, radotent les mêmes patenôtres, comme des grenouilles de bénitiers, depuis le début du XXème siècle. Une incantation marxisante contre le marché, les entreprises privées, et pour les défilés protestataires et revendicatifs des fonctionnaires, les vrais chouchous de la sociale.

Où est la différence entre une Ségolène Royal qui veut créer un « nouveau front populaire », un Benoît Hamon qui refuse de s’allier au MODEM parce qu’il ne veut pas gouverner avec des libéraux (pourquoi riez-vous ?), une Martine Aubry qui veut défiler la semaine prochaine avec les syndicats de fonctionnaires ? Il n’y en a pas. Tous les trois sont comme ces grenadiers d’Offenbach , scotchés sur place tout en chantant « Marchons, marchons ! »

Parce qu’enfin qu’ont-ils fait depuis Epinay, sinon vouloir de toutes leurs forces, encore et toujours, sous couvert de lutte des classes, tuer la société de liberté, contrôler la vie économique et imposer leurs marottes « sociétales » à leurs compatriotes. Devant le monde qui changeait et auquel ils n’ont rien compris, parce que ces doctrinaires ne sont pas faits pour comprendre mais pour appliquer les slogans de leur catéchisme rouge, ils sont restés les mêmes, tétanisés dans leur projet révolutionnaire. La société bougeait constamment, pas eux. Et aujourd’hui qu’ils se retrouvent hors jeu, déboussolés, ne sachant pas se remettre en cause, ils se mangent entre eux. Bon appétit messieurs-dames !

Finalement, je me pose la question suivante : la France a –t-elle encore besoin d’un parti socialiste ? Pour nous débarrasser de toutes les chimères et les slogans qui nous firent tant de mal et retrouver la route de la prospérité, avons-nous même encore besoin de partis tout court ? N’est-il pas temps que les apparatchiks de tous poils cèdent la place aux hommes de bonne volonté : les missionnaires, les bâtisseurs, les compagnons, les chevaliers, comme les appelait à l’aide Jean Royer, il y a bientôt dix ans (1), des citoyens courageux avec une éthique à toute épreuve.

Dans ce lamentable congrès, c’est non seulement une crise de socialistes à laquelle  nous avons assisté mais peut être aussi une crise de la politique des « politichiens », comme disait de Gaulle, politique que nous, les citoyens, avons tolérée pendant beaucoup trop longtemps.

SW

(1) http://ventdauvergne.canalblog.com/archives/2005/06/30/616577.html

07 novembre 2008

Obama président: une bonne nouvelle?

BarackObama3Les Français sont incorrigibles: après avoir fait de George Bush le diable, les voilà croyant que Barack Obama est le Messie. Rappelons leur quelques vérités.

D'abord le nouveau président des États-Unis vient de l' extrême gauche du parti démocrate et il eut quelques fréquentations extrémistes dans sa jeunesse (1). Son programme le trahit. Interventionniste  convaincu, il compte multiplier les aides d'un côté tout en taxant les plus values du capital et relever le plafond des revenus imposables. Vive l'état providence incontournable dans l'immobilier, la santé, l'environnement et j'en passe. Certes, cela plaira aux bobos des deux côtés de l'Atlantique mais cela plombera la reprise économique.

Autre virage inquiétant: la remise en cause des accords de libre échange avec les pays limitrophes au nord et au sud. La revendication du protectionnisme comme doctrine, il y a vraiment de quoi faire la fête.

Qui ne voit qu' impôts nouveaux et « subventionnite » auront, outre atlantique, le même effet que chez nous: la diminution de la croissance et la hausse du chômage. Sans compter que ces initiatives américaines n'arrangeront pas les économies européennes largement tributaires des USA. Quand les frontières se ferment, quand les barrières douanières bloquent les échanges, tout le monde en pâtit. C'est cette même politique qu'a menée Franklin Roosevelt dans les années trente, avec les conséquences que l'on connaît:la récession et la guerre.(2)

N'oublions pas non plus que la crise des « subprimes » américaine, devenue par effet boule de neige, crise financière puis crise économique mondiale est née, comme le rappelle l'économiste Jacques Garello (2), « de la politique monétaire de la FED et surtout (des) manœuvres politiques du parti démocrate, qui a inventé les crédits hypothécaires à discrimination positive. » Les agences garanties par l'État fédéral, les « Fannie truc » et les « Freddy chose », créées sous Roosevelt, ont été réanimées par Bill Clinton. « Elles ont renvoyé l'ascenseur, nous apprend encore Garello, en devenant les fidèles soutiens des démocrates, arrosant copieusement les gens du Congrès, Obama en tête. »

Autrement dit, la crise qui nous atteint de plein fouet est la créature des amis de Monsieur Obama, qui tiennent maintenant, outre la présidence, le Sénat et la Chambre des représentants. Pour sortir de l'enfer, élisons le diable! Ce serait risible si ce n'était pas tragique. Jusqu'à maintenant, il n'y avait que dans les westerns, que l'on pouvait voir des méchants américains élus shérifs. Nos compatriotes, qui élèvent des autels à la gloire de Saint Barack, seraient bien avisés de devenir lucides au moment où nos entreprises mettent la clé sous la porte, faute de prêts bancaires.

En revanche, il n'est pas sûr, qu'en politique internationale, Obama verse dans l'angélisme à la Jimmy Carter et suive sa calamiteuse politique. Il n'a apparemment pas l'intention de s'en laisser compter par les mollahs et autres excités coraniques. L'effet 11 septembre n'est pas mort, et c'est tant mieux.

Bien sûr, si l'Amérique n'avait pas la puissance qu'elle a, si nous ne dépendions pas autant d'elle, si lorsqu'elle tousse, nous n'attrapions pas la grippe, l'élection d'un démocrate extrême à sa tête aurait moins d'importance. On ne regrettera que davantage la faiblesse de l'Europe et, en France, l'oubli, par nos hommes politiques, gaullistes inclus, de la nécessité d'assurer la grandeur de la France, son développement économique et culturel ainsi que l'indépendance de sa politique extérieure, comme de Gaulle nous l'a appris, en son temps. Et comme ses héritiers, qui ont mené et mènent encore une action semblable à celle qu'Obama va mener en Amérique, l'ont, hélas! oubliée.

Serge Weidmann

(1) Voir « L'Amérique et le monde après Bush » par Guy Millière, aux Éditions Cheminements

Et sur le site : http://www.turgot.org/

lire aussi du même auteur: "Amérique, bientôt le sut dans l'inconnu":

http://www.les4verites.com/Amerique-bientot-le-saut-dans-l-inconnu-2109.html

(2) « Voir sur le site:  http://www.libres.org  les articles de Jacques Garello: « Roosevelt II » et « Dictature de l'ignorance et impuissance de la prétention » parus respectivement dans la Nouvelle Lettre du 20 octobre et du 24 octobre 2008.

On lira également avec profit:

« Les coûteuses promesses d'Obama » sur le site:

http://www.lefigaro.fr/elections-americaines-2008/2008/11/05/01017-20081105ARTFIG00797-les-couteuses-promesses-d-obama-.php

« 100 économistes américains contre Obama » sur le site :

http://serumdeliberte.blogspot.com/2008/10/les-economistes-contre-obama_12.html

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15 octobre 2008

Clermont Avant Tout: les points noirs de la rentrée socialiste

                 Clermont_avant_tout_14_10_08

La rentrée de Clermont Avant Tout, hier soir, a été, pour les nombreux militants présents de l’association de Jean-Pierre Brenas et Nicole Barbin, l’occasion de revenir sur les points noirs de la gestion socialiste locale.
On peut dire, sans exagération, que la décadence constatée dans les gouvernances de la gauche départementale, de l’agglomération clermontoise et de la capitale régionale s’accélère dangereusement. Nous voguons sur des bateaux ivres.

Les différents intervenants, notamment Jean-Marc Boyer, Conseiller général d’opposition et maire de Laqueuille, Hervé Prononce, maire du Cendre et les conseillers UMP de Clermont-Ferrand, ont brossé un tableau très sombre de la situation :

D’abord une panne intellectuelle, un manque d’idées, de réflexion prospective quant à l’aménagement et à la destination de sites que ces collectivités locales ont acquis mais dont ils ne savent que faire et que, parfois, ils se refilent comme une patate chaude. C’est le cas avec la Halle aux blés et l’Hôtel Dieu à Clermont.

Ensuite, un délabrement du système de gestion socialiste. Ce parti, est aujourd’hui, manifestement, à bout de souffle à tous les niveaux. Au Conseil général, c’est la guerre des deux roses. A Clermont Communauté, c’est l’exclusion de l’exécutif, des maires des communes de droite. Le cas est d’ailleurs unique en France, ce dont n’a pas lieu d’être fier le nouveau supporter local de Bertrand Delanoë. Partout ailleurs, même « chez » Martine Aubry, dans la communauté lilloise, la logique de territoire prévaut.


Ce reniement de la démocratie est une tendance lourde de la « bande à Godard » qui se manifeste aussi au conseil municipal de Clermont-Ferrand où les élus UMP de la ville n’ont eu aucun représentant à Clermont Communauté (1). Dictature lourdingue d’édiles aux abois, pour qui la démocratie reste un mot dont ils ignorent tout de la chose, qui peinent –et pour cause- à mettre en place, dans la ville, une vraie participation des habitants, contraire à leur culture.

Autre signe inquiétant : la dérive des finances à Clermont Communauté comme à Clermont même (2). Nous sommes au bord du gouffre, avec un syndicat des transports en faillite, criblé de dettes, des projets pharaoniques poussant à des dépenses inconsidérées, la renégociation d’un très (trop ?) important pourcentage des emprunts par des formules financièrement dangereuses. Sans oublier les avantages inconsidérés que se sont octroyés ces nouveaux et toujours plus nombreux vice-présidents communautaires dont l’indemnité mensuelle est passée, d’un coup, de 900 à 1800 euros. Merci pour eux!
Sans prévision de gestion, cette fuite en avant financière est lourde de conséquences pour les contribuables locaux, les particuliers comme les entreprises, à une période qui s’annonce globalement difficile pour l’économie.

« Que pouvons-nous faire, face à une telle situation ? » demande alors un militant dans la salle.
Réponse des élus d’opposition : Résister, ne pas voter les budgets, dénoncer les pratiques insupportables, les faire connaître au public par tous les moyens à notre disposition et aussi être constructifs, travailler à faire des propositions alternatives.

Vent d’Auvergne, dans un prochain article, reviendra sur les premières propositions faites ce soir-là par Clermont Avant Tout et les élus d’opposition.

SW

(1)Les autres groupes minoritaires qui ont obtenu moins de voix que la liste UMP: MODEM et Extrême-gauche en ont eu un chacun.
(2) Naturellement le bouc émissaire est tout trouvé : « C’est la faute au désengagement financier de l’Etat ». Piètre parade démentie par les chiffres de ces dernières années. Il faut dire aussi que l’Etat cible désormais mieux les besoins des collectivités et réserve son aide aux moins favorisées. Cette attitude responsable de l’Etat devrait faire école auprès de nos élus des collectivités locales qui la dénigrent. Serait-ce trop leur demander que d’adopter désormais une gestion responsable et économe de nos impôts?

Posté par ventdauvergne à 13:03 - Politique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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