13 janvier 2009
A Megève, l'heureuse collaboration entre élus et associations
L’association Megève Demain, dont je fais partie, regroupe environ deux cents résidents principaux et secondaires de cette commune de Haute-Savoie. Elle a été récemment constituée afin de lutter contre un aspect «abracadabrantesque» du Plan local d’urbanisme, qu’avait cogité la majorité du précédent conseil municipal.
Mais en mars 2008, une équipe nouvelle a été élue, avec près de 60% des voix. L’actuel maire, Madame Sylviane Grosset-Janin était présente, début janvier 2009, à l’assemblée générale de Megève Demain, avec plusieurs de ses adjoints. A cette occasion, j’ai pu prendre conscience du gouffre relationnel qui nous sépare des pratiques clermontoises avec la bande à Serge Godard si hautaine et si autiste. A Megève –4000 habitants hors saisons touristiques et jusqu’à 45000 pendant la saison- les édiles sont à l’écoute des non-élus en général et des militants associatifs en particulier. Les rapports ne sont pas, comme à Clermont-Ferrand, soit emprunts de paternalisme et de connivence intéressée avec les bien pensants, soit hostiles ou réduits à néant avec ceux qui n’ont aucune envie de se prosterner devant le Jupiter socialiste local.
Les complexes et pénibles relations élus-responsables associatifs, telles qu’on les connaît dans la capitale arverne, n’existent pas à Megève. Existent des relations franches et dénuées d’arrière-pensées. Chacun vise, selon ses vues, le bien commun. Tant et si bien que le président de l’association, tout en précisant que les membres garderont toute leur liberté de désapprobation de la politique locale le cas échéant, proposa son aide au Conseil municipal. En effet, parmi les adhérents, figurent des personnalités, des experts, des gens d’expérience qui sont prêts à apporter toutes leurs compétences à la bonne marche des projets de développement locaux. Ce que Madame le Maire accepta avec enthousiasme. Il est des jours on l’on transformerait volontiers sa résidence secondaire en résidence principale.
S W
Photo: La place de la Mairie de Megève: mariages un samedi après-midi
Voir le site de la mairie de Megève: http://www.megeve.fr
14 mars 2008
L'avenir de Clermont-Ferrand à grande vitesse
An-ti-ci-per ! Tel doit être le souci permanent d’un élu responsable. Ce qui n’a pas été le cas du maire sortant de Clermont-Ferrand, pour imaginer le désenclavement de l’agglomération. Contrairement à Brice Hortefeux, qui est à l’origine du projet de TGV Paris-Clermont-Lyon, et à Anne Courtillé, qui s’est engagée fortement pour sa réalisation.
C’est donc une idée de la droite que Godard et Souchon ont tenté, avec leurs gros sabots, de récupérer. Toujours la stratégie du coucou. Ce projet a été soutenu fortement par Hervé Prononce, vice-président de Clermont Communauté et maire du Cendre et surtout par le député Louis Giscard d’Estaing (1), dont, faut-il le rappeler, une partie de la ville de Clermont-Ferrand est dans sa circonscription électorale.
Le TGV Paris-Clermont-Lyon vient d’être confirmé par le président de la SNCF, que Brice Hortefeux a rencontré récemment. En outre, un comité interministériel le validera avant l’été de cette année.
C’est ce que nous apprenait le ministre hier, au cours de la manifestation organisée par la liste « l’Avenir à Grande Vitesse », devant la gare SNCF, dans un quartier, hélas ! délaissé par la gauche au pouvoir. Ni son urbanisme, ni son aménagement, ni les problèmes sociaux et de sécurité des personnes ne sont pris en compte.
Anne Courtillé, durant toute cette campagne, s’est engagée à préparer la venue du train à grande vitesse. Les infrastructures existant actuellement ne sauraient convenir. En effet, nos élus de Clermont-Ferrand n’ont pas libéré, quand il en était encore temps, le foncier nécessaire. Il faut donc prévoir un site d’accueil nouveau, permettant toutes les liaisons intermodales avec le centre ville et le reste de l’agglomération. C’est un immense chantier qui s ‘annonce. Seule notre liste, engagée depuis le début dans cette superbe et utile réalisation, saura le mener à bien. C’est la raison pour laquelle, vous lui apporterez vos suffrages dimanche prochain.
Serge Weidmann
(1) Lire la question de L. Giscard d'Estaing,député du Puy-de-Dôme, au Secrétaire d'Etat aux transports intitulée: "Perspective d'une ligne TGV Paris-Clermont-Ferrand".
13 mars 2008
Jean-Pierre Brenas, de la pugnacité à revendre
Ambiance à tout casser hier soir chez Jean-Pierre Brenas, candidat radical et du rassemblement à l’élection cantonale de Clermont centre, qui avait convié son équipe et ses amis à un apéritif. Chacun pouvait constater que le moral des troupes était à toute épreuve. Anne Courtillé, Claudine Lafaye, Nicole Barbin et leurs colistiers pour les municipales étaient tout sourire.
Bref, les résultats de dimanche n’ont entamé la combativité de personne. Zora El Afghani, suppléante du candidat, lut un message de Jean-Pierre Audy, député européen, empêché d’être là à cause de problèmes d’avion (chacun sait que les liaisons aériennes avec Clermont sont en mode alternatif), dont je transcris ci-dessous un extrait :
« Je connais depuis longtemps Jean-Pierre Brenas, qui est un homme sérieux, compétent et qui s'engage dans la vie publique avec beaucoup de courage et de coeur. Récemment il a conduit une délégation de chefs d’entreprise au Parlement européen, et les échanges politiques qui ont eu lieu au cours de cette visite ont fait apparaître chez lui de réelles capacités à appréhender toutes les facettes des grands problèmes d'aujourd'hui.
Les résultats du premier tour, avec 47% d’abstentions, permettent d’envisager un retournement de situation par rapport à l'alliance socialo-communiste qui, nous le savons tous, n'est pas crédible sur le plan économique. Jean-Pierre Brenas est un bon candidat, il est porteur d’un projet : c'est maintenant aux électrices et aux électeurs de droite et du centre-droit, et à toutes les personnes de bonne volonté, d'apporter au second tour de cette élection cantonale un vote massif en faveur de Jean-Pierre Brenas. »
Puis le candidat stigmatisa la conseillère sortante socialiste, qui n’obtint pas, dimanche dernier le plein des voix de gauche, loin s’en faut. Avec juste raison : c’est une élue invisible, sans idée ni projet pour le canton dont la seule action repérable fut, hier soir, l’arrachage des affiches de son concurrent. Et encore, on peut penser qu’elle envoya ses seconds couteaux faire ce sale boulot.
Par contre Jean-Pierre Brenas a décidé de prendre en charge les problèmes du canton qui connaît de réelles difficultés. Il a prévu des actions de solidarité qu’il financera avec ses indemnités de conseiller général, le maintien du poste de police et une surveillance des zones dangereuses par des caméras, sans oublier l’embellissement des places à l’instar de ce que propose Anne Courtillé pour toute la ville.
Si l’optimisme affiché hier soir par tous est contagieux, notre ami a de fortes chances d’être élu dimanche prochain. Aux abstentionnistes de dimanche dernier de prendre conscience de l’enjeu et de se mobiliser pour l’ami Brenas.
Serge Weidmann
23 février 2008
Campagnes en ville
La campagne pour les élections municipales a pris désormais son rythme de croisière. A chaque colistier d’Anne Courtillé son travail. Le mien, consiste à abonder le site internet de la liste « L’Avenir à grande vitesse » en articles divers et variés : propositions programmatiques, billets d’humeur, critiques de la municipalité sortante (un sujet inépuisable). Comme chacun peut être illustré, de rédacteur, je me transforme en photographe voire en dessinateur.
Mardi 19 : réunion électorale avec Samir El Bakkali, mon voisin des quartiers nord de la ville de Clermont-Ferrand, candidat à l’élection cantonale (photo). La salle Victor Hugo se remplit d’hommes et de femmes « issus de l’immigration » comme on dit, à moins que l’expression désormais usitée soit « représentants de la diversité ». Ces précautions oratoires expriment bien la dictature du politiquement correct, à laquelle nous sommes tous soumis. Samir, en candidat responsable, expose un programme axé sur la démocratie « de proximité » (autre expression à la mode) et le développement économique. A ses côtés : Brigitte Rodier, jeune femme sympathique et convaincue dont il faut saluer le courage. Elle est fonctionnaire à La Poste et, dans ce milieu, comme dans le mien à l’Education nationale, il est mal porté de se déclarer de droite. Chafia Mentalecheta, ancienne socialiste revenue d’Epinay, se livre à une mise à mort du conseiller général sortant Alexandre Pourchon, qui n’habite pas le canton, ne répond pas aux sollicitations, et ne met jamais les pieds dans le quartier. J’admire cette femme brillante qui, tout en continuant à se réclamer de gauche, n’hésite pas à saluer l’action de Nicolas Sarkozy (ce qui est rare actuellement) qui a su faire confiance et promouvoir des hommes et des femmes, enfants d’immigrés.
Hier soir je déboule au Marmotel, mon reflex en bandouillère, pour la venue de Rama Yade. Une collaboratrice d’Anne Courtillé m’apprend que le ministre (j’ai quelque réticence à écrire « la ») n’a pu venir à Clermont-Ferrand, son avion n’ayant pas décollé de Roissy ( !?). On en est là, les ministres étant désormais interdits de GLAM et le TGV Paris-Clermont encore à l’état de projet. La compagnie Air France est coutumière du fait, nous apprendra plus tard Brice Hortefeux, qui a comptabilisé cent vingt sept vols annulés en un an soit un tous les trois jours entre Paris et Clermont. Désinvolture ? Mépris ? Ou les deux ? On mesure, à ce genre d’incident, tout ce qui nous reste à faire pour l’aura de notre ville. Que je sache, nos donneurs de leçons, les élus socialistes qui tiennent la Région, le département et l’agglomération n’ont jamais élevé de protestations devant cet état de fait. Mais, après tout, on a les élus qu’on mérite et les conséquences qui vont avec.
Serge Weidmann
19 février 2008
Serge Godard déguisé en Père Noël
En première lecture –une seconde serait un supplice- le programme de la liste conduite par Serge Godard donne le tournis.
116 propositions (six de plus que François Mitterrand en 1981) forment un manteau d’Arlequin électoral aux multiples facettes, véritable patchwork de mesures qui s’ajoutent les unes aux autres, comme dans un inventaire à la Prévert.
On navigue de celles qui vont de soi, comme la desserte des quartiers peu desservis par les transports en commun (pourquoi alors avoir attendu plus de soixante ans pour les réaliser ?), à celles qui se télescopent (entre bétonnage dans les quartiers et espaces verts, il faudra bien choisir !) en passant par celles auxquelles on croit difficilement, tant elles sont opposées à l’état d’esprit de l’équipe sortante (dialogue et écoute des jeunes), sans oublier celles piquées sans vergogne au projet d’Anne Courtillé (lisez toute la partie sportive et comparez).
De ce bric à brac politique, c’est bien le diable si chaque électeur, à condition qu’il ait le courage de tout lire, n’arrive pas à extraire quelques mesurettes qui lui conviennent. Mais n’y cherchez pas de vision d’ensemble, pas de projet porteur, mobilisateur pour notre capitale arverne dans les six ans à venir.
Ce n’est qu’un grand magasin dans lequel chacun d’entre nous est invité à puiser ce qui lui plaira. Par contre, ce que l’on ne nous dit jamais, c’est comment, et par qui, seront payés ces cadeaux. Car, à la sortie d’un magasin, il y a toujours une caisse que quelqu’un doit abonder. Mais Serge Godard a choisi, pendant la campagne électorale, de ne fâcher personne. Aussi nulle part on ne parle trésorerie, finances, impôts, emprunts, fiscalité. C’est d’une vulgarité !
Nous sommes à Disneyland ou chez Chantal Goya avec Mickey, Loulou, Fifi, Riri, la Belle au bois dormant et Alice au pays des merveilles. Vous pensez qu’une campagne électorale est le moment idéal pour débattre des grands choix d’avenir de notre ville, confronter des projets concurrents. Non, le maire sortant a choisi de se déguiser en Père Noël à la hotte richement remplie. Las ! Nous ne sommes pas en décembre mais en février et il y a longtemps que les adultes de Clermont-Ferrand ne croient plus au Père Noël.
Serge Weidmann
16 février 2008
Mes articles récents
Si l’activité de Vent d’Auvergne tourne au ralenti, je n’en continue pas moins à écrire des articles. Ceux-ci sont destinés au journal « Le Clermontois », inclus dans le site de campagne d’Anne Courtillé et sa liste « L’Avenir à grande vitesse ».
Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur les liens suivants. Bonne lecture.
Serge Weidmann
Blaise Pascal privé d'ascenseur
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article29
Une liste d'avenir de grande valeur
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article128
Court circuit monstre au Transfo
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article169
23 janvier 2008
Une journée avec Anne Courtillé
Une journée avec Anne Courtillé, qui conduit la liste d’opposition à Serge Godard à Clermont-Ferrand, est une journée bien remplie.
Le matin : rencontre avec les habitants et les commerçants du boulevard Aristide Briand et de l’avenue de la Libération. Accueil très varié, des franches embrassades aux visages fermés, en passant par les écoutes polies ou intéressées. Les commerçants évoquent leurs difficultés professionnelles dans ces quartiers. S’ils offrent des produits de qualité supérieure, la clientèle reste. Sinon…la concurrence des grandes enseignes est dure.
Travail de militant bien ingrat que ce porte à porte par tous les temps. Ingrat, mais nécessaire. Lorsqu’on affiche un projet municipal faisant la part belle à la participation des citoyens, il faut donner l’exemple. Et puis, chaque personne rencontrée, qu’elle soit ou non favorable aux idées d’Anne, se souviendra que la candidate est venue à leur rencontre.
L’après-midi est consacré à la présentation de son site Internet à la presse et à la télévision, dans les locaux de la permanence de la liste (photo). Comme j’ai eu l’imprudence, le courage, l’inconscience, la bonne idée (barrer les mentions inutiles) d’accepter la charge d’animateur de son site, je dois assumer. Le site « Le Clermontois » est donc en ligne. M’y consacrer se fera au détriment de la bonne marche de Vent d’Auvergne, j’en suis conscient. Mais après tout : l’aventure, c’est l’aventure. J’assiste Anne dans son interview avec Le Panda et rentre enfin chez moi. La journée se termine mais la partie ne fait que commencer.
Serge Weidmann
Le site de la liste d’Anne Courtillé est accessible à l’adresse suivante :
http://www.leclermontois.fr
18 janvier 2008
Frères ennemis à Clermont-Ferrand ?
Tout le monde le sait à présent, pour les municipales à Clermont-Ferrand, Michel Fanget, chef de file du MODEM, a préféré faire liste à part au premier tour. Mais, pour le second tour, une fusion de sa liste avec celle d’Anne Courtillé, de l’UMP ouverte à gauche, a été prévue. Comme a été prévu, dans le même élan, un pacte de non-agressionn entre les deux challengers du maire socialiste sortant Serge Godard.
Ce gentlemen’s agreement n’a même pas duré ce que vivent les roses. Le temps d’en parler avec ravissement et voilà l’ami François Bayrou qui débarque à Clermont, se mêle à la foule avec Michel Fanget et ses partisans. Et là, malheur ! je te cogne sur Sarkozy à qui mieux mieux, toutes babines pourléchées, avec un contentement et un ravissement qui nous rappellent la campagne présidentielle, dont l’ami béarnais n’a pas l’air de savoir qu’elle est terminée.
Que les Socialistes veulent politiser la campagne en y introduisant les problèmes nationaux, c’est de bonne guerre. Que ceux qui veulent gérer la ville de Clermont-Ferrand avec les Sarkozistes locaux laissent leur leader taper sur le président de la République, voilà qui fait un peu désordre et n’est pas du meilleur effet sur l’électorat du centre et de la droite. De deux choses l’une :
ou Michel Fanget veut piquer des voix à Anne Courtillé plutôt qu’à Serge Godard afin d’être en meilleure position pour négocier des places au second tour et alors: bonjour le fair play et bien du plaisir pour calmer leur électorat respectif entre les deux tours,
ou François Bayrou, dans ses cavalcades à travers la France, a préparé un numéro qu’il exécute ici et là sans prendre en compte les situations locales au risque de mettre en porte à faux ses amis du MODEM.
Nous attendons donc de la part de Michel Fanget, soit qu’il fasse acte de contrition, soit qu’il passe un savon à François Bayrou.
Serge Weidmann
17 décembre 2007
Le vrai visage de Modergnat
Chers amis de Modergnat,
Pas vous ! Pas ça ! Je viens de lire le dernier numéro de votre magazine, celui de décembre 2007. D’évidence, à la lecture des deux articles consacrés à Brice Hortefeux, il témoigne d’une dérive grave de votre ligne éditoriale.
Vos débuts étaient pourtant prometteurs et d’autant plus attendus qu’enfin, la concurrence à l’unique parole montagnarde s’installait. Certains de nos amis politiques affichaient tout haut leur espoir d’un pluralisme bienvenu. J’ai pu m’en rendre compte moi-même le jour où, après m’avoir reçu dans vos locaux, vous avez fait paraître un article élogieux sur Vent d’Auvergne.
Mais revenons au présent et à vos deux derniers articles concernant Brice Hortefeux, sur lequel vous tapez avec d’autant plus de force et de hargne que vous savez qu’il ne sera pas maire de Clermont-Ferrand. Son éloignement de la scène locale permet toutes les audaces à ceux qui lui en veulent. À vaincre sans péril… Quel courage ! Courage que nous aimerions vous voir employer par ailleurs. Osez, en janvier 2008, un article intitulé : « Le vrai visage de Serge Godard ». J’attends cette prestation avec beaucoup d’impatience.
D’évidence, les relations entre le ministre de Nicolas Sarkozy et vous se sont dégradées au fil du temps. On peut incriminer un (prétendu) sale caractère de l’homme. On peut aussi évoquer vos articles approximatifs, vos comptes-rendus de réunion peu fidèles voire quelques bourdes (le préfet de Région dans sa « garde rapprochée ») qui lui ont déplu. Vous qui vous plaignez que Brice Hortefeux ne voulait plus vous recevoir, apprenez que je l’ai entendu maintes fois regretter, lorsque paraissait un article sur lui, que vous ne l’ayez pas sollicité auparavant pour une rencontre, afin de vérifier vos informations. Bienheureux journalistes, vous qui pouvez, dans les colonnes de vos journaux, assassiner qui bon vous semble sans amorcer, par ailleurs, l’ombre d’une autocritique.
Ce qui est grave pour Modergnat c’est que, dans votre courroux, vous vous abaissez à colporter des ragots. Ah!les potins récurrents sur son attachement à Neuilly (même dans Wikipedia, je n’ai pas réussi à faire supprimer la galéjade de son parachutage dans cette ville pour les municipales de 2008), sur l’entêtement de lui dénier tout lien auvergnat. Et la dernière perle, celle de l’absence de travail de fond sur les dossiers clermontois. Sachez qu’il eut toujours et qu’il a encore (même après votre article) des amis et des collaborateurs qui travaillent, avec lui, depuis des années, j’en suis témoin et acteur, sur les affaires clermontoises. Tout ce travail s’est concrétisé par plusieurs conférences de presse et diverses manifestations (colloques sur le sport à Clermont, sur la santé), dont je garde à votre disposition les comptes-rendus qu’en a faits votre confrère La Montagne.
Autre action qui ne vous honore pas : vos coups de pied en vache à Anne Courtillé qui ne vous a fait aucun tort. Que veut dire, par exemple, « une liste très connotée Cours Sablon » ? Rien. Elle n’est que l’expression de votre haine pour le président de l’UMP du Puy-de-Dôme que vous étendez à ceux qui lui gardent leur estime et qui ne voient pas en lui le monstre que vous décrivez. Quelle pitié et quel dommage ! Votre journal, que vous vouliez moderne, jeune et libre, est tombé très bas. Par comparaison, je commence à trouver beaucoup de vertu à La Montagne. C’est dire.
Veuillez, chers amis de Modergnat, prendre acte de ma très grande déception.
Serge Weidmann
13 décembre 2007
Un carré d'as pour Clermont-Ferrand
J'ai appris de la bouche d’Anne Courtillé, quelques heures avant sa parution dans la presse locale, l’action de rassemblement des forces politiques clermontoises d'opposition à Serge Godard, engagées derrière Anne, Jean-Pierre Brenas, Michel Fanget et Gilles-Jean Portejoie.
Je ne me livrerai pas à une analyse de la situation: l’article « Municipales 2008 : Les forces et les faiblesses d’une liste d’union », paru dans La Montagne du 13 décembre, l'a fort bien fait. Je ne peux que vous recommander sa lecture(1). J'ajouterai à ce qu'il a dit une remarque: maintenant que les tractations sont connues de tous, il serait difficile à l'un des protagonistes de se retirer de la coalition sans apparaître comme l'artisan de la défaite et le payer cher si, d'aventure, il présentait une liste autonome.
Cette situation nouvelle, totalement improbable il y a seulement quelques semaines, est en train de créer une dynamique porteuse d'espoir pour toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change, enfin, dans la capitale des Arvernes. Si l'entente se fait, le projet à défendre ne me paraît pas être un obstacle. Il devra cependant créer aussi la surprise. Il devra être novateur et aller loin dans un certain nombre de domaines, négligés ou insuffisamment traités par la municipalité sortante. J'ai, là-dessus quelques idées que j'ai exprimées à Anne Courtillé. Il n'est pas temps d'en parler dans Vent d'Auvergne. Engagé, moi aussi, dans cette aventure, je dois, à partir d'aujourd'hui, garder une certaine réserve.
Mais pour terminer sur une note personnelle, je dois vous avouer que tout cela me rajeunit, ce qui est toujours bon à prendre. J'ai ou j'ai eu des engagements politiques avec chacun des quatre protagonistes. Par mon adhésion à l'UMP en 2002 et mon travail auprès de Brice Hortefeux, j'ai fait la connaissance d'Anne Courtillé qui m'a témoigné, d'entrée de jeu, son amitié et sa confiance. Jean-Pierre Brenas et votre serviteur ont créé et animé, avec Lucette Mermoz, une structure des Cercles libéraux d'Alain Madelin dans le Puy-de-Dôme. J'ai été, pendant dix ans, un collaborateur de Michel Fanget, et j'étais à ses côtés, à certaines périodes difficiles: les élections législatives de 1997, les élections municipales de 2001; cela crée des liens. Quant à Gilles-Jean Portejoie -s'en souvient-il?- il a fait ma connaissance dans les années quatre-vingt. Nous avons, ensemble, milité quelque temps à l'Union centriste et républicaine d'Olivier Stirn. Puis il a rejoint le Parti socialiste, j'ai rejoint l'UDF. En réalité nous nous sommes juste croisés, comme deux voyageurs sur une route qui vont dans des directions différentes. Il allait de droite à gauche, je faisais le chemin inverse. Je suis heureux de le voir aujourd'hui dans une mouvance politique qui lui ressemble davantage que son positionnement –stratégique mais peu crédible- à l'aile gauche du PS.
Serge Weidmann
(1) http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2007/12/13/7223696.html




