Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

24 août 2008

L'Auvergne rouge de Xavier Gardette

Xavier_GardetteLe « Salon du livre » de Châtel-Guyon, qui se tenait ce week-end, est devenu, avec le temps, un rendez-vous populaire de première importance. Chacun peut y rencontrer, dans une atmosphère bon enfant, les nombreuses gloires littéraires locales présentant leurs œuvres fort diverses.

De la BD au roman noir, en passant par l’essai, le conte, le livre pour enfants, la biographie, le récit du terroir, il y en a pour tous les goûts. Pour moi, c’est l’occasion de revoir des amis de longue date, sœur et frères d’armes de quelques combats, hors littérature, que sont Anne Courtillé, Pierre-Gabriel Gonzalez et François Beal. Et le plaisir de retrouver mon ancien collègue de travail, Xavier Gardette (photo), saisi par le démon tardif de l’écriture.

J’étais loin de supposer, alors que lui et moi conduisions des projets en formation d’adultes au Rectorat de Clermont-Ferrand, que nous tentions d’introduire la démarche qualité dans nos structures administratives un peu figées, que nous traduisions dans notre culture les strictes directives des normes ISO, qu’un émule d’Agatha Christie sommeillait chez ce conseiller en formation continue exigeant. Certes, la profession regorgeait d’hommes et de femmes originaux, voire hors normes, mais quand même.

A l’aube d’une nouvelle carrière, ce futur retraité de l’Education nationale, au sourire éternellement juvénile, se plaît à imaginer des assassins commettant d’horribles forfaits dans les territoires auvergnats les plus tranquilles. Dans son premier roman (*), le sang a coulé dans le bassin minier du Puy-de-Dôme. Une confidence de l’auteur me permet de vous annoncer qu’il coulera très prochainement dans la région de Billom. A suivre.

Que nous réserve Xavier Gardette dans l’avenir ? Le récit d’un affreux crime de sang commis, à Clermont-Ferrand, dans les locaux de la Mairie ou du Conseil général ? Et mettant en scène, sous des noms d’emprunt, les gloires politiciennes locales? Il ne s’agit que d’une suggestion, je n’irai pas plus loin, on m’accuserait de faire, comme on dit en psychologie, de la projection.

Serge Weidmann

(*) « Le démon des sources » par Xavier Gardette aux Editions de la Montmarie                 232 pages 20 euros
Visitez le site de l’auteur : www.xaviergardette.com

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17 juillet 2008

L'erreur économique: Un pavé sur la plage

Philippe_Simonnot_Erreur__conomiqueLes  grands penseurs de l’économie, éternels gourous de nos hommes politiques, se sont, en fait, assez souvent trompés. Plus grave, ils ont fait des émules qui ont amplifié ce qui ne marchait pas, continuant à propager des idées fausses dans les journaux, les ministères, les partis politiques.

C’est la démonstration implacable, mais très utile, que réalise Philippe Simonnot dans un bouquin paru il y a trois ou quatre ans, et justement appelé « L’erreur économique. »(1) L’auteur s’y livre à un déboulonnage d’idoles assez bien venu, traquant l’idée folle surgissant dans la réflexion du penseur, la mauvaise décision de l’homme politique au pouvoir et la persévérance dans l’erreur qui est une marque de notre époque, comme si nos élites autoproclamées étaient privées de sens critique et de mémoire.

C’est Adam Smith, faussement présenté comme le père de l’économie, qui introduit dans le fruit le ver de la valeur des produits basés sur le travail. En passant par Ricardo qui se préoccupe du partage du gâteau sans daigner réfléchir à la façon dont il est créé. Le chemin menant à Karl Marx et à la lutte des classes est tout tracé.

C’est Malthus, qui, certes, a justement critiqué la providence étatique et a bien vu l’aspect positif de la limitation des naissances mais qui a, cependant, introduit la peur en annonçant une  progression géométrique des naissances dans le monde, que celle, arithmétique, de la production ne saurait, pensait-il, nourrir. Cette vision a, malheureusement, permis les élucubrations du Club de Rome qui firent fureur en leur temps et encore aujourd’hui, l’erreur ne dételant jamais, avec le thème de la croissance zéro ou négative.

Autre baliverne, l’apologie du protectionnisme au niveau national, faite par un certain Friedrich List au 19ème siècle et que l’on pensait discréditée autant par l’exemple que par la démonstration la plus élémentaire, refait surface actuellement dans les  ligues antimondialisation.

Keynes, qui se fit une certaine réputation en prédisant que l’Allemagne ne pourrait honorer les traites de la guerre 14-18, devint plus tard le pape des politiques de relance. Cette idée nouvelle, dans des sociétés qui évoluaient vers la consommation, fit fureur. Comme Keynes proposait, pour endiguer un capitalisme – forcément - sauvage, l’intervention de l’Etat, son succès était assuré auprès des socialistes et des étatistes de nos sociétés développées. Le succès de nos économies, par contre, le fut beaucoup moins. On n’oublie pas impunément les conseils des fins observateurs que furent Condillac, Say, Bastiat et les autres libéraux.

Quand il choisit mal ses maîtres en économie, l’adepte politique se fourvoie. A travers le temps, Simonnot relève les piteux résultats de Churchill en 1925 et de Beregovoy soixante ans plus tard, fixant trop haut la parité de la monnaie nationale. Même critique de la politique  des prix trop élevés : le pétrole en 1973 avec l’OPEP, les prix agricoles européens avec la PAC. Car il y a toujours un risque à ne pas tenir compte de la loi de l’offre et de la demande. Cela vaut également pour les prix fixés à des niveaux trop bas qui induisent des effets pervers : crise actuelle du logement en France avec les loyers HLM, pollution, encombrements et baisse de qualité dans les sites touristiques (2).

Avant que les manuels de sciences économiques de nos lycées – et les cours dans nos universités - prennent en compte le principe de réalité, dénoncent les erreurs  et critiquent les tromperies des idoles de l’économie, comme le fait Philippe Simonnot, lisez, par ces temps pluvieux de l’été 2008, que vous soyez à la montagne, à la campagne ou à la plage, ce livre qui remet les pendules à l’heure. Vous reviendrez plus intelligents en septembre.

Serge Weidmann


(1)    Philippe Simonnot est docteur en siences économiques et professeur à l’Université de Paris X et de Versailles. Son livre « L’erreur économique » est paru chez Denoël en 2004 (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Le titre est une forme de coup de pied envoyé à Mme Viviane Forrester, qui commit, en son temps, une « horreur économique », relevant davantage d’un fantasme de bourgeoise bohème que d’une analyse rationnelle du monde.

(2)    La réflexion reste à mener dans ce domaine économique qu’est le tourisme. Les prix trop bas, voire la gratuité d’accès, est source de surpeuplement, de pollutions diverses, de dégradation de l’environnement. La réhabilitation des sites, quand elle se  fait, est payée par les autochtones, les contribuables et non les touristes eux-mêmes.

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06 septembre 2007

Maurice Dantec: Un stylo plein de dynamite

dantec_ABBParmi les penseurs engagés de la fin du XXème siècle et du début du XXIème, qui auront le mieux analysés notre époque et notre société française, aux côtés de Jean-François Revel et de Philippe Muray, il faudra ranger Maurice G.Dantec.

Dans ses romans mais surtout dans son journal en trois tomes, paru sous le titre générique de " Théâtre des opérations ", " véritable machine de guerre au service de la vérité " dont la troisième partie vient de sortir en librairie (1), Dantec règle leurs comptes aux nombreux dictateurs modernes, petits ou grands, en quelque pays qu'ils vivent et quelle que soit la forme prise par leur dictature. Il dynamite avec une rare jubilation le politiquement correct sous toutes ses formes, la casuistique de nos jésuites laïcs, les mensonges réels ou par omission de notre clique journalistico-gauchiste, tous les pourvoyeurs de totalitarisme hard ou soft, sans s'embarrasser d'euphémismes.

Si, dans Vent d'Auvergne, j'attaquais mes adversaires (qui sont les mêmes que les siens) avec les mots de Dantec, j' aurais intérêt à engager un garde du corps permanent. A l'instar du voleur de Darien, dont Louis Malle fit autrefois un film, qui faisait un sale boulot mais avait l' excuse de le faire salement, notre polémiste et écrivain français exilé au Québec s'attaquant à de sales gens sera pardonné de le faire salement. Chez lui, la noirceur du style reflète la noirceur des hommes, forme et fond sont au diapason. Quand l'heure de l'apocalypse sonne, il n'est plus temps de prendre des gants.

Si Dantec bloguait, chacun de ses billets verrait fleurir une belle armée de trolls sur la toile. Parce que, comme il le dit fort justement : " On peut tenir un journal comme on tient un fusil ou une place forte. " Vous pouvez toujours, entre la lecture de deux de ses livres, aller visiter son site internet : http://www.mauricedantec.com

Serge Weidmann

(1) " American Black Box " paru en 2007 chez Albin Michel

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31 juillet 2007

Lecture d'été et de toujours

couv_zevacoEn cette période estivale, tandis que mes amis de Clermont-Avant-Tout phosphorent sur l’avenir de notre noble cité arverne, je me livre au plaisir de la lecture et, comme je reste chez moi, pour que le dépaysement soit total, je me plonge dans le roman de cape et d’épée de Michel Zévaco : Le Capitan, que les éditions Alteredit ont eu la bonne idée d’extraire de l’oubli.

Il est d’ailleurs curieux de constater que cet écrivain prolixe en récits d’aventures héroïques, qui fut, à la fois, anarchiste, révolutionnaire et socialiste, est aujourd’hui ignoré sinon méprisé par les gens de gauche, mais tenu pour important par des personnalités situées intellectuellement à droite. A croire que les valeurs dont font montre ses héros, telles que l’honneur, le respect de la parole donnée et la bravoure, ont changé de camp. C’est Henri Montaigu, écrivain traditionaliste, qui affirme que, d’un point de vue gnostique, «Zévaco, finalement, c’est plus sérieux que Proust». C’est Philippe Barthelet, chroniqueur à Valeurs actuelles et France Culture qui salue la réédition de ce bouquin.

C’est vrai, «du côté de chez Swann», c’est plus cool que du côté de chez Concini, le Maréchal d’Ancre, le méchant de cette histoire, l’esprit du mal, qui gouverne la France pendant la régence de Marie de Médicis. Quand Zévaco nous fait entrer dans les salons des grands de ce monde, ce n’est pas pour participer à des échanges verbaux mais pour être les témoins des crimes les plus odieux, perpétrés, à l’ombre de lourdes tentures, par le poignard et le poison. Mis à part le héros de cette histoire, le chevalier Adhémar de Capestang –espèce d’osmose entre le d’Artagnan de Dumas et le Cyrano de Rostand- un modèle de preux digne des Chevaliers de la Table Ronde, tous les protagonistes, ou peu s’en faut, conspirent, rêvent de meurtres, haïssent et aiment à la folie, bref vivent dans tous les excès et toutes les outrances. Et les femmes ne sont pas les dernières à participer à ces sabbats sur fond d’Histoire de France. Ce qui les anime: le pouvoir, la richesse, le sexe, éternels moteurs des turpitudes humaines. Outre son audace, sa force d’âme  et sa redoutable dextérité dans le maniement de l’épée, il faudra beaucoup de chance à notre Capitan pour éliminer les méchants et permettre au jeune Louis XIII de devenir roi.

Comme depuis Adam et Eve, le genre humain est soumis aux mêmes passions dévorantes, Michel Zévaco reste un écrivain actuel. Seule l’hypocrisie post-moderne (pour parler comme Maurice Dantec) fait mine de le considérer comme un créateur mineur et démodé. Mais, atténuez l’excessif, enlevez le «hard» et vous aurez, jusque dans notre bonne ville vivant au rythme somnolent des va-et-vient du tramway et des changements de temps sur la place de Jaude, un reflet du monde qu’il décrit. Sauf qu’ ici, la tragédie se transforme en comédie, style «commedia dell’arte». Rue Philippe Marcombes, le Capitan ne se bat plus que contre des Pantalon, des Arlequin, sans oublier quelques Colombine. A notre époque de décadence «soft», même les méchants manquent de panache.

Serge Weidmann

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19 juin 2007

Qui, en France, a peur du libéralisme?

Qui_en_France_a_peur_du_lib_ralismeLe dernier livre de Pascal Salin: "Français, n'ayez pas peur du libéralisme!" est une merveille pédagogique. Dans un style simple, avec des mots compréhensibles par tous, il nous montre et démontre la supériorité du libéralisme sur ce que nous pratiquons en France depuis toujours : une social-démocratie plus socialiste que démocrate, qui a fait de nombreux dégats dans notre société. Dès le début de ma lecture, je listai les phrases significatives à publier in extenso dans Vent d'Auvergne. J'abandonnai très vite ce projet: j'aurais dû citer tout le bouquin.

L'ouverture du livre est une engueulade en règle contre les hommes et les femmes de nos partis politiques : "Qu'avez-vous fait de ce pays ?… Etes-vous conscients que l'extension continuelle de vos pouvoirs et de vos prélèvements a provoqué l'inquiétude, le désespoir ou la lassitude? Des siècles de civilisation, d'efforts, de goût du travail bien fait sombrent dans un désastre: une société sans espérance et conflictuelle, l'oubli des valeurs morales, la pauvreté et le chômage, le mépris du travail." La suite du livre est une démonstration sans faille des erreurs politiques françaises: défense d'un modèle social en échec, pusillanimité d'hommes d'Etat soi-disant libéraux, droite sans idées, apeurée devant l'idéologie et les utopies de ses adversaires. Que d'occasions perdues! En passant, Salin revient sur bon nombre de mensonges officiels concernant une prétendue crise du capitalisme. A ce sujet, il dissèque l'affaire Enron et montre que le marché avait déjà sanctionné les responsables de l'entreprise avant tout le monde. Il pourfend la prétention des états à vouloir réguler l'économie; quelques scandales célèbres comme les affaires du sang contaminé et du Crédit lyonnais auraient dû, depuis longtemps, faire litière de cette idée reçue. Mais voilà, nous vivons sous le règne de la pensée magique et de l'économie "vaudou".

Poursuivant son propos, Pascal Salin nous dit que la réforme est possible. Hors de France, des hommes et femmes de droite comme de gauche ont remporté de belles victoires dans leur pays. A l'instar de Mart Laar, premier ministre d'Estonie, historien de formation, qui n'avait lu qu'un livre d'économie, mais un bon : "La liberté de choix" de Milton Friedman, paru en France en 1980. En quelques années, de 1992  à 1995 et de 1999 à 2002, il fit passer son pays, ruiné par le communisme, du sous-développement à une économie moderne en privatisant, libérant le commerce extérieur et mettant en place la "flat tax", un impôt non progressif avec un taux unique de 26%. Réformes "rapides, profondes et coordonnées" telle est la recette. Mais, pour ce faire, il faut, bien sûr, être convaincu, avoir lu les auteurs libéraux et évité les bancs de l'ENA.

C'est donc à un "renversement complet des habitudes de pensée" que l'auteur nous convie dans la dernière page de son livre : "Il n'est pas de tâche plus urgente pour tous que de faire l'effort intellectuel nécessaire pour la restauration de leur liberté". Un livre à diffuser de toute urgence dans nos ministères et à offrir à votre député nouvellement élu.

Serge Weidmann

"Français, n'ayez pas peur du libéralisme" par Pascal Salin est paru aux Editions Odile Jacob.

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06 juin 2007

La mondialisation a, elle aussi, une histoire

Antimondialisme_et_antiam_ricanismeAfin de remercier mon ami Septique pour son article, paru dans Vent d'Auvergne le 8 mai 2007 sous le titre "Démocrates, soyez vigilants !" mais aussi pour l'édification des masses populaires, je mets en ligne quelques pages signées Jean-François Revel concernant la mondialisation extraites de son livre "L'obsession anti-américaine", paru chez Plon en 2002.

"La mondialisation a existé bien avant la naissance des États-Unis. Comme le rappelle un économiste et historien, Régis Bénichi, dans une lumineuse synthèse sur le sujet (parue dans la revue L'Histoire, n° 254, mai 2001 sous le titre: "La mondialisation aussi a une histoire"), la mondialisation accompagne toute l'histoire du capitalisme. On observe déjà, plus anciennement encore, cet élargissement du commerce dans l'Empire romain et au Moyen-Age, avec ses conséquences bénéfiques: les avantages de réciprocité, de complémentarité engendrant la baisse des coûts. Mais c'est surtout après les grandes découvertes, à la fin du XVe siècle, avec l'essor du commerce transatlantique, que débute la mondialisation au sens moderne du terme. Bénichi distingue trois vagues: l'expansion du capitalisme marchand après les grandes découvertes, puis la période où se généralise la révolution industrielle en Europe et en Amérique du Nord, soit de 1840 environ à 1914; enfin la mondialisation actuelle…"

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08 mars 2007

Bibendum et le journaliste clermontois

Bibendum_et_le_journaliste_clermontoisC'est une histoire bien particulière que nous conte Pierre-Gabriel Gonzalez (photo) dans son dernier livre (1): ses relations avec Michelin depuis ce jour de 1993 où, journaliste membre du Club de la presse Clermont-Auvergne, il fit la connaissance de François Michelin qui avait invité cette instance à déjeuner au Centre d'information et de rencontres de son entreprise, rue Montlosier à Clermont-Ferrand.

Fasciné par cet entrepreneur hors du commun, et aussi par la Manufacture elle-même, Pierre-Gabriel Gonzalez multiplia alors les projets à propos de Michelin, avec ou sans le concours de ses dirigeants. A une époque difficile –Michelin réduisait ses effectifs et son image n'était pas au beau fixe- notre journaliste fut un de ceux qui, par ses initiatives et ses réalisations, contribua à redorer le blason de Bibendum:

rédaction d'un livre illustré sur les objets Michelin, devenus pièces de collection, suivi par un second, présentant les affiches publicitaires et promotionnelles de la Manufacture depuis cent ans,

création de l'association "Les Amis du pneumatique" destinée à organiser des bourses d'échanges entre collectionneurs d'objets, des expositions de différentes marques de pneumatiques, des ventes aux enchères.

Cette dernière initiative, de renommée mondiale, fit beaucoup pour la gloire de Michelin et la ville de Clermont-Ferrand où elle se déroula, à partir de l'an 2000. C'est à cette occasion que se vendirent, entre autres, deux exemplaires du Guide Michelin 1900 –où il est marqué au dos:"Le Guide Michelin ne doit pas être vendu"- respectivement 35000 et 81000 francs.

Dans un style alerte et agréable, l'auteur, au fil des pages nous révèle, grâce à de nombreux exemples, les qualités mais aussi quelques aspects déplaisants de Michelin. Il nous donne également son interprétation sur les relations, pas toujours faciles entre la multinationale et la capitale auvergnate, sans craindre de critiquer, en passant, les décisions des responsables de l'une et de l'autre.

En 250 pages, c'est plus de dix ans de notre histoire locale que Pierre-Gabriel Gonzalez nous invite à revivre. Tentez l'aventure avec lui.

Serge Weidmann

(1) "Michelin et sa ville" par Pierre-Gabriel Gonzalez aux Editions L'Ecir

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01 décembre 2006

Pub

pub_caccomoMalgré ce que peuvent nous dire nos malheureux gauchistes, soi-disant pris dans la nasse de «l’ultra-libéralisme» français, nos amis universitaires et auteurs libéraux ont parfois toutes les peines du monde à faire éditer leurs manuscrits. Témoin le professeur Bertrand Lemennicier qui, de guerre lasse, a renoncé à faire publier son cours de micro-économie mais l’a fait connaître par internet. Sur ce média de la liberté totale, il fait aujourd’hui un tabac.

La même mésaventure arrive aujourd’hui à Jean-Louis Caccomo, dont vous pouvez faire connaissance sur son blog, avec un livre intitulé : « La troisième voie : impasse ou espérance ». Ce bouquin pourra être publié par souscription et en plus, si ça marche, permettre à l’auteur de promouvoir, chez son futur éditeur, une nouvelle génération d’auteurs libéraux. Je vous engage donc fortement à passer commande de son livre. Il suffit de lui envoyer vos nom et adresse avec un chèque de 14 euros par livre commandé, plus deux euros pour frais de port à son adresse :

7 rue J.Miro 66200 Alenya.

Une publicité en amenant une autre, je voudrais vous présenter et vous encourager à visiter le site de Charles Muller intitulé : «Climat sceptique» qui présente «les informations scientifiques sur le réchauffement que vous ne lirez nulle part ailleurs». Son programme m’a paru d’emblée très sympathique et l’auteur aussi, avec sa devise : «Ne laissez plus les autres penser à votre place». C’est, pour ma part ce que j’ai décidé de faire depuis fort longtemps et je m’en porte à merveille.

Serge Weidmann

Photo: J.L. Caccomo

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04 octobre 2006

Coûteaux reprend sa plume pour de Gaulle

CouteauxJ’ai gardé, depuis ma rencontre avec lui, à Montluçon, lors de la campagne des élections européennes de 1999, une haute estime pour Paul-Marie Coûteaux. C’est un penseur de grande valeur doublé d’ un homme d’un abord très avenant.

Bien que je ne le suive pas dans son rejet des USA (« l’Empire », comme il les appelle), bien que je trouve son souverainisme excessif, j’aime son aspect chevalier du Moyen-Age, fait de droiture et de force morale. Il fait de la politique avec les vertus et la force d’un preux allant combattre des barbares.

C’est, en outre, un travailleur acharné. Député européen, il est très actif à Bruxelles et à Strasbourg. Créateur du magazine mensuel : l’Indépendance , il lance actuellement Les cahiers de l’Indépendance, une revue trimestrielle. Essayiste prolixe, il vient d’achever deux livres à paraître prochainement.

Il publia, il y a quelques années, une réflexion originale et, sans doute, essentielle sur le général de Gaulle, intitulée : Le génie de la France : De Gaulle philosophe. Il s’agissait du premier tome d’une étude appelant une suite. Je lui fis parvenir, il y a deux ans, un bouquin de Jean Phaure, intitulé La France mystique, approche méta-historique de notre pays que Coûteaux, qui sait regarder le Ciel, devait, à mon avis, apprécier. Las, sans réponse de sa part, je me perdais en conjectures jusqu’à ces derniers jours. Je reçus, ce quatorze septembre, une lettre manuscrite charmante de notre écrivain, m’avouant qu’il n’avait pu lire le livre avant ce mois d’août 2006 mais qu’il l’avait fort apprécié. Il m’appris qu’il commençait seulement maintenant la rédaction du second tome de son « de Gaulle ».

« Chaque chose se fait à son heure », conclut Paul-Marie Coûteaux, que vous pouvez retrouver sur son site et son blog à : http://www.pmcouteaux.org

Serge Weidmann

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04 septembre 2006

Le temps des cerises n'est plus

Le_Temps_des_cerisesLa librairie Le temps des cerises  à Clermont-Ferrand ferme ses portes. André Bellerose, avec son épouse Martine, achève une aventure édifiante, commencée, il y a quelques années, lorsqu'il quitta le comité d'entreprise de la manufacture Michelin.

Sans être un habitué de la librairie, j'ai apprécié le professionnalisme de ce couple qui avait su créer, au-delà de son commerce, une animation littéraire de qualité dans la ville. A l'occasion de la sortie du livre d'un auteur connu, les Bellerose organisaient une soirée dédicace doublée d'une conférence, le plus souvent à l'auditorium de l'Ecole supérieure de Commerce. Il arriva souvent au comité de l'Alliance française de Clermont-Ferrand, dont je suis le trésorier, d'être partenaire du Temps des cerises pour l'organisation de tels évènements. Que de magnifiques souvenirs culturels je garde de ce fructueux compagnonnage, avec la venue dans notre ville de personnalités prestigieuses comme Laure Adler, Geneviève de Galard, Jean-Marie Rouart, Michel Serres, Valéry Giscard d'Estaing… 

C'est à l'issue d'une conférence de ce dernier, à propos de son livre : Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple, que je fis la connaissance d'André Bellerose. Au cours du cocktail qui suivit, notre vaillant libraire était là, derrière un présentoir plein de livres de l'ancien Président de la République attendant les chalands qui ne venaient plus, trop occupés qu'ils étaient à se gaver de Champagne et de petits fours. Je lui apportai de quoi se désaltérer et se caler un peu l'estomac et nous bavardâmes. Dès ce soir-là, nos rapports furent des plus cordiaux., au-delà de divergences philosophiques dont nous n'avons d'ailleurs jamais parlé.

Je souhaite à Martine et André Bellerose, non pas une bonne retraite car le mot semble n'avoir guère de sens pour eux, mais un bon succès dans leur nouveau projet de rencontres littéraires. Mais de cela, je reparlerai sûrement.

Serge Weidmann

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