Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

11 septembre 2005

Des pays et des paysans

j91Depuis plusieurs années que je séjourne périodiquement en Savoie, je suis admiratif devant le travail des paysans de cette région.

Dans un article récent intitulé : « La ruralité se porte bien », je décrivais une réalité moins grave que d'aucuns le disent et j’ironisais quelque peu face à certaines pratiques rurales. Utilisant aujourd’hui un point de vue différent, je viens rendre hommage au travail des paysans montagnards.

Depuis leurs fermes-chalets, bâties en altitude, ils travaillent sans relâche et dans des conditions difficiles. J’entends par ces derniers mots : un climat qui se durcit entre mille et deux mille mètres, des accès longs et compliqués aux alpages très pentus, comme le sont aussi les prairies à flanc de montagne, desquelles il faudra tirer le fourrage pour les animaux d’élevage. Il faut voir ces gens ramasser cette herbe si précieuse avec des fourches puis la hisser sur la charrette tirée par des chevaux comme au début du vingtième siècle pour la bonne raison qu’un tracteur ne pourrait aller à ces endroits ou culbuterait au premier accroc.

Ces conditions particulières du relief rendent malaisés tous les gestes traditionnels du travail fermier à ces hommes et à ces femmes, par ailleurs les plus affables qui soient.

Chaque fois que je me rends dans ce pays, je suis émerveillé par la gestion méticuleuse de chaque parcelle de terrain qui n’est pas pour rien dans la beauté et le charme profond de ces paysages. Et je goûte également les fruits de ces travaux dans les productions agroalimentaires les plus variées.

Pour n’en citer qu’une, et puisque, comme auvergnat, je suis interdit par le président du Conseil régional, sous peine d’être ringardisé, d’évoquer notre « plateau de fromages », j’évoquerai celui des Savoyards : Abondance, Beaufort, Chevrotin (nouvelle appellation contrôlée) Tomme de Savoie et surtout le Reblochon, l’un des meilleurs fromages de France, donc du monde, avec le Saint-Nectaire et le Brie de Meaux.

Et c’est par cet hommage à des hommes et des femmes sympathiques, courageux et libres, que je terminerai mon journal d’été 2005.

Serge Weidmann

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24 août 2005

Fausse route sur autoroutes

autorouteLa polémique au sujet de la privatisation des autoroutes  qui dure, perdure et s’éternise est un exemple consternant de la ringardise politicienne hexagonale.

Ces dernières années, on a beaucoup privatisé dans les pays d’Europe, un peu moins en France, où le modèle collectiviste, mis en œuvre en 1945 quand les communistes étaient au pouvoir, demeure dans les têtes comme une sorte de ligne Maginot. Encore une exception française dont nous nous passerions volontiers pour notre salut économique.

Ne cherchez pas les réactionnaires parmi les jeunes des JMJ, qui acclament les papes, ni chez ceux qui, défendant une exigence morale forte, veulent réhabiliter la discipline et le travail à l’école comme dans l’entreprise, ne les cherchez pas non plus chez les opposants aux nouveaux docteurs Mabuse: les tueurs de fœtus et de vieillards en douce dans les hôpitaux, pas davantage chez les opposants au mariage des homosexuels.

Non, ils sont devant vous en pleine lumière dans les partis de gauche, du centre et parfois de la droite et au parlement :

au PS et au PC qui assimilent les autoroutes au « patrimoine de l’Etat » que l’on braderait. Chez nous, le soi-disant patrimoine ressemble plus à des danseuses entretenues à grands frais qu’à des biens de famille honnêtement gérés . Et l’on pense à notre chère, très chère, Sécurité sociale, à nos hôpitaux , à la SNCF et autres entreprises publiques ou para-publiques, renflouées sans cesse avec nos impôts.

à l’UDF, dont le président, fait tout et n’importe quoi, dit tout et n’importe quoi, surtout contre le gouvernement et trahit sans vergogne ses idéaux démocrates-chrétiens, afin de grapiller quelques voix en 2007.

et même, pauvres de nous, à l’UMP, où certains chinoisent quand il faut réformer la France en taillant dans la jungle à coups de machette.

Apprenez, messieurs qui entendez nous gouverner, que la gestion à la Brejnev ou à la Castro ne mène qu’aux déficits et à l’appauvrissement d’un pays et que la privatisation d’une entreprise a deux conséquences heureuses :

elle apporte du liquide dans les caisses de l’Etat qui en a bien besoin

elle permet une meilleure gestion, en réduisant les gaspillages, dans l’intérêt de ses seuls clients

Serge Weidmann

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21 août 2005

Des signes très significatifs

Les signes du déclin de la France sont innombrables. Certains peuvent être dérisoires,mais ils empoisonnent la vie de ordinateurbon nombre d’entre nous. Il s’agit des multiples contentieux  que nous avons à régler comme clients d’entreprises ou de services divers. Si j’ai pu constater cette chose, c’est que j’en fus la victime depuis de nombreuses années.

En l’an 2000, après le décès d’un proche, mon frère et moi avons dû mener des batailles homériques pour récupérer l’argent d’une assurance-vie. Après des parcours dans des  labyrinthes administratifs plus inaccessibles que celui du roi Minos, des silences et des insultes de la part de  responsables de tous ordres et de tous endroits, nous parvînmes, six mois plus tard, à joindre le responsable qualité de la compagnie qui déméla l’écheveau et nous donna satisfaction en quarante huit heures.

C’est à cette époque que je décidai d’adhérer à une association de consommateurs, prévoyant que mes ennuis allaient continuer. J’avais été, en la circonstance, bon voyant et bon prévoyant.

Le second conflit, je le menai contre un autre assureur (selon un vieil humoriste, les assureurs sont comme les femmes : ils consomment dans le plaisir et accouchent dans la douleur). Ce monsieur, qui me devait un trop perçu de cotisation, me mena en bâteau pendant un bon trimestre avant qu’un coup de fil de mon association de défense fit fondre dans l’instant tous les obstacles comme neige au soleil. La somme à recouvrer n’était pas grosse mais il semble que moins on vous doit, plus on vous ignore ou on vous balade. Sans doute votre débiteur pense que vous n’allez pas vous obstiner à réclamer des sommes dérisoires. Erreur en ce qui me concerne : je suis homme à dépenser cent euros pour en récupérer cinq, et ce, uniquement pour donner une leçon à un voleur.

C’est le cas actuellement avec une entreprise de transport routier qui me livra, en février  dernier,  une commande de vin d’Anjou – le vin préféré des mousquetaires de Dumas- avec une bouteille cassée. Coût de réparation du dégat : 6,20 euros. Comme Sœur Anne, je ne vis rien venir. Aussi en juin, j’envoyai une lettre recommandée à la société qui me répondit, dans un style froid et impersonnel, que même l’administration des impôts n’ose plus employer, qu’elle allait ouvrir un dossier – il ne l’était donc pas ?- et se mettre en rapport avec mon fournisseur de vin. Sans doute pour qu’il m’envoie une nouvelle bouteille que le transporteur paiera. Avec les risques de casse que connaît ce type d’envoi d’une seule bouteille, on tombe dans le mythe de Sisyphe. Il suffisait simplement au transporteur de m’envoyer un chèque de 6,20 euros et tout était réglé. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Je constate que les entreprises privées, chez nous, se comportent parfois, dans le règlement des litiges, aussi, sinon plus, sottement que les services publics. Il faut savoir, en outre, que cette firme étale des labels qualité obtenus auprès de tous les organismes certificateurs de la place, en ISO 9001 et compagnie. Défense de rire. Affaire à suivre donc. Peut être en parlerai-je dans un prochain article car nous sommes en plein roman feuilleton à la Rocambole.

La dernière affaire implique mon fournisseur d’accès à internet avec téléphonie en sus, connu comme étant le meilleur marché mais non le meilleur du marché concernant le service après vente. Quand tout marche, c’est le paradis, à la première panne c’est l’enfer ! Le SAV se liquéfie : au téléphone, une voie lointaine nous sussure que l’attente sera de quinze minutes avant de parler avec un technicien, sans garantie qu’il vous dépanne. Calculez le coût à 0,34 euros la minute. J’opte pour la maintenance par courrier électronique (car je peux toujours surfer grâce à mon vieux modem antédiluvien). Pauvre de moi ! J’ai passé huit jours à envoyer les mêmes messages pour décrire, préciser, expliciter les « symptômes » de la panne. On se croirait chez le docteur. Réponse de mon fournisseur : envoyez un courriel au service téléphonique. Ils ne peuvent donc pas se concerter à l’intérieur de leur structure ?

Bref, j’en suis au point mort. J’envoie quand même un courrier furibard dans lequel je mets mes interlocuteurs du virtuel devant l’alternative suivante : réparez avant lundi 22 août à midi ou je résilie mon abonnement.

Vous pensez sans doute que ces affaires sont bénignes et notre lot commun, quelque chose allant de soi. Mais, même si elles restent minoritaires dans nos interactions client-fournisseur, elles envoient des signes inquiétants d’un mépris des gens, d’un manque de déontologie et de conscience professionnelle, en un mot d’un j’m’en-foutisme, qui qualifient notre époque aussi bien que des dysfonctionnements plus importants.

Serge Weidmann

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18 août 2005

Les génies de la langue

petit_robertMon article « La francophonie, deux ou trois choses que je sais d’elle » du 24 juillet , que l’on peut lire également dans le journal internet des citoyens Agora Vox, a donné lieu à plusieurs commentaires sur ce site. Deux d’entre eux font allusion à une incorrection de langage et à une faute d’orthographe que j’aurais commises.

Le premier, un certain Ork (?!) fustige mon expression : « Il y a un génie de la langue ». Elle est, ne lui en déplaise, parfaitement correcte dans le sens : « Il existe… ». Quant au « génie de la langue », cette tournure est des plus usitées. Allez sur internet, tapez dans Google, ou dans un autre moteur de recherche, « génie de la langue » et vous verrez le résultat. Passons.

Le second conteste ma façon d’écrire « francophonie » sans majuscule. Pour le Petit Robert, francophonie est un nom commun qui désigne deux choses :

-         l’ensemble des populations francophones

-         le mouvement en faveur de la langue française

Le dictionnaire de l’Académie française, consultable sur son site internet, ajoute : "Francophonie, avec une majuscule: nom par lequel on désigne couramment, par abréviation, la Conférence des pays ayant le français en partage et les diverses institutions qui s'y rattachent". N’ayant jamais employé le mot dans ce troisième sens, dans mon article, la minuscule était de rigueur partout.

Mes ironiques commentateurs en sont donc pour leurs frais. Je crois d’ailleurs qu’il s’agit de mauvais plaisants (ou d’un mauvais plaisant récidiviste) qui s' amusent à ridiculiser un rédacteur sous prétexte de rigueur langagière dans un texte qui parle de francophonie. Remarquons au passage que leur courage ne va pas jusqu’à laisser leur adresse électronique de peur que je leur dise leurs quatre vérités.

Mais laissons-là ces futilités, qui font perdre du temps, et passons à quelque chose de plus intéressant. A propos du même article, je me plais à signaler les interventions de Nico, lui-même rédacteur à Agora Vox, qui portent sur le fond des choses et non sur leur écume et qui ont permis un fructueux débat entre nous. Nico, d’ailleurs, n’hésite pas à monter au créneau pour me défendre contre l’un de mes critiques. Qu’il en soit, ici, remercié. Je lui souhaite bon succès dans ses projets de rock star et de doctorant.

Serge Weidmann

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15 août 2005

Des coups de pompe qui se perdent

Après les coups de cœur , les coups de gueule se succèdent dans mon journal internet.

Nous le savons tous, le prix du pétrole augmente. Je ne sais si cela affole les bonnes gens mais en tout cas ça fait jaser pompesles hommes politiques français, personnages toujours en mal de notoriété. Et que l’on accuse les 4x4 de consommer trop d’essence, et que l’on veut, je ne sais par quelle mesure dictatoriale, obliger les Français à prendre les transports en commun, comme si nous étions tous devenus, comme par magie, des sardines cuites à mettre en boîte. En général, c’est la gauche qui brandit ces anathèmes et ces solutions collectivistes.

La droite, avec les journalistes, nous incite à économiser l’essence chère. Et que je te donne des conseils et que je te balance à la TV des reportages dans lesquels les pilotes de rallye, qui sont, comme chacun le sait, économes de carburant dans l’exercice de leur métier, font la leçon au pauvre  « homo automobilis » qui ne sait pas passer ses vitesses en douceur, roule avec la climatisation ou en laissant ses fenêtres ouvertes par grandes chaleurs, appuie trop sur le champignon, toutes choses qui ne font qu’augmenter la consommation de carburant.

J’ai même entendu un OPNI (Objet Politique Non Identifié), M. Bayrou s’exprimer sur la question. Mais ses paroles convenues et plates ne m’ont laissé, comme d’habitude quand il parle, aucun souvenir.

Mesdames et Messieurs les « politichiens » donneurs de leçons de morale et vos complices, les parloteurs de la petite lucarne, c’en est trop : fichez-nous la paix ! Et écoutez quelques vérités que vous semblez avoir oubliées :

- L’essence chère est payée par nous, les automobilistes, avec notre argent. C’est nous qui choisissons de rouler, ou de ne pas rouler, et de quelle manière. Dans ce pays, que nous voulons toujours un pays libre, vos interventions de bons pères un peu sévères sont désobligeantes. Taisez-vous sur ce point.

- Dans les villes- n’est-ce pas M.le Maire de Paris ?- les automobilistes sont souvent les mal aimés : et que je te réduis les voies de circulation, et que je te multiplie les feux rouges donc les embouteillages, ce qui, entre autres conséquences, augmente la consommation d’essence des véhicules. Alors, lâchez-nous un peu la pédale et laissez-nous rouler!

- Si vous voulez par contre faire un geste dans notre direction (c’est le mot), il y en a un qui s’impose. Le prix du litre d’essence ou de gazole est alourdi, par les taxes de votre  cher (trop cher) Etat providence et de vos chères (trop chères) collectivités territoriales, de près de 400%. Ayez un bon geste, si vous avez de la considération pour le peuple, décidez une baisse significative de votre part du lion sur ces produits.

Vous qui faites les pieds au mur pour qu’on vous aime, redescendez sur terre, balayez devant votre porte, soyez pragmatiques et ne nous prenez plus pour des enfants, ce que nous ne sommes plus depuis longtemps.

Serge Weidmann

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14 août 2005

Un trou dans la toile

Mystères sur internet. Mon journal Vent d'Auvergne existe depuis le 28 mai dernier. Dès son existence, j'ai entamé une procédure de référencement auprès des moteurs de recherche les plus connus et les relais libéraux ou auvergnats qui s'offraient à moi.

Premiers résultats prometteurs: Google, que les livres d'informatique me décrivaient comme difficile, a intégré mon blog en moins de vingt quatre heures. Et heureusement, car c'est lui qui m'amène le plus d'internautes. Il en fut de même avec Yahoo. Je fus automatiquement référencé sur Altavista, Sympatico, AOL, MSN et Kartoo, la géniale invention d'un internaute auvergnat. Ce fut sans doute le résultat du travail de Canal blog qui héberge mon site.

Les relais thématiques tels: Cent pour cent.net, Le meilleur du web, L'anneau des libéraux et libertariens, Les 4 Vérités, Francité, Blogonautes, Weblogs, BlogArea, ainsi que les relais de proximité régionale: Cyberbougnat, le site de la ville de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand.net, site d'entreprises, uni.asso.fr, ont répertorié Vent d'Auvergne sans barguigner et je les en remercie car, avec Google, ils sont les chemins privilégiés qu'empruntent les internautes vers mon blog.

Je n'oublie pas les blogs amis qui ont installé des liens vers le mien et qui participent au succès de mon entreprise: Rue Taranne, et Auvergne libérale de mon ami Richard Dujon.

Quiconque me connaît un peu, attend, après l'envoi de fleurs, l'envoi d'épines. Le voici: j'épingle ici le peu sérieux, le "je m'en foutiste", le non professionnel Voila.fr.

J'ai demandé à y figurer fin mai. Les responsables (?) m'ont demandé de patienter un mois. Pourquoi ce délai que ne prennent pas des concurrents plus prestigieux?  Deux bons  mois et demi plus tard: toujours rien. J'espère que les clients de Wanadoo, qui a installé ce moteur sur son site, ne l'utilisent pas et préfèrent Google ou d'autres aussi performants.

J'annonçais que l'été 2005 serait le moment de mes coups de cœur et de mes coups de gueule, voici pour les seconds. Ou plutôt: "Voila pour les seconds".

Serge Weidmann

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09 août 2005

Circonstances atténuantes

L’actualité locale permet parfois des rapprochements curieux. En page 2 du quotidien La Montagne du 3 août, deux articles se côtoient: « 18 000 m2 (de maïs transgéniques) détruits et revendiqués » et «  Trois adolescents ivres saccagent un cimetière ».

Le second commence par ces mots : « Ici, pas de délire raciste ou satanique. Rien que du vandalisme aussi gratuit que stupide ». Faut-il être rassuré pour autant ? Car ces jeunes de 15 ou 16 ans, remplis d’alcool, ont tout de même saccagé 40% du cimetière d’un petit village de l’Allier. Certes, l’alcool fait tomber les tabous et les inhibitions, mais tout de même ! Au juge pour enfants, qui les entendra, de faire la lumière. 

Je ne voudrais cependant pas que ces trois jeunes lisent le premier article paru, ce même jour, dans la locale. Car ils pourraient y trouver quelques arguments pour leur défense :

« Quoi, nous n’avons attaqué que des morts, pas des vivants. En effet, les cultures de maïs transgéniques sont destinées à produire des médicaments contre la mucoviscidose. Donc, ils sont socialement utiles. Les faucher, c’est condamner des malades à le rester.

De plus, leur défenseur, ce M. Bové, est un grand casseur de Mac Do devant l’Eternel, qui détruit et pousse à détruire des entreprises donnant du travail à de nombreux jeunes. Encore une œuvre anti-sociale. A côté de lui, nos exploits sont insignifiants car les tombes profanées ne gênent nullement les morts, qui ne souffrent plus et n’ont pas besoin de travailler.

Lorsque l’on sait que ce monsieur n’est même pas condamné par la justice ou lorsqu’il l’est, les juges locaux s’empressent de le libérer pour lui permettre de se réinsérer en préparant, avec son équipe, d’autres casses, on est en droit d’attendre de vous, M. le Juge, non seulement un acquittement pur et simple, mais même les félicitations du tribunal. Oui, les félicitations, car qu’avons-nous fait au juste ? Nous avons animé un bourg qui ne l’était guère, nous avons donné un peu de bon temps à des trépassés, c’est à dire permis à nos morts de faire la fête comme le font actuellement les vivants en vacances. En vérité, ce que nous avons fait relève de la culture et s’appelle un travail citoyen ».

Oui, il est des rencontres journalistiques qu’il vaut mieux éviter.

Serge Weidmann

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08 août 2005

La ruralité se porte bien

bourr_eQue n’avons-nous pas entendu sur la France des villes qui avait mangé la France des champs, Paris et le désert français, le modèle urbain dominant, la fin du monde rural, etc….

Jusqu’aux députés européens : Saint-Josse, le chasseur, pêcheur (mais pardonné), naturel et traditionnel et ses complices dont Paul-Marie Coûteaux, le nouveau villiériste, qui affirmaient, dans des discours plus enflammés les uns que les autres, que la ruralité était, sinon l’avenir de l’Europe, au moins un des points primordiaux de son développement.

Déclarations un brin démagogiques, destinées, sans doute, à émouvoir la technocratie bruxelloise pour se faire mousser et aussi pour lui faire cracher quelque manne utile à une future réélection par les populations subventionnées.

Je vous rassure : en France, la ruralité se porte bien. J’ai sillonné la France profonde du Nord, de l’Est, du Sud-Ouest, des Alpes, des Pyrénées, d’Auvergne et d’ailleurs au cours de ces dernières années. Les villages aux « clochers et maisons sages » sont toujours là, vivants et florissants. On les traverse avec ravissement à quarante kilomètres à l’heure en évitant les chicanes, décorées de bacs à fleurs, au milieu des rues. Les agriculteurs n’ont pas tous disparu, si j’en juge par les nombreux tracteurs croisés ou suivis à trente à l’heure sur les routes départementales – celles où Jean Yanne n’allait jamais- et par les nombreux jets d’eau, au milieu des champs cultivés, aperçus en plein midi en cette fin de mois de juillet 2005 entre Orléans et Chartres.

Le dimanche est un jour privilégié en ce qu’il devient l’occasion de prouver à tous que la ruralité est on ne peut plus festive : nos villages campagnards rivalisent alors de créativité : fêtes patronales – il y a toujours une fête patronale dans un des villages traversés le dimanche-  foires à la brocante, vide greniers,  défilés folkloriques…

Aujourd’hui dimanche 7 août, parti de Clermont-Ferrand à 14 heures 30, je n’ai pu atteindre Besse-en-Chandesse où se tenait la fête des estives. Vingt-cinq kilomètres avant l’arrivée , un bouchon automobile m’a permis de traverser la commune de Champeix, suffisamment lentement pour admirer la fête villageoise avec défilé de matériel agricole du siècle dernier, danses auvergnates du groupe folklorique local et marché en tous genres sur la grand’place.

J’avoue, à ma grande honte, ne pas être, faute de patience, resté dans le bouchon pour admirer la course cycliste et les flonflons du village suivant. J’ai pris le premier chemin de traverse vers les collines alentour.

Des esprits chagrins me diront que des villages se meurent, dans nos montagnes et nos campagnes, loin des bourgs. C’est vrai. Est-ce forcément une catastrophe ? Globalement la France demeure un pays sans déserts à traverser. Restent quelques départements en piteux état, comme celui de la Creuse, qui a vu, il y a quelques mois déjà, certains de ces maires – à forte majorité sinon en totalité de l’opposition de gauche- manifester à propos de la fermeture de bureaux de poste et perceptions dans leurs communes. Il est vraiment temps de se bouger quand les entreprises, les services marchands, l’école-même ont disparu. Postes et perceptions qui s’en vont sont le signe du désert économique, sa conséquence ultime. C’est avant qu’il fallait agir. Qu’ont donc  fait pour leurs communes et leur département ces soi-disant responsables pour maintenir l’emploi, refaire les routes, attirer les jeunes ? Rien. Ils ne savent que criailler contre l’Etat afin qu’il ne débranche pas le goutte à goutte de la perfusion administrative. Messieurs les élus locaux du peuple souverain, utilisez moins vos pieds pour défiler, votre langue pour rouspéter et davantage votre cervelle pour développer des activités. Car c’est aussi pour ça que vous êtes élus !

Secouez vous, mobilisez vos administrés, montez des projets, cherchez des financements à l’extérieur, faites des propositions à Brice Hortefeux, le ministre des collectivités locales, votre ministre, qui est tout prêt à vous écouter et à vous aider.

Serge Weidmann

NB : Certains aiment le dernier tango à Paris, moi, je préfère la première bourrée à Champeix. Cliquez sur la photo pour la voir.

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06 août 2005

In vino veritas

Pascal Bérillon, responsable du Cercle libéral de Bordeaux, nous signale le billet d’humeur de Yves d’Amécourt, viticulteur, Conseiller Général de Gironde, intitulé : «Aux voleurs de patrimoine». Imposer des contraintes bureaucratiques, priver les vins de Bordeaux du droit de mentionner le nom de leurs cépages est contraire aux lois de la concurrence . Pour les libéraux, il est essentiel d’assurer le libre fonctionnement des marchés avec des règles claires et opposables à tous.

Lisez donc  ce cri du cœur d’un professionnel atterré devant le non sens des décisions de nos responsables  politiques.

Aux voleurs de patrimoine

bordeauxDepuis le 21 juillet dernier (accord GGZ), la décision serait prise. Il y a d'un coté les vins de pays qui correspondent à un "marketing de la demande" et les vins d'A.O.C qui correspondent à un "marketing de l'offre". Le Ministre de l'Agriculture l'a répété à moult reprises : "la frontière entre ces deux produit est désormais tracée! Il est hors de question de l'outrepasser ".

La "frontière" dont parle le Ministre c'est notamment le port (ou non) de la mention du nom de cépage sur l'étiquette… Ainsi un vin de pays d'OC pourrait porter la mention "Merlot", dans la mesure où + de 85% de la bouteille contient du Merlot, tandis que un Bordeaux AOC, qui contient 85% de Merlot ne pourrait pas, lui, porter la mention "Merlot".

Ce "Yalta" viticole pose plusieurs types de problèmes :

1 - Le "Marketing de l'offre "n'existe pas ! Le Marketing c'est justement de comprendre la demande, en l'occurrence le besoin du consommateur et de transformer ce besoin en "désir d'acquérir un produit de consommation". A moins que nous ne voulions réduire le marché du vin d'AOC au marché de l'Art… Des vins qu'on offre, mais qu'on ne demande pas. Des vins qui se collectionnent, se montrent, s'exhibent, sans jamais trouver consommateur !

2 - Le consommateur justement, demande de connaître le cépage majoritaire d'un assemblage. C'est pour lui, notamment sur la marché Anglo-Saxon, la clef d'entrée dans l'univers du vin.

Bordeaux est le premier vignoble mondial en surface de Merlot… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Merlot ?

Bordeaux est le premier vignoble mondial en surface de Cabernet Sauvignon… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Cabernet- Sauvignon ?

Bordeaux est le deuxième vignoble mondial en surface de Cabernet Franc… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Cabernet Franc ?

Et lorsqu'il s'agit d'un assemblage, nous n'aurions pas le droit de mentionner les deux cépages?

Nous interdire la mention du cépage, c'est nous interdire de figurer dans les rayons anglo-saxons, qui sont organisés par cépage. C'est nous interdire les cartes des restaurants anglo-saxons, qui sont organisés par cépage !

3 - Notre Ministre est je crois, issue d'une formation politique appelée "démocratie libérale"? Est-ce bien une mesure libérale que de vouloir interdire la mention du nom de cépage sur une étiquette d'un vin qui contient justement ce cépage ? Si c'est du libéralisme, alors, c'est une nouvelle forme de libéralisme ! Est-ce bien une mesure démocratique que de vouloir imposer cette règle contre l'avis des professionnels, contre l'avis des consommateurs ?

Lorsque nous exprimons ces arguments, les services nous répondent : ne vous inquiétez pas, avec la création des "Vins de Pays de l'Atlantique", vous pourrez faire figurer le nom de cépage ! Mais par contre vous ne pourrez plus utiliser le nom de "Bordeaux" ! Quelle belle avancée en effet ! C'est vrai, Vins de Pays de l'Atlantique, ça donne envie de boire de l'eau salée ! Quand je lis "Atlantique", le premier terroir auquel je pense c'est la plage… Quand nous aurons un Syndicat de l'Atlantique, on nous confondra avec l'OTAN !

Non, cessons les balivernes : notre terroir c'est Bordeaux, nos Cépages ce sont le Merlot, le Cabernet Sauvignon, le Cabernet Franc… Et que l'on ne nous dise pas, à nous, que ce qui est signé est signé  : alors qu'on annonce aux enseignants que l'on recule les décrets d'application de la loi Fillon, qu'on annonce aux motards que l'on revient sur l'allumage des codes, que l'on annonce aux automobiliste qu'on va supprimer les radars, …

Oui il faut simplifier l'offre. Mais à part pour les oeuvres d'art, tous nos vins doivent obéir au "marketing de la demande" ! Ainsi, le nom de cépage doit être autorisé sur tous les types de vins qui le souhaitent pour satisfaire les marchés qui le demandent ! Il en va de la lisibilité de nos étiquettes ! Le Merlot, le Cabernet Sauvignon, le Cabernet Franc… c'est notre patrimoine Bordelais ! Mentionner le cépage, ce n'est pas dénier l'assemblage ! Nous interdire de mentionner nos cépages, c'est du vol de patrimoine !

Yves d’Amécourt, viticulteur, Conseiller Général de Gironde

 

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04 août 2005

Fauche toujours, tu m'intéresses !

Et de quatre ! 3000 m2 de maïs transgénique ont été détruits dans le Puy-de-Dôme à Neschers, mardi dernier.mais

A chaque fois, on lit dans La Montagne, les réactions des « pour » d’extrème gauche, des « contre » et des « contre mais » sans que le débat avance pour autant. D’ailleurs, quel débat ? Depuis le temps que les OGM existent, tout individu qui veut se renseigner sur le sujet le peut en lisant les nombreux articles de fond parus dans les magazines scientifiques ou autres sur la question.

Ce qu’il faut dire simplement, car les choses sont simples, c’est que les arracheurs de plans, qui sévissent un peu partout en France s’attaquent :

-         à la propriété d’autrui, ce qui est le crime numéro un pour un libéral

-         à la recherche médicale française donc à notre développement économique.

Qu’ils ne viennent pas ensuite pleurnicher si les recherches vont se faire en Amérique et hurler contre « l’impérialisme américain ».

Enfin, une chose me gêne de la part des entreprises propriétaires des champs et de la force publique : leur impéritie.

Les champs d’OGM ne sont pas si nombreux qu’ils ne puissent être surveillés efficacement.

Dès le premier fauchage, le 20 juillet dernier, toujours dans une commune proche d’Issoire, la guerre était déclarée, on parlait de surveillance 24 heures sur 24 et on allait voir ce qu’on allait voir !

On a vu ! Trois autres fauchages de parcelles de plusieurs milliers de km2 ont eu lieu depuis en toute impunité et les casseurs courent toujours.

Faudra-t-il faire appel à Scotland Yard, qui a fait merveille dans la chasse aux terroristes, pour surveiller et appréhender nos casseurs de maïs et leurs commanditaires ?

Serge Weidmann

Posté par ventdauvergne à 10:50 - Journal d'été 2005 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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