Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

28 juillet 2007

SNCF: La réforme duraille

SNCF_la_r_forme_duraille2La meilleure façon, pour les privilégiés, d’éviter de devoir rendre des comptes et de devoir perdre leurs rentes de situation est de se poser en victimes.

C’est l’attitude prise par les syndicats de la SNCF, CGT en tête, face à l’instauration du service minimum. Dans son édition du mardi 24 juillet 2007, La Montagne relate les états d’âme de sept fédérations de cheminots qui dénoncent, devant la mise en place du service minimum, une «atteinte au droit de grève», se posent endéfenseurs des «usagers» et qui, pour donner plus de force à leur combat, envisagent un recours à la grève ce 31 juillet. Ah ! les braves gens.

Ce dont ne parle pas ce quotidien, qui pratique trop souvent le journalisme borgne, ce sont les privilèges exorbitants dont bénéficient les employés de cette société nationalisée, privilèges qu’ils entendent bien défendre toutes griffes dehors, fut-ce au prix de multiples prises d’otages: des voyageurs d’abord pendant les grèves à répétition, des contribuables ensuite, lesquels financent depuis des lustres, sans rechigner, ce tonneau des Danaïdes sur rails. Afin de rétablir un peu l’équilibre dans l’information du public, je recommande la lecture d’un article paru cette semaine dans Valeurs actuelles et intitulé : «SNCF : la vérité sur les cheminots».

A lire sur le site du magazine en cliquant sur ce lien :

http://www.valeursactuelles.com/magazine/france/index.php?num=3687&position=3&nb=4

ou sur mon site Les bonnes feuilles de Vent d’Auvergne :

http://archivesventdauv.canalblog.com/archives/2007/07/28/5745793.html

Nous en apprenons de belles:

Effectifs pléthoriques : un agent SNCF pour 4837 voyageurs contre un pour 8900 en Allemagne, un pour 13000 aux Pays-Bas. Ce qui n’empêche pas le recours à la sous-traitance pour les tâches subalternes que nos nouveaux seigneurs veulent bien surveiller mais plus effectuer.

Salaire moyen plus élevé de 23% que celui versé dans le privé, sans compter toutes les indemnités et primes diverses plus folkloriques les unes que les autres (dont la prime de charbon qui nous ramène au bon vieux temps des romans de Zola).

Un comité d’entreprise richement doté –c’est une habitude dans ce type d’entreprise : voir EDF.

Un régime spécial d’ assurance maladie et de retraite.

Une culture de la grève:(0,79 jour par agent et par an, selon le service communication de la SNCF, ce qui paraît, vu sous cet angle, peu de choses mais, rapporté au nombre d’agents, cela fait au total plus de 130000 jours chômés) ; avec toutes les conséquences en cascades que cela occasionne. Par exemple, savez-vous que les entreprises de l’Ile de France hésitent à embaucher des salariés vivant à proximité des lignes de banlieue en raison des retards ?

Au service d’eux-mêmes avant d’être au service des voyageurs, voilà où en sont nos syndicats. Cette dérive des esprits, encouragée parfois par des hommes politiques irresponsables -le communiste Gayssot a embauché à tire-larigot quand il était ministre des transports- doit prendre fin. C’est pourquoi l’instauration du service minimum –approuvée par près de 80% des Français- est une nécessité mais qu’il faut considérer comme un début avant d’autres réformes. Il est temps que les intérêts particuliers cédent devant l’intérêt général, à la SNCF et ailleurs, là où il reste encore quelques vieilles bastilles à abattre. Puissions-nous être, cette année, en 1788.

Serge Weidmann

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30 avril 2007

Les libéraux de l' ALEPS préparent l'avenir

Statue_de_la_libert_Pendant les élections, les travaux libéraux continuent. C'est ainsi que l' ALEPS (Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social) tenait, il y a quelques jours, son assemblée générale annuelle à Paris.

Dans le rapport moral, le Président Jacques Garello a mis en valeur l'apport des divers groupes et autres «think tanks» libéraux qui se sont unis à l' ALEPS pour élaborer le Guide du candidat. Il a été ensuite facile au Professeur de «noter», à partir de ce guide, les divers candidats à la présidentielle. Jacques Garello nous a ainsi fait part en avant-première des résultats qu'on peut consulter désormais sur le site internet:
http://www.guideducandidat.org/ 

Le premier grand projet à venir est la XXXème Université d'Eté de la NouvelleEconomie sur le thème « Les défis institutionnels de la mondialisation » du 26 au 29 août 2007 à Aix-en-Provence. Est attendu Gary Becker, prix Nobel d'économie en 1992, Docteur honoris causa de l'Université d'Aix Marseille III en 1999 lors de notre XXlIème Université d'Eté.

Mais c'est dans une perspective plus lointaine que l'ALEPS pense son action. Cette action sera menée suivant les deux axes de la stratégie arrêtée depuis quelques années: regroupement de la famille libérale, insertion dans le réseau européen et mondial du libéralisme. L' ALEPS y jouera un rôle de catalyseur.

Le «Grand Prix du Livre Libéral», doté de 1500 euros, fut remis au cours de la seconde partie de la réunion, présidée par le Professeur Pascal Salin. Sur les sept écrivains retenus par le jury, le lauréat désigné fut Alain Laurent (1), directeur de collection aux Belles Lettres, pour son livre: Le libéralisme américain, histoire d'un détournement (2006, Les Belles Lettres) (2).

L'ALEPS édite, pour ses adhérents, un bulletin trimestriel de très grande qualité. Pour adhérer ou avoir tout renseignement supplémentaire, rendez-vous sur son site: http://www.libres.org/
Pour connaître l'historique détaillé de son histoire, allez sur le site Wiki libéral:
http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=ALEPS

Serge Weidmann

(1) http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Alain_Laurent

(2) http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2251443029/liberauxorg-21

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07 avril 2007

La Culture: Education ou consommation ?

l_etat_culturel_de_marc_fumaroliJ'achève ce samedi la lecture, trop longtemps différée, d'un livre vieux de quinze ans déjà: "l'Etat culturel: Essai sur une religion moderne" par Marc Fumaroli, de l'Académie française (1). Ce bouquin reste, malgré le temps qui passe, une référence pour qui veut y voir un peu plus clair dans ce que recouvre et signifie ce qu'on range aujourd'hui derrière ce mot si galvaudé de Culture.

L'auteur, à travers les péripéties qu'ont connues le mot et la chose en France, met à nu et dénonce une idéologie, une vision politique totalitaire, qui remonte loin dans le passé européen, et se concrétise chez nous grâce à Malraux, "génial ami" et ministre du général de Gaulle, avec ses maisons de la culture, qui donna en fait le pouvoir culturel à la gauche. Celle-ci l'utilisa à profusion sous Mitterrand avec Lang et cela continue aujourd'hui, parce que, comme chacun le sait, notre droite a, elle aussi,  un peu trop le culte de l'Etat providence.

Marc Fumaroli montre que ce projet culturel d'Etat –démultiplié à présent à travers chaque niveau de gestion politique du territoire: régions, départements, agglomérations, grandes villes- est passé, sous la coupe des ministres, des intellectuels et des fonctionnaires et avec le temps, d'une vision paternaliste, voire colonialiste, de masses à "culturaliser" –modèle soviétique oblige- à un bastringue audio-visuel actuel des plus franchouillards, dans lequel la nature de chaque individu, l'appétence personnelle, sont niées au profit d'actions de masse tape à l'œil et coûteuses qui n'apportent rien sur le plan de l'éveil culturel, contrairement à ce qu' a fait, par exemple, sous la IIIème République, l' homme lettré, cultivé et responsable que fut Jean Zay, qui ne dissocia jamais éducation et culture.

Lisez de toute urgence ce livre, écrit d'une plume trempée dans l'acide, pendant cette période de réflexion politique avant l'élection cruciale. Surtout si vous êtes, dans le futur, candidat(e) à des postes de responsabilité nationale ou locale. Et, dans ce cas, tenez compte de ses mises en garde lors de la rédaction de votre programme.

Serge Weidmann

(1) L'Etat culturel par Marc Fumaroli   Editions de Fallois 1992, édité également en livre de poche.

La photo est extraite du site: http://www.liberte-cherie.com


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19 janvier 2007

Réseaux d'opinions sur internet

R_seaux_d_opinions_sur_internetC'est une affaire entendue: les blogueurs, dans leur grande majorité, ne revendiquent pas l'appellation de journalistes. Les journalistes qui bloguent gardent leur titre, malgré cela, si j'ose dire.

Il n'empêche que le modèle et le quasi-monopole de la presse dite d'opinion sont actuellement sérieusement remis en cause par ce que François Ewald, professeur au CNAM, appelle "le développement des médias participatifs". Ces derniers, des journaux en ligne type Agora Vox, média francophone –pour le moment- aux blogs des élus ou de l'homme de la rue en passant par des sites offrant, comme Cyberbougnat, des espaces d'expression, ont le vent en poupe.

Trois causes, selon moi, y ont présidé:

La première est la dérive d'une presse d'opinion, ou d'une presse locale qui en devient une, vers une sorte de pensée unique sclérosante, ajoutée à son impact médiatique, devenu tellement excessif, que désormais on parle d'elle comme du "quatrième pouvoir". Et je pourrais écrire la même chose des journaux télévisés.

La seconde est le besoin des hommes et des femmes de la société civile moderne de s'exprimer, d'exister par eux-mêmes. Le courrier des lecteurs des journaux est un entonnoir qui laisse passer peu de lettres et les forums des sites internet de nos journaux, s'ils rencontrent un franc-succès –qui rejaillit d'ailleurs sur l'audience du titre- ne suffisent plus. Plus on donne son avis en ligne, plus on a envie de le donner.

Et quand, troisième cause, chacun peut gratuitement ouvrir un blog, grâce aux techniques de plus en plus élaborées que lui offrent les différents hébergeurs, alors la toile devient un immense réseau de communications fait de milliers de petites sources individuelles.

L'étudiant, le spécialiste, l'élu, vous et moi, chacun dans sa spécialité et avec son propre savoir-faire, participe à un déboulonnage des mandarins qui, il y a encore quelques années, monopolisaient la parole sur le papier et sur l'écran. Comme l'ont annoncé, depuis des décennies déjà, un certain nombre de visionnaires, l'information ne descend plus de ceux qui savent –ou sont censés savoir- à ceux qui ne savent pas –ou sont censés être ignorants-, elle se diffuse en réseaux, elle reste disponible sur le net longtemps et elle est quasiment gratuite.

Où tout cela nous mène t-il? Qui le sait réellement puisqu'il s'agit d'un mouvement parti de partout et qui invente la marche en marchant. Globalement, on peut prédire une avancée vers une forme de "démocratie planétaire", une plus grande possibilté d'expression et de communication entre les hommes par dessus les nations. Il faut voir, par exemple, comment les dictateurs, à la tête de certains pays, veulent canaliser internet, pour en être convaincu. En tout cas, j'entends sonner le glas pour une certaine forme de journalisme condescendant et sclérosé. Qui s'en plaindra?

Serge Weidmann

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23 décembre 2006

Sida, mensonges et extermination programmée

sida_m_e_epLe texte ci-dessous est un brûlot. Anticonformiste, anti pensée médicale unique, son auteur livre ses billets dans le magazine "Pratiques de santé", l'excellente revue de la médecine naturelle, patronnée par le docteur Jean-Pierre Willem, sous le chapeau: "Aigle moqueur revient". Gageons que nombreux sont ceux qui voudraient assaisonner cet aigle là aux chevrotines. Mais pour les penseurs libres (et non les "libres penseurs", nuance!) quel régal! SW

Une fois de plus, la psychose du sida a été réactivée sur les médias: 40 millions de séropositifs dans le monde. Bien sûr, cette propagande aboutit comme d'habitude à la recommandation débile du « pré-ser-va-tif! » (cela fait penser à prendre une douche en imperméable).

Et une fois encore, je vais déboulonner cette supercherie criminelle :


1. Le sida est une maladie endémique qui a été créée par des laboratoires spécialisés dans la guerre épidémique (Litton, Bionetics...), et diffusée de même que l'Ébola, grâce à des lots de vaccins infestés, avec le précieux concours de l'OMS (Kissinger avait initialement déclaré que le contrôle des naissances étant trop problématique. surtout dans les pays du tiers-monde, il convient de contrôler la mort).


2. Personne n'a jamais pu démontrer que le VIH était le vecteur du sida. Cette hypothèse de recherche a été sélectionnée et érigée en dogme médico-politique, intouchable pour les besoins de la cause et malheur aux scientifiques contestataires.


3. Les tests officiels (Elisa et Wester Blott) n'ont aucune spécificité, et répondent à plus de 80 pathologies connues dont certaines aussi bénignes que la grippe. Dans les pays pauvres, sont classées séropositives les populations atteintes de tuberculose, de malaria, de diarrhées récurrentes, ou simplement les nombreuses victimes de la malnutrition.


4. Les médicaments spécifiques ne sont jamais censés guérir, mais seulement maintenir provisoirement en vie à prix d'or ceux qui sont réellement victimes du sida.


5. Le sida n'a rien à voir avec le sexe, mais avec le mélange de sang, les vaccins et les drogues (autorisées ou non).


6. N'attrape pas le sida qui veut, et j'ai connu personnellement des gens qui ont voulu mourir par amour avec l'autre en se mélangeant tout ce qui est possible...Toujours séronégatifs !


7. D'aucuns guérissent non officiellement du sida, définitivement, par des thérapies alternatives, mais celles-ci sont bien sûr sauvagement combattues.


À chacun de choisir entre les doctrines et la logique des preuves.


Michel Dogna

Article paru dans Pratiques de santé du samedi 16 décembre 2006.


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18 décembre 2006

Johnny s'en va-t-en Suisse

Johnny_s_en_va_t_en_SuisseComme c'est une personnalité du show-bizz, une idole, autrefois des jeunes, aujourd'hui de tous, un monstre de scène national, ses faits et gestes sont connus, commentés et ont une très forte résonnance dans la France entière. Et quand il décide, après tant d'autres: stars, chefs d'entreprises, cadres fortunés, de quitter la France pour résider en Suisse, alors, forcément "ça fait causer".

Johnny Hallyday nous quitte. Que cela serve au moins de leçon de choses à ses compatriotes. Nous vivons dans un pays sur-fiscalisé, dans lequel Etat et collectivités territoriales ponctionnent, à qui mieux mieux, ceux qui travaillent, épargnent, héritent. Impôts et taxes diverses sur le capital, les biens, le travail, les achats et la mort, tout ce racket rafle souvent près de 50% de nos gains voire davantage; notamment avec le stupide ISF, qui est un véritable épouvantail. Il fait fuir vers d'autres cieux suffisamment de gens fortunés pour faire perdre à notre pays plus d'argent qu'il n'en rapporte.

L'association Contribuables associés fête chaque année le jour de libération fiscale, c'est à dire celui où, enfin, les Français travaillent pour eux-mêmes. Ce jour fluctue entre le 15 ou le 16 juillet. Douce France, tu peux faire mieux pour tes enfants qui bossent. Heureusement, la concurrence fiscale existe encore entre pays et le moins pique-sous en bénéficie au détriment du plus vorace. Lisant dans la presse certains commentaires de lecteurs, suite au départ de Johnny, je remarque que ceux qui sont choqués le sont moins par son installation en Suisse que par le regret de ne pouvoir en faire autant.

Que l' au revoir de notre rocker bien aimé nous fasse prendre conscience que beaucoup de Français vivent dans un enfer fiscal, voilà qui est positif. Souhaitons qu' à cette occasion, le Président de la République, plutôt que faire des remarques déplacées, se souvienne des propos d'un certain Jacques Chirac, candidat aux présidentielles en 1995: "Trop d'impôts tuent l'impôt". Et en tire les conséquences.

Serge Weidmann

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24 novembre 2006

Cinq ans après le 11 septembre 2001

5_ans_apr_s_le_11_septembreQui est l’ami ? Qui est l’ennemi ? Je ne veux pas parler ici de politique intérieure, ni de la préparation des élections municipales à Clermont-Ferrand. Non, il s’agit de géopolitique. Sur notre planète, regardons les nations, les groupes organisés, les conflits en cours, et posons-nous cette simple question : « Qui est l’ami, qui est l’ennemi ? ». Et rappelons la phrase de Jean-Marie Colombani dans Le Monde du 12 septembre 2001 : « Nous sommes tous américains » puis posons une seconde question : « Combien de temps sommes-nous restés américains? »

C’est à partir de ces interrogations que s’est déroulée la table ronde organisée récemment à Clermont-Ferrand par le Cercle d’étude et d’amitié France-USA et le Club : Participation et progrès et intitulée « Retour sur le 11 septembre 2001 : 5 ans après ».

L’Amiral Denis, premier intervenant, plaide pour une analyse froide et lucide de la situation mondiale et estime « inadmissible de jouer contre son propre camp ». Il condamne donc les critiques françaises contre l’intervention américaine en Irak : « ne pas les suivre, soit, les critiquer, non ! ». Pour lui, il y a une forte présemption que Saddam Hussein possèdait des armes à destructions massives, vendues par les USA, la Russie et la France, et qu’il les a évacuées dans un pays ami, la Syrie, au moyen de cinquante six avions de ligne civils transformés en  avions cargos.

Peter Harry, ex-colonel de l’armée américaine, critique la politique de Donald Rumsfeld qui a diminué au-delà du raisonnable les effectifs de l’armée de terre américaine. En Irak, l’ennemi est performant et il est chez lui. Les soldats US apparaissent, qu’ils le veuillent ou non, comme des occupants.

Pour Pierre Pascallon, la menace terroriste est transnationale. Elle oblige les démocraties à adopter des mesures de surveillance et de contrôle qui vont à l’encontre de leurs valeurs, car l’islam radical est dans nos murs. L’Occident est face à un ennemi qui veut le détruire. L’expression de « choc des civilisations » s’impose devant les risques de conflits qui sont avant tout culturels.

Dernier orateur, Bernard Caillot revient sur les questions posées au début et sur les réponses apportées par certains médias. « Les morts américains et l’attaque du World Trate Center et du Pentagone sont une riposte à toutes les agressions de l’impérialisme » a écrit Le Monde diplomatique. Ainsi les Américains seraient coupables d’avoir été attaqués. La cinquième colonne fourbit ainsi sa dialectique et crée une fausse réalité à force d’affirmations fausses (comme au moment de l’intervention occidentale en Afghanistan qui devait, selon ces bons apôtres, faire mourir bon nombre d’innocents et transformer les autres en réfugiés).

Face au sombre avenir qui s’avance, renforçons d’abord nos ressorts psychologiques. C’est ce qu’essaie de faire, bien modestement, Vent d’Auvergne, entre autres.

Serge Weidmann

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17 novembre 2006

L'inspecteur est au piquet

L_inspecteur_est_au_piquetDepuis la décision prise par Gilles de Robien, de condamner la méthode de lecture dite « globale », quelques inspecteurs de l’Education nationale et formateurs en IUFM, davantage mus par l’idéologie et la défense de leur notoriété que par l’amour de leur travail, la pérennité d’une culture nationale et l’avenir des enfants dont ils étaient responsables, partent en guerre contre leur ministre de tutelle. Contestation, quand tu nous tiens!

Las ! L’échec des méthodes de lecture qu’ils préconisaient pour les élèves, mesurable aux taux d’illettrisme et de retard scolaire au collège, et le progrès scientifique accompli dans les neurosciences, ce nouveau domaine d’étude du cerveau, ont mis à jour la fausseté de leurs théories pédagogiques. Celles-ci n’étaient, en définitive, qu’élucubrations de cuistres pontifiants. C’est pourquoi, dans ce domaine, comme dans d’autres (je pense notamment à l’écologie), les cautions scientifiques sont indispensables, sinon c’est la porte ouverte aux pensées magiques et à la désinformation.

Ainsi en pédagogie, de nombreux chercheurs, universitaires, médecins (la plupart étrangers), ayant longuement travaillé avec des jeunes en difficulté scolaire, peuvent affirmer, tels le docteur Wettstein-Badour, qui nous apprend, dans une communication à une revue scientifique : «L’apprentissage du code alphabétique, n’est jamais une entrave à la compréhension mais il est une nécessité fondamentale dont le cerveau ne peut se passer pour accéder au sens de l’écrit…Il est la condition essentielle du succès et la meilleure assurance d’accès au sens de l’écrit chez tous les enfants et tout particulièrement chez ceux qui sont précocement identifiés comme « sujets à risques » dans ce domaine».

Voilà qui renvoie dans le néant scientifique les Diafoirus d’IUFM quand ils affirment qu’avec la méthode syllabique, on ne peut comprendre le sens d’un texte qu’on lit. Car, si c’était vrai, comment expliquer dix siècles de littérature française ? Et, pour ne citer que quelques noms prestigieux, Ronsard, Pascal, Molière, Chateaubriand, de Gaulle, qui n’ont pas eu la « chance » d’apprendre à lire « globalement », auraient dû se traîner lamentablement dans une vie sans lecture, au lieu d’écrire : les Sonnets pour Hélène, les Pensées, Tartuffe, le Génie du Christianisme et les Mémoires d’espoir.

Serge Weidmann

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17 septembre 2006

Un pape pas si benoît que cela

Un_pape_pas_si_benoit_que_celaLe nouveau pape Benoît XVI peut se vanter d’avoir déclenché une sacrée ( c'est le mot ) tempête dans les mosquées. Au cours d’une conférence à l’université de Ratisbonne, où il enseigna autrefois, intitulée: « Rencontre avec les représentants du monde des sciences », il réfléchissait aux rapports entre la raison et la foi. Abordant ce qui sépare chrétiens et musulmans, le pape, cita une phrase de l’empereur de Byzance Manuel II, qui vivait à la fin du 14ème siècle et au début du 15ème : « Montrez-moi exactement ce que Mahomet a apporté de neuf : vous n’y trouverez que des choses mauvaises et inhumaines, telles son commandement de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait ». En bref, l’Islam utiliserait la violence pour faire progresser sa foi. Et voilà le monde musulman qui prend feu.

Des plus modérés aux plus fanatiques, les religieux musulmans y vont tous de leur diatribe: le pape ignore ce qu’est l’Islam, il offense et blesse les musulmans, il attise le conflit entre les civilisations (ce qui prouve qu’un conflit existe). On condamne le propos, on exige des excuses, on demande « à Dieu d’humilier le pape comme il a humilié le prophète ». Les musulmans les plus radicaux descendent dans les rues en  vociférant, demandent que les pays musulmans expulsent les ambassadeurs du Vatican. Un chef religieux somalien va jusqu’à lancer une fatwa, disant « que toute personne qui offense le prophète doit être tuée ». Non, l’Islam n’est pas violent et il le prouve.

Parce que dans toute cette affaire, il ne s’est pas trouvé un seul théologien musulman (il y a-t-il encore des théologiens musulmans ?) qui ait réfuté, arguments à l’appui, l’affirmation de l’empereur de Byzance. Les mouvements d’humeur ne sont pas des arguments. Les dénégations verbales, comme celles de Dalil Boubakeur, pour qui « l’Islam est tolérance et fraternité » ne suffisent pas. Monsieur le Recteur, donnez nous des preuves ! Celles-ci sont attendues avec impatience, notamment, par les chrétiens d’Iran, d’Arabie Saoudite, de Somalie et du Soudan!

Aussi posons-nous la question : le tsunami papal est-il dû au fait que Benoît XVI s’est trompé ou au fait qu’il n’a que trop raison, en mettant le doigt dans la plaie et en appuyant là où ça fait mal?

Serge Weidmann

La photo accompagnant l’article est extraite du site : http://notredamedebercy.online.fr

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13 septembre 2006

Lettre ouverte à Alain Rey

                           Lettre_ouverte___A_Rey      

Cher Monsieur Rey,

On a beau cultiver le politiquement correct et en donner des preuves tous les jours sur les ondes de France Inter, on tombe fatalement un jour ou l’autre sur des fanatiques qui trouvent qu’on n’en fait pas assez. Dès qu’on leur donne quelques gages, ils exigent toujours plus de vous jusqu’à devenir vos censeurs les plus impitoyables.

Ainsi, cher Monsieur Rey, parce ce que la définition du mot « colonisation » dans votre dictionnaire Le Petit Robert ne leur plaît pas, le CRAN : Conseil représentatif des associations noires de France (qui représente quoi au juste?), suivi par l’inévitable MRAP, vous déclarent la guerre et exigent que vous retiriez de la circulation les 170 000 exemplaires de sa dernière édition.

Naturellement, leur « hénaurme » revendication atteint de tels sommets de crétinisme idéologique que leur répondre est encore leur faire trop d’honneur. C’est pourtant ce que vous avez fait le vendredi 8 septembre dans Le Figaro(1).C’est dommage, pour deux raisons :

D’abord, parce qu’en homme intelligent, vous argumentez. Face à des êtres normaux, c’est la réaction la plus censée. Face à une bande d’excités qui se croient seuls détenteurs de la vérité, c’est peine perdue.

Ensuite, et bien que vous compreniez parfaitement la motivation réelle de vos adversaires : « faire parler de soi », vous ne pouvez vous empêcher de leur adresser un signe de connivence en précisant que vous partagez leurs idées et que, dans la prochaine édition du Petit Robert, il se pourrait qu’une expression soit supprimée.

Ainsi non seulement vous avez perdu votre temps, mais vous vous êtes affaibli et avez conforté, d’une certaine manière, vos implacables censeurs. La seule réaction à tenir, face à ce genre d’attaques, c’est de s’armer d’un peu de courage et de balancer le mot de Cambronne à leurs auteurs. Mais cela suppose que, comme votre serviteur, on ait envoyé promener le politiquement correct à la française, ses oeuvres, ses pompes, son évangile de quatre sous et son clergé. En réalité, c’est bien la seule chose qui vous reste à faire si vous voulez être vraiment libre.

Veuillez croire, cher Monsieur Rey, à toute ma sympathie.

Serge Weidmann

(1) Pour lire l'interview parue dans Le Figaro, cliquez sur le titre suivant: Alain Rey attaqué

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