Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

25 février 2008

La Montagne invente l'année de 368 jours

368_jours

Notre quotidien auvergnat préféré La Montagne a fait fort, ce lundi 25 février.

Dans son édition de Clermont-Métropole, page 12, notre journal informe ses lecteurs de la programmation des contrôles radars dans notre noble cité arverne et les environs.
Noble préoccupation, certes.
Mais, dans son élan, il nous donne le programme des radars pour les samedi 30 février et dimanche 31 février.

Et voilà comment la Montagne a inventé l'année de 368 jours, comme si 366 ne suffisaient pas, en 2008. Mais comme ces deux jours tombent un week-end, on n'en voudra pas trop à nos zélés montagnards.

S Weidmann

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28 mai 2007

Bernard Thibault fait son cinéma à Cannes

Bernard_Thibault___CannesDes esprits chagrins se sont émus, certains se sont même moqués, de la présence de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, au dernier festival de Cannes. Je ne peux que fustiger leur attitude. A l'évidence, ces gens-là ne comprennent rien à la stratégie syndicale moderne de son délégué aux cheveux longs et ne connaissent pas l'histoire de leur pays. Honte à eux!

La construction du palais du festival doit beaucoup à nos braves maçons cégétistes d'après-guerre. Si des stars comme Sophie Marceau ou Angelina Jolie, peuvent exhiber leurs charmes dans des robes plus décolletées et ajourées les unes que les autres, pour notre plus grand plaisir de spectateurs-voyeurs, si Brad Pitt et George Clooney peuvent frimer devant les minettes entassées derrière les barrières de sécurité, c'est parce que des ouvriers syndiqués ont, autrefois, sués sang et eau, afin que les marches prestigieuses de ce palais voient le jour. Une part de l'âme de la France s'est forgée là. Ne l'oubliez jamais, jeunes gens! Il faut avoir une pierre à la place du cœur pour refuser à la classe ouvrière d'aller un peu, par Secrétaire général de la CGT interposé, au paradis des étoiles du septième art. Et Thibault gravissant, aujourd'hui, les mêmes marches que Gary Cooper et Clint Eastwood hier, n'est-ce pas justement le merveilleux symbole de cette élévation méritée? D'autant qu'il a davantage de sex appeal que Robert Hue, qui s'était également prêté à cette mise en scène, il y a quelques années.

Les mêmes mauvaises langues continuent leur harcèlement en critiquant sa soirée et sa nuit passées à l'Hôtel Majestic, dans une chambre à plus de 500 euros. "Plus que le RMI mensuel!" accusent-elles. Pour ma part, je trouve plutôt réconfortant, après les vacances de Nicolas Sarkozy sur le yacht d'un milliardaire, que Bernard Thibault lui emboïte le pas dans la haute société. Enfin, nos marxistes que l'on croyait indécrottables, n'attaqueront plus les riches exécrés, les capitalistes affreux et l'ultralibéralisme honni qui permet l'étalage de tout ce luxe acquis "avec le sang des travailleurs".

Thibault et Bolloré: même combat ! Voilà qui augure favorablement des futures rencontres entre partenaires sociaux, comme on dit chez nous. Et puis, au Majestic, comme partout ailleurs, il y a aussi des prolétaires: portiers, femmes de chambres, serveurs… qui pourraient, qui sait? adhérer à la CGT. Qui mieux que son secrétaire général, allant à leur rencontre, sur le terrain, pourrait, joignant l'utile à l'agréable, leur prêcher la bonne parole syndicale?

Croyez-moi, l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, fait bouger beucoup de choses et de gens. Y compris Bernard Thibault, dont la venue sur la Croisette, n'est rien moins que l'expression d'une révolution culturelle plus sympathique que celle de mai 68. A Cannes, s'il n'y a pas de pavés, il y a au moins la plage.

Serge Weidmann

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26 mai 2007

Des radars sur internet

Des_radars_sur_internetInternet est un excellent outil pour se mettre en avant. Nous le savons bien nous autres, les passionnés de la toile, qui utilisons forums, pages internet, blogs et videos pour exprimer nos idées, nos coups de cœur et nos coups de gueule, nos états d'âme, nos préférences et nos rejets.

Mais attention! Comme le dit Ivan Roux, rédacteur en chef de Micro Hebdo, dans son éditorial du 10 mai 2007, intitulé "Le chauffard à très haut débit": "Internet n'est pas une videothèque poussiéreuse, fréquentée par trois pelés. Tout le monde est susceptible de vous voir et de vous reconnaître si vous vous y donnez en spectacle. Au moins quand c'est drôle, ça passe."(*)

Oui, et quand ce n'est pas drôle, ça ne passe plus. On se souvient de ces collégiens de Chamalières, piégés par les propos plus que désobligeants sur leurs professeurs qu'ils tinrent dans leur blog. Et bien, un fou de vitesse a fait mieux: se filmer à 225 km/h en voiture et mettre la video sur le site Youtube. Un policier –l'histoire ne dit pas s'il était en service ou pas- surfant par là, visionne la dite video, repère la marque et le modèle de la voiture, peut-être même un bout de numéro et effectue une recherche dans les fichiers de la police. Et voilà notre apprenti Fangio se retrouvant mis en examen.

Conclusion: chauffards exhibitionnistes, prenez garde! Sur les autoroutes de la communication,  il y a aussi des radars.

Serge Weidmann

(*)  http://www.01net.com/article/348223.html

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10 décembre 2006

Des pieds et des mains

Des_pieds_et_des_mainsJe ne voudrais pas transformer Vent d’Auvergne en gazette des commères mais l’anecdote vaut qu’on s’y arrête, ne serait-ce que pour rire un peu, ce qui est, depuis Rabelais, le propre de l’homme. C’est notre jeune et sémillant député de la Haute-Loire, Laurent Wauquier, qui conta à Monsieur de Rastignac, chroniqueur dans le magazine Valeurs Actuelles, ces confidences que lui fit Jacques Chirac :

« Lorsque tu dois affronter la foule, prends comme moi l’habitude de poser au fond de tes chaussures deux petites coques de métal. Les gens veulent te toucher; sans le vouloir, ils t’écrasent les pieds. A la fin de la journée, tu ne peux plus marcher…

Méfie-toi des poignées de mains des petites vieilles. Elles ne te lâchent plus : tu tires pour te dégager ; comme elles ont des bagues, ça fait un mal de chien… »

Comme quoi la politique, même au plus haut niveau de la République française, c’est à la fois la gestion des très grandes choses et des très petites choses; et le véritable homme d’Etat est celui qui arrive à gérer les premières et les secondes.

Serge Weidmann

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26 septembre 2006

Un Américain bien tranquille

Jonathan_LittellJonathan Littell est l’un de nos meilleurs écrivains francophones. Pas de miracle à cela: il vécut en France jusqu’à l’âge de dix-huit ans, y passa avec succès le baccalauréat, avant de retourner aux USA, son pays d'origine, pour y continuer ses études. Il vient d’écrire, dans notre langue, et de publier un roman de près de neuf cents pages intitulé : «Les bienveillantes» qui rencontre un très grand succès public et pourrait être prochainement couronné par l’un de nos prix littéraires.

Pour l’anecdote, Littell demanda deux fois la nationalité française qui lui fut refusée «pour d’obscures raisons administratives», selon l’expression d’un de ses biographes. On peut, si on a l’esprit «mal tourné» de votre serviteur, trouver ces raisons dans le fait qu’il est Américain (ce qui est très mal vu en France contemporaine) et qu’il parle et écrit notre langue aussi bien qu’un académicien. Un postulant à la naturalisation parlant français, c’est louche, forcément louche.

Comme, hélas ! il n’est soutenu par aucune officine d’extrème gauche et que pas un de nos braillards patentés ne songe à manifester pour sa cause, l’affaire en reste là. Suggérons à Jonathan Littell, s’il veut toujours devenir l’un des nôtres, de contracter, s’il est célibataire, un mariage blanc dans une de nos trente six mille communes, ou, s’il est marié, d’engrosser sa femme et de la faire accoucher à Paris. Sa naturalisation lui tombera alors dans les mains, sans problème ni tracas, comme un fruit mûr.

Serge Weidmann

Consulter la biographie de J. Littell à l’adresse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Littell

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12 juillet 2006

Trahison belge au mondial

Trahison_belgeAyant un compte à régler avec un radar mobile savoyard, je me suis rendu, lundi dernier, sur le blog d’un défenseur des automobilistes victimes de la répression des polices de la route :

http://la-route-nous-appartient.skynetblogs.be/

L’auteur de ce blog, étant, comme votre serviteur dans Vent d’Auvergne, assez éclectique, a écrit quelques mots après la finale de la coupe du monde à Berlin. Et là, horreur ! je lis ceci :

« Chouette : c'est l'équipe de foot italienne qui l'a emporté!

Pourquoi chouette?  Pour deux raisons, au moins.

1) Parce que je n'ose imaginer l'arrogance sans raison, le chauvinisme débridé dont auraient fait preuve les Français si leur équipe avait vaincu.

2) Parce que l'idole préfabriquée qu'ils s'étaient imposés et qu'ils essayaient d'exporter urbi et orbi - Zinedine Zidane - s'est révélée sous son vrai jour : pas un héros politiquement correct. Rien qu'un homme.

Ah! oui, et puis, 3) Parce que les Italiens ont super bien joué. »

Il s’agit d’une trahison pure et simple. En allant plus avant dans ce blog, je découvre que notre auteur est belge. Ouf ! je respire, il ne s’agit pas d’un Français. Mais quand même, la solidarité francophone en prend un sacré coup.

Répondons à notre homme :

1) Que si la France revendique haut et fort la palme du chauvinisme, c’est parce que c’est bien la seule première place qu’elle peut actuellement revendiquer. Reculant chaque année comme puissance économique, 37e sur 80 au classement des pays libres selon les indices de liberté économique d’Heritage Fundation et du Wall Street journal, il lui faut bien redorer son blason d’une façon ou d’une autre.

2) Quelle mauvaise foi d’attaquer « notre Zizou national ». Nous savons bien, depuis l’Antiquité, que les héros sont fatigués. Relisez Homère : pendant le siège de Troie, le vaillant  Achille boudait sous sa tente pendant que les Grecs se battaient. Si Zidane est un grand boudeur, lui aussi, il n’a jamais « fait la gueule » aussi longtemps que le héros de l’Iliade au roi Agamemnon et il n’est jamais resté éloigné du combat. Maintenant, si on veut parler de violence, relisez comment Achille a traité Hector et, s'il vous plaît, ne parlons plus de ce malheureux "coup de boule" à Materazzi.

3) Quant à la flagornerie transalpine de notre belge, elle est un peu dure à avaler, surtout par d’anciens Gaulois qui n’ont pas oublié Alésia et l’occupation de leur pays par les Romains.

Depuis le temps que nous ne racontons plus d’histoires belges, nous pouvions espérer de nos voisins un peu plus de compréhension.

Serge Weidmann

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24 mai 2006

Le temps des cigales

le_temps_des_cigales1Un ami libéral m’a envoyé ce texte à publier dans Vent d’Auvergne, ce que j’ai oublié de faire. Cette fois c’est une de mes fidèles lectrices qui me le fait parvenir. Après tout, même s’il est abondamment diffusé par courriels, tous ne le connaissent pas forcément. Voici donc la fable de La Fontaine revue et corrigée par le monde moderne.  SW

La cigale et la fourmi

VERSION CLASSIQUE

La fourmi travaille dur tout l'été sous la canicule, elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.

La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.

Une fois l'hiver arrivé, la fourmi est au chaud et bien nourrie.

La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid.

NOUVELLE VERSION FRANCAISE

La fourmi travaille dur tout l'été sous la canicule, elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.

La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.

Une fois l'hiver arrivé, la fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.

La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.

Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.

Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.

Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part".

En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.

Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.

La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.

La fourmi quitte la France pour s'installer avec succès en Suisse.

La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée.

Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.

L'ancienne maison de la fourmi devenue logement social pour la cigale se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir.

Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.

Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 Millions d'Euros.

La cigale meurt d'une overdose. Libération et L'Humanité commentent sur l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.

La maison est squattée par un gang d'araignées immigrées, le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.

Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté.

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09 avril 2006

Les intermittents de la révolution

intermittents_r_volution1Les étudiants gauchistes qui bloquent les facultés et défilent dans les rues des grandes villes n’aiment pas le contrat de travail première embauche mais ils ne crachent pas sur les vacances. Le travail, non, les congés, oui. A bas le CPE, vive la CPE ( courte pause pour l’évasion).

On le sait, Pâques arrive avec ses semaines fériées pour nos chères têtes blondes scolarisées. Tous ces rejetons de bobos « soixanthuiattardés » sont, certes, des accros de la pagaille polyvalente, de la contestation systématique dès que se profile une loi, surtout de droite, les concernant  mais pas au point de leur sacrifier les sacro-saintes vacances. « Tous au ski ou en voyage, camarades, la révolution prolétarienne attendra bien quinze jours ! » 

Priorité donc aux loisirs bourgeois, les meilleurs qui soient au monde, quand on y réfléchit un peu. Et puis, il faut bien décompresser un tantinet avant la poursuite du grand soir. Quelques virées à Marrakech ou à Tunis, quelques descentes de ski ( sans Trot ) avec les copains et les copines à Courchevel, rien de tel pour entretenir le moral d’un contestataire moderne.

A la rentrée, on sera en meilleure forme, si on ne se casse pas un tibia ou si on n’attrape pas la salmonellose, pour reprendre saccages et manifs là où on les avait laissés.

Si ces enfants gâtés, qui alternent les fêtes : celles des casseurs avec celles des glandeurs, représentent l’élite de la France de demain, l’avenir de notre pays est mal parti. Et je crains que cet avenir, les français « l’aient dans le dos à chaque fois qu’ils feront demi tour », comme le disait Pierre Dac.

Serge Weidmann

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27 mars 2006

La gouvernance française idéale

gouvernanceLes évènements dramatiques qui secouent actuellement la France, comme d’autres qui se sont déroulés par le passé sur le même mode, démontrent que la république est une forme de gouvernance inadaptée au caractère de nos concitoyens et qu’il conviendrait d’en changer.

Puisque les lois sont contestées, dès qu’elles sont votées, par des manifestants qui n’hésitent pas à faire valoir la force de la rue par rapport au droit du parlement, je propose les modifications constitutionnelles suivantes:

La suppression totale de la Chambre des députés et du Sénat: ce qui ferait faire de substantielles économies à l’Etat. Les immeubles, parcs et jardins qui les abritent seraient mis en vente, ce qui augmenterait encore les ressources de notre pays surendetté, ou transformés en amphithéâtres et annexes universitaires pour les étudiants de première année des facs environnantes, dont chacun sait qu’ils y sont de plus en plus à l’étroit.

Mais, me direz-vous, comment les lois seraient-elles élaborées? Très simplement.

Faut-il une loi pour réformer l’Université? Le Président de la République réunit l’UNEF et le SNES-Sup qui écrivent eux-mêmes la loi avec les demandes de crédits afférents. Le Président entérine et le tour est joué. Plus de temps perdu en palabres parlementaires, plus de contestations, plus de défilés, avec casseurs en cerises sur le gâteau, qui coûtent très chers en jours de travail perdus, en  voitures incendiées et en touristes étrangers définitivement écœurés.

Faut-il changer le code du travail? Le Président met autour de la table tous les syndicats de salariés, les organisations patronales avec mission de réformer ces nombreux textes qui auraient ensuite force de loi. A la réflexion, je me demande même s’il convient d’inviter le MEDEF, la CGPME et consorts? Car ces gens-là ne jurent que par le libéralisme économique, n’ont que les mots de flexibilité, de productivité et de profits à la bouche. Rectification: seules la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CGC décideront de la teneur du code et du niveau des salaires. Nous aurons, j’en mettrais ma main au feu, des textes beaucoup plus favorables aux ouvriers et aux cadres que ceux en vigueur actuellement.

Bien sûr, mon système garde toujours un président de la République, qu’il faut élire tous les cinq ans, ce qui est cause de temps perdu et de frais de campagne importants. On pourrait l’améliorer en élisant le président à vie ou, mieux, en rétablissant la Royauté. Plus de dépenses électorales, de meetings incessants autant qu’inutiles, plus d’organisation lourde et dispendieuse des deux tours du vote dans les 36 000 communes. Le roi est le meneur du jeu à vie et, quand il décède, son fils le remplace.

Voilà le système politique français idéal, qui supprime les conflits, réduit les dépenses de la nation, et offre la stabilité politique, l’aura de la souveraineté royale -dont tout Français, au fond de son cœur, garde la nostalgie- avec la démocratie directe.

Serge Weidmann

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17 février 2006

René Souchon ne blogue plus

quel_avenir_pour_le_blog_de_ren__souchonRené Souchon est un ancien collègue : nous fûmes, dans les années 1970-1980, conseillers d’orientation puis directeurs de Centre d’Information et d’Orientation dans l’Education nationale, lui à Aurillac en Auvergne, moi à Bar-sur-Aube en Champagne-Ardennes.

Depuis, nos chemins ont divergé : il était socialiste et le resta, je ne le fus jamais; il fut ministre de François Mitterrand, pas votre serviteur, qui n’en a d’ailleurs aucun regret.

La soixantaine passée, lui et moi sommes devenus, sans nous concerter car nous ne nous connaissons pas, adeptes des journaux sur internet, lui avec  René Souchon blogue , moi avec Vent d’Auvergne.

Pierre-Joël Bonté étant décédé, René Souchon vient d’être élu président du Conseil régional Auvergne. Il poursuivra, bien sûr, l’application du programme de la gauche que j’ai toujours combattu en bloc et en détail, dans l’esprit -en admettant que l'esprit ait quelque chose à voir là-dedans- et dans la forme. A l’occasion, je prendrai position à nouveau quand les circonstances le commanderont.

Mais je crains, hélas ! que la nouvelle fonction du maire démissionnaire d’Aurillac, signe, faute de temps à y consacrer, la fin de son blog. La communauté des blogueurs perd beaucoup et moi le premier qui n’adorait rien tant que polémiquer de temps à autre avec lui. Mes billets d’humeur régionaux n’auront pas la même saveur pour moi car, au poste où il est maintenant, René Souchon n’aura plus le temps de me répondre.

Serge Weidmann

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