Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

06 novembre 2009

Edouard Balladur: Les Etats sont responsables de la crise

   

E_Balladur   Je trouve extrêmement dangereux le nouveau culte de l’Etat auquel nous assistons aujourd’hui. Est-ce que la crise économique est due à l’Etat ou à la liberté? Pour moi, elle est due essentiellement aux Etats. Il y a quarante ans, ils ont détruit le système monétaire international, et depuis nous vivons dans un système de flottement qui crée beaucoup plus de monnaie, beaucoup plus de crédit que n’en requièrent les besoins de l’économie. Parce que les Etats, et d’abord l’Etat américain, pris dans la guerre du Vietnam, voulaient s’affranchir des règles qui les gênaient.

   Deuxième exemple, la gestion des banques centrales et d’abord celle de la Fed, qui a consisté à fournir à l’économie tous les moyens monétaires pour éviter que l’éclatement des bulles ne se traduise par la récession. Les Etats ont le pouvoir de demander aux banques centrales de respecter certaines règles, ils ne l’ont pas fait. Troisième exemple, les «subprime» et leur titrisation, qui mélangeaient de mauvais et de bons actifs. Il y avait des mécanismes de contrôle, la SEC en Amérique et d’autres en Europe. Ont-il attiré l’attention des pouvoirs publics sur les risques de ces attitudes de facilité? Non, en tout cas pas suffisamment.

   Dernier exemple, l’endettement budgétaire: est-ce la faute de la liberté, ou celle des Etats, qui sont mal gérés parce que les hommes politiques ont manqué de courage pour réduire les déficits et la dette? Le sujet d’aujourd’hui, ce n’est pas de donner encore plus de pouvoir aux Etats, mais de les amener à faire bon usage de celui qu’ils ont. Et de bâtir un système qui les empêche de créer de l’argent et du crédit à tout-va. La liberté ne peut aller sans règle. C’est cela, le libéralisme.


Edouard Balladur

Extrait d’une interview au journal suisse "Le Temps", le 6 novembre 2009

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2b9fd570-ca53-11de-8c23-d286133f2ac0|1

 



16 août 2009

Les vents mauvais des éoliennes

                      Eoliennes

   « Si les moulins à vent étaient la grande ressource de l’énergie, pourquoi les a-t-on démolis pendant la révolution industrielle ? Il fallait les garder. » Ainsi, en quelques mots, face à Daniel Cohn-Bendit, Valéry Giscard d’Estaing descendait en flammes la tentation éolienne en Europe. Et il ajoutait, à destination de l’ancien « soixante huitard »: « C’est une mauvaise plaisanterie. Vous défendez, j’espère sans le savoir, un lobby financier. » (1)

   L’ancien président de la République est, on le sait, un ennemi de la politique d’installations éoliennes tous azimuts. Il n’est pas le seul et, au fur et à mesure que le rouleau compresseur éolien veut couvrir la France de ses horreurs, la révolte gronde dans les campagnes.

   Un commentateur de mon récent article « Propos rafraichissants sur le réchauffement », paru dans Vent d’Auvergne le 2 juillet 2009, compte participer à la contestation contre l’éolien et me demande de lui fournir quelques informations. De but en blanc, je peux citer deux dossiers parus dans Valeurs actuelles. Le premier, intitulé : « Eoliennes, un scandale financier » reprend les arguments du livre de Christian Gérondeau : «CO2, un mythe planétaire». Le second est une présentation synthétique du problème. Il s’intitule « La guerre des éoliennes ». Ces documents peuvent être consultés gratuitement sur le site du magazine ; voir les liens ci-dessous en (2).

   Je recommande également le livre de Jean-Louis Butré, préfacé par VGE, « L’imposture. Pourquoi l’éolien est un danger pour la France », paru en 2008 aux éditions du Toucan. Plusieurs sites Internet d’associations contestataires sont à consulter pour l’information et aussi pour l’action, dont, dans ma région, mon homologue Vents d’Auvergne (avec un s); voir en (3).

   La tache d’huile éolienne est en train de se répandre sur le territoire français à grande vitesse. Laid, coûteux (mais d’un bon rapport pour ses promoteurs), inutile, nuisible, l’éolien industriel, surfant sur la vague écologiste, est à combattre absolument. Sa propagande éhontée fonctionne assez bien, hélas ! J’ai été surpris d’entendre un couple de mes amis vanter la beauté et l’efficacité de ces géants en ferraille, censés nous délivrer « du nucléaire et du pétrole ». Ces braves gens sont tellement fanatisés qu’ils passent leurs soirées sur leur balcon à regarder au loin les lumières des éoliennes plantées près du col de la Fageole ,dans le Cantal. Les bras m’en sont tombés, en apprenant cela ! Ils ne prient pas encore Eole, l’ancien dieu grec des vents, mais ça ne saurait tarder.

   Tout ceci est le résultat d’une honteuse désinformation. C’est pourquoi les esprits lucides doivent réagir. L’an prochain ont lieu les élections régionales. Dans les territoires français où la menace se précise, les opposants à l’éolien doivent peser de tout leur poids électoral. A eux de faire et défaire les majorités en fonction des options prises par les candidats.

   Dans l’immédiat, je demande à mes lecteurs, qui voudraient compléter mes informations, d’envoyer un mél à Vent d’Auvergne ou de poster un commentaire à cet article. Merci d’avance pour votre aide.

SW

(1)Rencontre à propos de l’Europe organisée par l’Université Paris-Dauphine, le 11 décembre 2008.

(2)Eoliennes un scandale financier
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=4188

La guerre des éoliennes:
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=5166

(3)Vents d’Auvergne
http://ventsdauvergne.free.fr/index1.html

Environnement durable
http://environnementdurable.net/

30 juillet 2009

La taxe carbone carbure à fond

pot__chappement   Lorsqu’on s’adresse aux éminences socialistes pour avoir des idées, il ne faut pas s’étonner si on récolte des propositions de taxes. « Créer un nouvel impôt est à la portée du premier socialiste venu », disait, en son temps, Alain Madelin. Michel Rocard, un des derniers dinosaures de la gauche hexagonale, à qui le Président de la République a eu la mauvaise idée d’insuffler une nouvelle vie dans son « Sarkozyk Park », en est la preuve vivante. Le créateur de la CSG n’a rien trouvé de plus original, afin de diminuer les rejets de CO2, que de créer une taxe dite « carbone ». « Révolutionnaire ! » s’exclame Daniel Cohn-Bendit, gauchiste à la retraite et nouveau porte-parole de l’écologisme répressif. Comme il passe son temps entre Bruxelles et l’Allemagne, il ne risque pas d’être mis à contribution.

   Passons sur la nécessité ou non de réduire les rejets de gaz carbonique. Je suis de ceux qui n’épousent pas la théorie réchauffiste à la mode et donc ne croient pas nécessaire d’emm….. les gens avec des culpabilisations non fondées et des prélèvements fiscaux supplémentaires. En France, nous travaillons en moyenne jusqu’au 15 juillet pour l’Etat, le reste de l’année pour nous. Nous sommes assommés d’impôts et de taxes diverses qui pénalisent notre développement économique et c’est le moment choisi, par des politiciens au rancart et des militants à tête de linotte, pour en rajouter une couche.

   Afin de se protéger d’éventuelles récriminations, le Président de la République précise que, globalement, les nouvelles propositions ne devront pas augmenter la fiscalité. D’où ces réunions de travail à n’en plus finir pour savoir qui paiera, qui ne paiera pas, qui paiera mais sera remboursé en retour, totalement ou en partie, sans parler de ceux qui ne paieront pas, mais seront remboursés quand même. Bref, experts et technocrates gouvernementaux sont en train, selon la bonne vieille habitude française, de bâtir une usine à gaz fiscale qui entraînera d’abord la création de postes de fonctionnaires chargés de gérer le monstrueux dispositif. Cet embrouillamini génèrera, comme toujours en pareil cas, un certain nombre d’inégalités entre les citoyens, sans parler d’effets pervers qui se révèleront au fur et à mesure que ce beau scénario se déroulera.

   C’est pour nous faire avaler la pilule, que ces caciques planchent en même temps sur la communication du dispositif, c’est à dire sur la façon de présenter les vessies afin qu’elles paraissent être des lanternes. Ces bonnes âmes nous ont déjà dit que la taxe procurerait « un gain économique potentiel significatif » dans le bâtiment, le transport ferroviaire (1). Vous pouvez toujours rêver si cela vous fait plaisir, vos rêves n’étant pas encore soumis à l’impôt.

   Heureusement, l’accueil de ses nouvelles, dans la France profonde, est plus que mitigé. Parmi les contestataires officiels, figure l’UFC Que choisir. J’ai souvent reproché à cette association de consommateurs de faire de la politique. Là, elle tape fort et juste en parlant de « TVA repeinte en vert ». De plus, elle introduit un peu de bon sens dans le délire technocratique actuel, en remarquant que les ménages « sont très largement captifs de l’énergie » et ne peuvent baisser facilement leur consommation. L’UFC n’est pas seule. A lire les commentaires de nos compatriotes à la fin des articles dans les journaux sur Internet, chacun peut noter la montée d’un « ras-le-bol ». De là à en faire un vent de fronde, il y a de la marge mais un mécontentement, ça s’entretient, et une fronde, ça se prépare. Que les opposants se rassemblent, qu’ils fassent, notamment, pression sur les parlementaires pour « retoquer » (comme on dit dans le sabir journalistique contemporain) le texte quand il viendra en discussion chez les députés et les sénateurs. Parce que, dans cette affaire, il y va autant de notre argent que de notre liberté.

SW

(1) Nous surveillerons de près les comptes de la SNCF pour voir si ces mesures réduisent son déficit

02 juillet 2009

Propos rafraîchissants sur le réchauffement

Sin__R_chauffement_climatique   «C’est le mensonge qui mène le monde» prévenait Jean-François Revel dans «La connaissance inutile». Il le mène encore mieux lorsque de grandes forces s’allient pour le construire, l’amplifier, le diffuser. Ainsi du réchauffement climatique, mythe mondial savamment entretenu par des militants écologiques, des «scientifiques», des fonctionnaires appointés, des politiciens, des journalistes.

   Contredire les affirmations du célébrissime GIEC, dénoncer les calembredaines d’ Al Gore et les trucages d’Arthus-Bertrand, peut coûter cher à ceux qui s’y risquent. Claude Allègre en sait quelque chose. Et pourtant, les irréductibles anti réchauffistes existent. Et sont plus nombreux qu’on le pense. Mais comme ils ne sont pas en odeur de sainteté dans les médias conventionnels, leurs messages nous parviennent peu ou mal. Cela ne les empêche pas d’essayer, contre vents et marées, de parler, d’écrire, de ressortir les études statistiques écologiquement incorrectes mises sous le boisseau et de nous alerter sur le danger que fait courir cette nouvelle idéologie à nos libertés. On pourrait même parler ici d’une nouvelle religion millénariste, anti progrès, qui cherche à étouffer la conscience des honnêtes gens, en les culpabilisant et en leur faisant peur.

   Or, en regardant, comme ces contestataires l’ont fait, les statistiques officielles à notre disposition, on constate que, depuis 150 ans, le climat a peu évolué, les variations se mesurant en dixièmes de degré. Mieux, depuis une dizaine d’années, on note un léger refroidissement. Il n’y a, finalement, pas de preuve du réchauffement, donc culpabiliser les hommes n’a pas lieu d’être. D’autant que, dans l’effet de serre, nécessaire au maintien de températures favorables à la vie sur terre, le CO2 intervient pour une infime partie à côté de la vapeur d’eau, des nuages et du soleil.

   Alors pourquoi cette paranoïa planétaire ? D’abord parce qu’il y a, par le monde, des idéologues, des militants, hostiles depuis toujours au capitalisme, au libéralisme, à la modernité. Après l’échec du communisme, ils se sont recyclés dans l’écologisme, véritable idéologie de substitution. Celle-ci a connu une progression géométrique, il y a une vingtaine d’années, dans ce «machin» appelé Nations Unies où le département écologie a fait alliance avec les ONG écologiques (Greenpeace, WWF et consorts) pour créer un dispositif verrouillé appelé IPCC (GIEC en français) dans lequel ne travaillent que ceux qui partagent la vision unique du réchauffement climatique. Juge et partie, telle se caractérise cette officine. En plus, elle exerce un monopole scientifique de fait, les experts qui sont en désaccord avec elle, étant insultés ou n’ayant pas accès aux médias. Quant aux chefs d’états et aux parlementaires, ils sont condamnés au suivisme s’ils veulent être réélus ; Vaclav Klaus, le président de la république tchèque, étant une exception notable (ce qui lui a valu, entre autres, l’agression de l’écolo Cohn-Bendit).

   J’ai parlé, plus haut, de nouvelle religion. En effet, tout y est : la doctrine, le clergé (les militants écolos) et les fidèles: par obligation, par croyance naïve, par intérêt. Parmi cette dernière catégorie figure tout un lobby d’entrepreneurs qui voient dans le «green business», encouragé par les hommes politiques et parfois subventionné, un moyen de se remplir les poches. Je pense notamment aux installateurs d’éoliennes, dont je dirai, dans un prochain article, tout le mal qu’il faut en penser.

   Tous ces arguments sont fort bien analysés par trois auteurs dont je vous recommande la lecture de leur dernière production (1). Christian Gérondeau a bien vu la montée en puissance de l’idéologie réchauffiste et ses contradictions, dont l’une est de taille : Comment lutter contre les émissions de CO2 dues aux combustibles comme le pétrole et le charbon, alors que, loin des propos lénifiants et des chartes signées, les états continuent et continueront à rechercher de nouveaux gisements et à les exploiter ? En fait, ne rêvons pas, aucun pays, émergent ou non, n’est prêt à sacrifier son développement au nom d’un quelconque protocole, qu’il soit de Kyoto ou d’ailleurs.

   Vaclav Klaus met l’accent sur notre liberté menacée par cette «idéologie pour les riches», qui joue sur les émotions, les peurs des gens, pour faire fi des «procédures normales de la démocratie parlementaire».

   «Etat d’urgence» paru avant la mort de son auteur, Michael Crichton, raconte l’histoire d’une association écologique qui, voulant aller au-delà du terrorisme intellectuel, bascule dans le terrorisme tout court. Ce thriller, mené à vive allure, ménage quelques épisodes plus calmes au cours desquels un Claude Allègre américain, démonte, statistiques à l’appui, le bobard du réchauffement.

Voilà trois livres qui pourront, utilement, meubler votre temps libre pendant ces vacances, surtout si vous décidez de demeurer auprès de votre grand’mère, afin de la protéger des effets d’une possible canicule.

SW

(1) Christian Gérondeau

"CO2: un mythe planétaire" Editions du Toucan

Visionner son interview sur Reichman TV ( émission du 9 juin 2009) :
http://www.reichmantv.com/page2.html

Lire son article:
CGT climatique: Claude Allègre a raison
http://blog.turgot.org/index.php?post/Changement-climatique

Vaclav Klaus

"Planète bleue en péril vert" Editions: IREF

Lire aussi l'article:
"C'est la liberté qui est en danger. Le climat va bien".

http://blog.turgot.org/index.php?post/Vaclav-Klaus-%3A-%22C-est-la-libert%C3%A9-qui-est-en-danger.-Le-climat-va-bien%22.

Michael Chrichton
"Etat d'urgence" Editions de poche

Le dessin de Siné est paru dans "Siné hebdo" n°41 du 17 juin 2009

Article paru dans AGORA VOX; Pour le lire aller sur la page:

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/propos-rafraichissants-sur-le-58511?debut_forums=0#forum2161214

23 juillet 2008

Le réchauffement climatique n'est plus ce qu'il était

Meg_ve_P_ques_2008Faut-il l’avouer: à force d’entendre claironner dans tous les médias que le climat se réchauffait, je m’étais fait à cette idée. Même si je n’ai jamais pensé que l’action humaine puisse être déterminante dans ce phénomène, contrairement à ce que nous assènent les dictateurs écologistes. Je m’y étais d’autant mieux fait que, à bien y réfléchir, cette hausse des températures mondiales n’avait pas que des inconvénients. D’abord je me suis réjoui, très égoïstement, de la baisse de ma facture de chauffage que cela allait entraîner. Et plus altruistement de l’extension des surfaces cultivables dans les contrées proches des pôles et de la recherche, rendue désormais possible, de pétrole dans les océans, jadis, glaciaux.

Patatras, voilà que Dennis T. Avery, chercheur au Hudson Institute et dirigeant du Center for Global Food Issues (CGFI), ose affronter le climatologiquement correct mondial, en claironnant que, depuis seize mois, les températures diminuent sur terre, que le réchauffement constaté s’arrête et que le retour des glaciations d’antan est sérieusement à envisager. Ce qui corrobore mes observations personnelles: un mètre de neige à Pâques dans ma station d’hiver favorite (voir la photo), des mois de mai et juin 2008 pourris, sans parler de ce mois de juillet qui n’est pas fameux avec un fond de l’air immuablement frais. Mais où sont donc passées les canicules de ces dernières années ?

Il va nous falloir, si cela est vrai, abandonner nos rêves de développement basés sur le réchauffement et revenir à la dure réalité que nous avons connue jusque là. Encore que, si les températures baissent à la surface du globe, les pays très chauds vont devenir tempérés et les hommes pourront cultiver la terre dans les anciens déserts . A condition toutefois, que certains chefs d’état du coin refroidissent aussi leurs ardeurs et cessent de guerroyer, de massacrer et de piller à tout va. L’espoir fait vivre. Et puis, rien qu’en pensant à la tête que vont faire Al Gore, Richard Branson et autres Nicolas Hulot, je nage dans le bonheur.

SW

Lire quelques articles de Dennis T. Avery :

« Les Verts ajoutent l’alimentation à leurs cibles » sur le site de l’Institut Turgot
http://www.turgot.org/sites/turgot/article/article.php/article/ecologie_alimentation

« Le nouveau satellite Jason indique un refroidissement global de 23 ans »
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=738

Voir également le site : http://www.cgfi.org

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22 juin 2008

Désinformations à TF1

TF1_20_heuresA un dernier « 20 heures » de TF1, un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie.
 
Nous prenant pour des débiles mentaux profonds, ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions  économiser 15% de notre consommation.
Faux, nous économiserions alors 2 à 3%   
 
Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie.  Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser
 
Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est "peanut".
 
Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 (quelle chaîne instructive) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés : 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie !..

Elle n'est pas allé jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, avons deviné que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques !...
 
Nous avons failli mourir idiots, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant !
 
Pour continuer dans la débilité profonde, la « TF1 girl » nous a ensuite précisé que, pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité « verte », en illustrant son propos d'une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière.  Là, j'ai failli chercher une arme car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale.
 
En effet, pour produire ces 50% restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 €. Calculez le retour sur investissement.
 
Dans le chapitre « c'est bon pour la planète », il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait qu'en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants.
 
Ne croyez surtout pas que je sois contre les économies d'énergies, Je suis à 100% pour quand elles sont réalistes, mais de grâce pas d'intoxication de ce type en pleine heure d'écoute, ça frise l'indécence ou la malveillance.
 
Pour continuer dans l'intox, connaissez vous « Biville sur mer » en Seine-Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre.  Six engins de dernière génération qui occupent 4 km de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur.
Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort.
Ce n'est pas grand-chose, comparé au 2600 mégawatts qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid.
 
Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de la racheter (et cher).
 
Mais revenons à nos 6 éoliennes; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Que nenni ! du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas sa loi.
Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ?
La réponse est très simple. On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui ! ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés...
 
Alors, tout simplement, on en fait tourner une ... en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant !). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie...
 
Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo « c'est bon pour la planète », parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont, en plus d'être malhonnêtes ou incompétents, les plus dangereux.
L'électricité « dite propre » sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne nuise pas à notre confort, ça n'existe pas, mises à part les centrales hydro. Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....
 
Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre ou qui met en route son lave vaisselle vide...
 
Alors il est grand temps que les médias, et leurs gilets à rayures serviles qui nous desservent, arrêtent de nous prendre pour des demeurés, avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route !
 
Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu  "l'innocente Evelyne Délias", nous dire, après sa page météo, "qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et c'est pas bon pour la planète".
 
Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! 

Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner!  Et ça ... « c'est pas bon pour la planète » par contre!
 
On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants Verts, alors que s'engager dans cette voie est un désastre écologique et humain à brève échéance. Flairant l'aubaine de grands groupes Agro-alimentaires défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de carburant « vert » (50% de la production de maïs des USA auront été détournés cette année pour cette production, d'où la famine au Mexique, premier acheteur de ce maïs).  Vous doutiez vous de cet effet pervers du biocarburant ?  Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations, déjà rien que d'y penser...
 
Surtout, surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS !  Et diffusez ceci si cela vous interpelle.

Un ingénieur à EDF

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02 novembre 2007

A la recherche de l'écologie

effet_de_sert_3«On ne peut vraiment pas dire que Claude Allègre prenne beaucoup de gants quand il traite les problèmes de notre société. Les professeurs de l’Education nationale, qui l’ont eu comme ministre sous le gouvernement de Lionel Jospin, en savent quelque chose. C’est donc sans langue de bois, mais avec le souci constant de s’appuyer sur les savoirs incontestables et d’apporter des réponses en termes économiques, qu’il aborde les questions écologiques.

Son livre : « Ma vérité sur la planète », paru chez Plon en avril dernier, est à la fois une référence scientifique, une charge sans concession contre les tricheurs, les menteurs, ceux que le doyen Cluzel de l’Université de Clermont-Ferrand a qualifié, un jour, d’ «escrologistes», et l’amorce d’un programme politique mariant, pour le meilleur, l’écologie, la démocratie et la croissance… »

Ces deux paragraphes sont les premiers de mon article intitulé : « Le défi écologique de Claude Allègre », paru récemment dans Les Voix du Panda. Vous pouvez le lire dans sa totalité à l’adresse internet suivante :

http://www.panda-france.net/?p=53

Le Grenelle de l’Environnement bat son plein. Son plein d’idées écologiquement correctes qui font la joie de Nicolas Hulot et, je le crains, le malheur des cultures OGM, donc de la recherche agro-alimentaire française et de notre agriculture, pour ne prendre que cet exemple-là.

Heureusement, quelques esprits lucides ne s’en laissent pas conter. Vous lirez avec profit le dossier que le magazine Valeurs actuelles consacre cette semaine à ce sujet avec une interview de Luc Ferry, intitulée : « Arrêtons de nous faire peur ! » puis deux études : « Le ni-ni des OGM » et « Climat : ce que nous dit l’Histoire ».
Le site internet du journal a mis le premier de ces trois dossiers en ligne. Voir:

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=1003

Dans le même temps, Michel de Poncins écrit, dans Le Québécois libre un article au vitriol:"La dictature écologique".

http://www.quebecoislibre.org/07/071104-4.htm

Bigre! En tout cas, le soi-disant consensus français en matière écologique en prend un sacré coup.

Serge Weidmann

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27 octobre 2007

Quand soufflent les vents d'Auvergne

manif7106_10Malgré tous les vents qui soufflent en Auvergne, les éoliennes n’y sont pas les bienvenues. En témoignent les pages du site Internet Vents d’Auvergne. Non, je ne parle pas de mon blog, mais d’un site homonyme dans lequel les vents sont nombreux.

Il s’agit en fait d’une fédération d’associations de notre région et des départements voisins : Vent de Fageole, Sauvegarde de Carladez, Ally-Mercoeur-Vivre en paix, Autant en emporte le vent, Vent de Raison, le Carlades-Aveyron et j’en oublie sans doute, qui refusent l’énergie éolienne et se battent contre «le vandalisme éolien industriel» qui est, selon eux «une imposture écologique». Ils organisent bon nombre de manifestations protestataires et ont écrit une lettre ouverte au Président de la République à ce sujet.

Voilà des vents qui soufflent dans le bon sens, décoiffent sans ménagement les «escrologistes» et me sont donc très sympathiques. Cette sympathie s’est même accrue quand, revenant à la page d’accueil de leur site, je constatai que celle-ci proposait un lien vers une de mes associations préférées : Contribuables associés et une de ses informations bien utile : «Les principaux cas d’allègement de la taxe foncière et d’habitation».

Car, non seulement ils sont écologiquement incorrects, mais, en plus, ils n’apprécient pas les rackets fiscaux. Comme, pour couronner le tout, ils savent faire preuve de bon goût dans le choix du titre de leur journal Internet, je ne peux que vous inciter à y aller faire un tour. Merci pour eux.

Serge Weidmann

http://ventsdauvergne.free.fr/index1.html

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11 octobre 2007

A Combloux, un plan d'eau écologique

Plan_d_eau_de_Combloux              L’incessant verbiage plus ou moins moralisateur des écologistes est l’arbre qui cache la forêt des réalisations écologiques. Pendant que les Hulot et les Gore font leur cinéma politique en misant sur les peurs millénaristes, d’autres personnalités honnêtes, souvent méprisées, la plupart du temps inconnues, dépolluent les airs et les eaux.

Témoin les concepteurs et réalisateurs du plan d’eau biotope de Combloux, commune touristique de Haute-Savoie, qui eut son heure de gloire, il y a quelques années, quand Raffarin et Sarkozy y dînèrent ensemble. Comme le dit le descriptif du site, « sur 4500 m2 de baignade, ce plan d’eau, créé en 2002, est le premier du genre en France. Il s’agit d’une piscine biologique qui n’utilise ni chlore ni aucun autre produit chimique pour purifier son eau, mais des plantes aquatiques. »

« Le plan d’eau est ainsi 100% écologique, l’eau circule en bassin fermé par un premier bassin destiné à la baignade puis un second, semé de plantes aquatiques qui assurent la régénération et la filtration de l’eau (qui) ainsi purifiée est reconduite au bassin de baignade par une cascade. » Plan_d_eau_de_Combloux_Dessin

Le visiteur peut, tout au long d’une promenade face au décor prestigieux offert par le Massif du Mont-Blanc, découvrir ce site d’épuration selon le procédé Biotec, comprenant : des plantes comme le carex qui contribue à la vie animale dans les berges, renforce leur stabilité et participe à l’épuration de l’eau, des bactéries présentes dans les graviers dès la zone de filtration qui transforment les matières azotées toxiques en nitrates non toxiques que les plantes assimilent, des animaux comme la limnée mangeant les algues des eaux stagnantes.

Dans son livre « Ma vérité sur la planète », paru aux éditions Plon, Claude Allègre nous dit, page 83 : « Notre action doit être tournée vers une écologie réparatrice et évolutive et non pas vers une écologie dénonciatrice et rétrograde … ». Le plan d’eau de Combloux, exemplaire d’une certaine façon, répond parfaitement à cet appel à l’action lancé par l’ancien ministre de l’Education nationale.

Serge Weidmann

La photo du site est prise en haut à gauche de la cascade (cachée par les taillis). En bas à gauche, le bassin de baignade, en bas à droite les deux bassins d’épuration.

Pour en savoir plus, consulter le site internet de Bioteich:  http://www.bioteich.fr

Pour visionner la video du site consacrée au plan d'eau de Combloux:

http://www.bioteich.fr/videos/combloux.swf

                                                                                              

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21 septembre 2007

Effet de serre ou de servitude?

effet_de_serre_soleilLe magazine américain de gauche Neewsweek, sous la plume de Sharon Begley, s’est insurgé récemment (1) contre les manœuvres d’industriels, de scientifiques et de libéraux de leur pays, qui osent contester le dogme intangible du camp du Bien, à savoir: le réchauffement climatique est grand et l’effet de serre est son prophète. Les stars d’Hollywood et les bourgeois de Manhattan en sont, paraît-il, tout retournés. Et de dénoncer ces mal-pensants qui sont, circonstances aggravantes, organisés et n’hésitent pas à faire –ces gens-là n’ont aucune pudeur- du lobbying pour propager leurs idées monstrueuses. Notons que ces pratiques, largement utilisées par les tenants de l’écologiquement correct, deviennent mauvaises lorsque ce sont leurs adversaires qui les emploient.

Car après la parution des Evangiles du GIEC, la diffusion du film d’Al Gore, pardon : «du best-seller qui a remporté un oscar», ce qui est impardonnable pour Neewsweek, c’est la prétention de ces opposants à s’opposer encore et toujours. Et en plus, il s’agit d’Américains. Alors qu’ailleurs, aux dires de Sharon Begley -mais est-ce bien vrai?- comme en Europe ou au Japon, personne ne moufte. Heureusement, pour les bobos d’Outre-Atlantique, il y a l’espoir, que dis-je, la quasi-certitude que le prochain président des USA sera un démocrate ou, à la rigueur, un républicain converti. Alors l’Amérique redeviendra le pays où coule le lait et le miel écologiques.

Robert Samuelson  du Washington Post (1) a beau jeu, devant tant d’hypocrisie et d’intolérance béates et satisfaites de rappeler ses confrères au principe de réalité et à la raison:

en démocratie, on a le droit de penser autrement que l’intelligentia de gauche sans être diabolisé

l’Amérique n’est pas le monde. Et les pays émergents ne sont pas prêts à remettre en cause leur développement économique et social en adoptant des mesures de sacrifices édictées par les nantis

et ce qui est plus grave : les causeurs de l’effet de serre n’ont «tout simplement pas de solutions à ce problème du réchauffement climatique».

S’ils avaient lu le livre de Claude Allègre intitulé « Ma vérité sur la planète », dont Vent d’Auvergne parlera prochainement, nos « amis » journalistes américains se seraient rendus compte de deux choses : que tous les Européens ne se sont pas couchés devant les théologiens de l’effet de serre et que certains scientifiques honnêtes proposent, justement, des solutions pour s’adapter à la nouvelle donne climatique sans faire chuter la croissance; ce que leurs adversaires se révèlent incapables de faire; mais est-ce vraiment le but de leur croisade ?

Serge Weidmann

(1) Le magazine Courrier international a publié les deux articles américains.
Lire celui de S.Begley : «Comment travaille le lobby des sceptiques»
Et celui de R.Samuelson : «Moins de morale»
Ils sont, maintenant, accessibles sur le site internet de cet hebdomadaire par abonnement:
http://www.courrierinternational.com/hebdo/sommaire.asp?obj_id=580

Posté par ventdauvergne à 17:09 - Ecologie libérale - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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