Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

28 octobre 2009

Les élites contre le peuple

Elite_et_peuple    Si nous voulons comprendre le monde d’aujourd’hui, il nous faut renoncer à le regarder avec les yeux d’autrefois, ceux de l’époque de la guerre froide.

   Nous vivons actuellement dans un système mondialisé que je qualifierai de « capitalisme oligarchique ». L’oligarchie est composée des hommes d’État, des hauts fonctionnaires, des chefs de grandes entreprises (dont Anne Lauvergeon est un spécimen représentatif : voir mon article précédent sur ce blog), des journalistes des grands media, des artistes, des professeurs d’Université, des responsables des organismes professionnels et syndicaux, des notables et élus des partis politiques traditionnels (de l’UMP au PC chez nous), autour desquels gravitent des cohortes de prébendiers et de lobbyeurs de tous poils.

   Les pouvoirs, légaux ou pas, légitimes ou pas, qu’ils se sont octroyés, bafouent constamment la démocratie et les peuples. Pour que la classe moyenne, qui finance leurs ébats, continue à abonder la cagnotte sans se révolter, les oligarques ont eu recours à plusieurs moyens de « zombification » du peuple :

-    l’abrutir par le pain (l’État providence) et les jeux (promotion de la Fête sous toutes ses formes : voir Philippe Muray et ses critiques de l’ homo-festivus)

-    le noyer dans l’immigration étrangère de masse qu’on n’a pas pris la peine d’assimiler (assimiler à quoi d’ailleurs, l’idéal de vie de cette classe dirigeante étant celui du nomade apatride en avion, de l’individu sans racine qui parcourt la planète pour participer à des colloques, donner des cours, faire des affaires et pour qui tout se vaut)

-    l’avilir en le culpabilisant dans une repentance sans fin. La phrase d’Anne Lauvergeon contre le « mâle blanc » s’inscrit dans ce schéma ; c’est pourquoi ceux qui en ont marre de battre leur coulpe l’ont épinglée. Certains hommes blancs ne sont pas disposés à sangloter éternellement et à se fondre dans la grisaille de la « diversité. »

-    lui interdire de poser les vrais problèmes : état omniprésent, immigration incontrôlée, déficit abyssal du budget de l’État, de la Sécurité sociale, des caisses de retraites par répartition, crise de l’école, chômage et appauvrissement des nouvelles générations. Pour ce faire, on le conditionne à lutter contre de fausses catastrophes : réchauffement climatique, grippe A…

   En France, comme nos partis politiques traditionnels du centre mou au centre dur : UMP, Modem, Verts, PS, PC, participent à ce consensus, ils sont trop contents, pour se défendre contre leurs adversaires, de les diaboliser en les rejetant aux extrêmes de l’échiquier politique. Ils voient, non pas des nains partout, comme Blanche Neige, mais des fascistes partout.

   Si les contestataires d’aujourd’hui paraissent virulents et extrémistes, c’est peut- être parce qu’ils sont aux antipodes du politiquement correct, qu’ils véhiculent des valeurs de civilisation que les marottes à la mode bafouent et qu’ils en ont ras-le-bol.

    Extrémistes oui, comme l’ont été, autrefois, radicaux et socialistes, avant de se recentrer, d’abdiquer leurs idées généreuses pour une place à la table du grand banquet universel de la nouvelle « élite ». Bon appétit, Messieurs ! D’où la montée des votes protestataires (FN, Identitaires, NPA) ou des abstentions ou des votes rejets (Non à l’Europe).

   Sans céder à la mode du retour aux explications de Karl Marx, force est de constater que, s’il y a une lutte des classes aujourd’hui ‘hui, elle est entre cette nomenklatura mondialisée et les peuples. Gare à la révolte de ces derniers.

SW

Cet article a été rédigé à partir d’un commentaire que j’ai fait dans Agora Vox, suite à d’autres commentateurs à mon article : « Anne Lauvergeon pète les plombs. »

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22 octobre 2009

Anne Lauvergeon pète les plombs

a_lauvergeon    Il ne m’est pas facile de prendre une retraite blogueuse. Devant l’insondable bêtise humaine, comment rester muet ? De quoi s’agit-il donc ? Anne Lauvergeon, la dame de fer d’AREVA, participait au Women’s Forum 2009 à Deauville. Pour ceux qui ne parlent pas l’anglo-américain, le « Women’s Forum » est une réunion de poules caqueteuses mondialisées qui se prennent pour les amazones du XXIème siècle, lequel n’est pas encore réellement spirituel, comme le prévoyait André Malraux.

   Au cours d’une intervention, cette élégante Pédégée, évoquant le recrutement de nouveaux talents dans sa boîte,  lâcha tout de go : « A compétences égales, et bien, désolé, on choisira la femme, ou l’on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair. »

   Même si l’expression de cette panthère rose laisse à désirer, certes oui, le sens de sa phrase est clair ! Désolé, mais la belle Anne (c’est une formule) n’a pas une belle âme et son politiquement correct est plutôt agressif. C’est de la discrimination, du racisme anti (mâle) blanc. Que ses fricotages passés avec la gauche mitterrandienne aient altéré son bon sens, c’est certain. Qu’elle ait mal surmonté et même inversé sa crise œdipienne, sûrement. Cela se soigne, d’ailleurs.

   Heureusement, quelques irréductibles Identitaires (1) ont décidé de ne pas laisser passer cette sortie et vont saisir la Halde. Nous allons bien voir si cette officine saura être impartiale. Après tout, son responsable n’est-il pas un mâle blanc tant décrié ? De plus, ces contestataires recommandent à tous les mâles blancs de bonne volonté de se manifester ou de protester auprès de l’entreprise de la dame. Tous sur areva.com. Le service presse de l’entreprise, assailli, a concocté une réponse qui est un aveu. Lisez donc cette réponse, que j’ai incluse ci-dessous (2), et jugez s’il ne s’agit pas d’une politique anti mecs dans le recrutement.

   Cette affaire est finalement une bonne chose. Elle montre à quel niveau de décadence en est arrivé le Bas-Empire franco-français de nos élites dégénérées. Si, comme moi, vous en avez ras-le-bol de toutes ces lamentables pitreries, manifestez-vous, révoltez-vous, ne vous laissez plus faire. Faites en sorte qu’un vent de fronde se lève de la France d’en bas et qu’il souffle…fort.

SW

Article paru dans Agora Vox. Il a suscité de très nombreux commentaires. A voir au:

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/anne-lauvergeon-pete-les-plombs-63690?debut_forums=40#forum2279156

(1)
http://www.bloc-identitaire.com/actualite/981/anne-lauvergeon-presidente-areva-veut-discriminer-males-blancs

(2)

Des propos d’Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’AREVA ont été partiellement repris et extraits de leur contexte par France 2 le 16 octobre dernier.
 
Mme Lauvergeon s’exprimait, dans le cadre du Women’s Forum de Deauville, au sujet de la politique d’AREVA en faveur de la mixité et de la diversité professionnelles.

Evoquant les recrutements du groupe, Anne Lauvergeon a déclaré : «  Nous venons d’un monde qui était profondément masculin. Si nous voulons une vraie diversité – diversité homme/femme, diversité culturelle, diversité d’origines – à un moment donné il faut effectivement des actes positifs, pas des actes positifs gadgets, parce que je trouve cela humiliant. Il faut des compétences mais à compétences égales, on choisira autre chose que le mâle blanc. »

AREVA a recruté 15 500 personnes en 2008 et en recrute environ 10 000 en 2009. La conviction de l’entreprise est qu’elle doit refléter, par sa diversité, la société dans laquelle elle s’inscrit. Cette politique n’exclut aucune catégorie d’individus.

En 2006, le groupe a signé un accord en faveur de l’égalité des chances avec la Fédération Européenne de la Métallurgie. Cet accord valorise l’égalité professionnelle comme un droit et la mixité professionnelle en tant que facteur d’enrichissement collectif, de cohésion sociale et d’efficacité économique.

En France, alors que les jeunes femmes ne représentent en moyenne que 17% de la totalité des ingénieurs diplômés, leur taux de recrutement chez AREVA tourne autour de 35%. En outre, le groupe s’est fixé l’objectif de nommer au moins 20% de femmes au sein de ses Comités de Direction.

Cordialement,

Le service de presse AREVA


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