Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

31 août 2009

Et si on parlait des jeunes immigrés?

                                        jeunes_origine__trang_re

   C’ est bien connu: pour que personne n’ait la fièvre, il suffit de casser les thermomètres. Ainsi, en France, « les jeunes d’origine étrangère » (1) ne posent pas de problème puisque l’INSEE ne veut rien en savoir. L’étude a été faite, les chiffres existent mais ils restent dans les placards. « Cachez ces statistiques ethniques que je ne saurais voir » nous disent les nouveaux Tartuffe de l’antiracisme idéologique. Sauf qu’il existe encore quelques esprits libres à l’INSEE, qui n’ont pas peur de résister à la censure des belles âmes, et qui estiment que cacher la réalité sous le tapis ne permet ni de régler les problèmes, ni de mener une politique efficace d’insertion.

   C’est ainsi que Bernard Aubry, ancien de l’INSEE, en collaboration avec Michèle Tribalat, a fait paraître le compte-rendu de ses travaux dans la revue Commentaire de cet été. Presque en catimini, donc ! Mais le site internet de Marianne 2 a levé le lièvre. Les chiffres clés sont maintenant à la disposition de tous. Les sept pages du document mériteraient d’être publiées sur la toile afin que tout un chacun puisse accéder aux informations recueillies par Bernard Aubry quand il travaillait à l’INSEE.

   Il s’agit là d’une étude très fine. s’appuyant sur "la mise en relation des bulletins individuels collectés à l’intérieur d’une même famille" qui permet de repérer les populations d’origine étrangère. L’enquête inclut les personnes nées en France d’au moins un parent immigré (pour les enfants vivant encore chez leurs parents).

Trois éléments retiennent l’attention :
- La hausse de la proportion de jeunes d’origine étrangère est imputable à l’évolution francilienne, passant de 11,5% en 1968 à 18,1% en 2005. Sans l’Ile de France elle aurait stagné autour de 13%. Quelques chiffres en 2005 :
- 37 % en Ile-de-France
- 23 % en Alsace
- 21 % en Provence-Côte d’Azur
- 20 % en Rhône-Alpes.
Au niveau des départements, la plus forte proportion de jeunes d’origine étrangère se situe en Seine-Saint-Denis, avec 57 %.

- Hors région parisienne, la concentration des jeunes d’origine étrangère s’accentue dans un grand ouest qui commence aux franges de l’Ile de France. « Dans la plupart de ces départements, la présence de jeunes d’origine étrangère était extrêmement faible à la fin des années 1960 ». Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. Par exemple, dans le Maine et Loire, on est passé de 1% en 1968 à 7% en 2005 et dans le Loir et Cher de 4% à 13%.

- « L’importance de l’immigration subsaharienne en France est de plus en plus importante. Dans certaines villes, les plus fortes concentrations sont atteintes grâce à l’apport spécifique subsaharien.
A Grigny, par exemple, on observe une multiplication par 3 des jeunes d’origine subsaharienne en 15 ans (31 % des jeunes Grignois sont aujourd'hui de cette origine).
A Clichy-sous-Bois, comme à Evry, environ 20 % des jeunes sont d’origine subsaharienne.
60 % de l’immigration subsaharienne vit en Ile-de-France. »
L’Institut Montaigne (2) qui planche sur ce thème, conclut :

    « Les données recueillies par Michèle Tribalat démontrent, s’il en était encore besoin, que la France d’aujourd’hui est de plus en plus multiethnique et multiculturelle. Cette tendance de long terme rend urgente une réflexion sur ce qui constitue le ferment de la communauté française, au-delà des différences propres à chacun de ses membres, ethniques, géographiques ou autres. »
 

    Encore faut-il que ceux dont c’est le métier d’étudier ces phénomènes ne passent pas leur temps à botter en touche afin que le diagnostic n’ait pas lieu.

SW

(1) C’est le titre de l’article de B Aubry et M Tribalat, paru dans la revue Commentaire d’été 2009. Voir : www.commentaire.fr

(2) Voir sur le site de l’Institut :
http://www.institutmontaigne.org/desideespourdemain/index.php/2009/07/06/329-immigration-des-statistiques-precises

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16 août 2009

Les vents mauvais des éoliennes

                      Eoliennes

   « Si les moulins à vent étaient la grande ressource de l’énergie, pourquoi les a-t-on démolis pendant la révolution industrielle ? Il fallait les garder. » Ainsi, en quelques mots, face à Daniel Cohn-Bendit, Valéry Giscard d’Estaing descendait en flammes la tentation éolienne en Europe. Et il ajoutait, à destination de l’ancien « soixante huitard »: « C’est une mauvaise plaisanterie. Vous défendez, j’espère sans le savoir, un lobby financier. » (1)

   L’ancien président de la République est, on le sait, un ennemi de la politique d’installations éoliennes tous azimuts. Il n’est pas le seul et, au fur et à mesure que le rouleau compresseur éolien veut couvrir la France de ses horreurs, la révolte gronde dans les campagnes.

   Un commentateur de mon récent article « Propos rafraichissants sur le réchauffement », paru dans Vent d’Auvergne le 2 juillet 2009, compte participer à la contestation contre l’éolien et me demande de lui fournir quelques informations. De but en blanc, je peux citer deux dossiers parus dans Valeurs actuelles. Le premier, intitulé : « Eoliennes, un scandale financier » reprend les arguments du livre de Christian Gérondeau : «CO2, un mythe planétaire». Le second est une présentation synthétique du problème. Il s’intitule « La guerre des éoliennes ». Ces documents peuvent être consultés gratuitement sur le site du magazine ; voir les liens ci-dessous en (2).

   Je recommande également le livre de Jean-Louis Butré, préfacé par VGE, « L’imposture. Pourquoi l’éolien est un danger pour la France », paru en 2008 aux éditions du Toucan. Plusieurs sites Internet d’associations contestataires sont à consulter pour l’information et aussi pour l’action, dont, dans ma région, mon homologue Vents d’Auvergne (avec un s); voir en (3).

   La tache d’huile éolienne est en train de se répandre sur le territoire français à grande vitesse. Laid, coûteux (mais d’un bon rapport pour ses promoteurs), inutile, nuisible, l’éolien industriel, surfant sur la vague écologiste, est à combattre absolument. Sa propagande éhontée fonctionne assez bien, hélas ! J’ai été surpris d’entendre un couple de mes amis vanter la beauté et l’efficacité de ces géants en ferraille, censés nous délivrer « du nucléaire et du pétrole ». Ces braves gens sont tellement fanatisés qu’ils passent leurs soirées sur leur balcon à regarder au loin les lumières des éoliennes plantées près du col de la Fageole ,dans le Cantal. Les bras m’en sont tombés, en apprenant cela ! Ils ne prient pas encore Eole, l’ancien dieu grec des vents, mais ça ne saurait tarder.

   Tout ceci est le résultat d’une honteuse désinformation. C’est pourquoi les esprits lucides doivent réagir. L’an prochain ont lieu les élections régionales. Dans les territoires français où la menace se précise, les opposants à l’éolien doivent peser de tout leur poids électoral. A eux de faire et défaire les majorités en fonction des options prises par les candidats.

   Dans l’immédiat, je demande à mes lecteurs, qui voudraient compléter mes informations, d’envoyer un mél à Vent d’Auvergne ou de poster un commentaire à cet article. Merci d’avance pour votre aide.

SW

(1)Rencontre à propos de l’Europe organisée par l’Université Paris-Dauphine, le 11 décembre 2008.

(2)Eoliennes un scandale financier
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=4188

La guerre des éoliennes:
http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=5166

(3)Vents d’Auvergne
http://ventsdauvergne.free.fr/index1.html

Environnement durable
http://environnementdurable.net/

01 août 2009

Au-delà de l'écran

au_del__de_l__cran   J’avais décidé, il y a quelques mois, de mettre un terme à mes articles dans Vent d’Auvergne. Et puis, je me suis ravisé et j’ai continué ma production, avec toutefois moins de boulimie qu’avant. Mais, quand même, depuis ce 28 mai 2005, jour où je me lançai dans l’aventure sur Internet, j’en suis à 519 messages en ligne.

   A ce stade, je peux souffler un peu et jeter un regard autour de moi. Première constatation : que sont certains de mes adversaires devenus, qui voulaient casser la droite blogueuse clermontoise et me vouaient aux gémonies ? Trois petits tours dans «Infos Clermont-Ferrand» et puis s’en vont. Manque de souffle et d’endurance sans doute. Les vieux briscards de droite, eux, sont toujours là, votre serviteur, bien sûr, Jean-Noël Delorme et Flavien Neuvy à Cébazat, sans oublier nos conseillers municipaux Nicole Barbin, Jean-Pierre Brenas et Anne Courtillé, plus pugnaces que jamais.

   Ces jours derniers, en faisant un peu le point, je me suis rendu compte de mes faiblesses. J’ai plutôt négligé les commentateurs de mes articles, en ne remerciant pas assez les «pour» et en ne prêtant pas assez d’attention aux «contre». A propos de ces derniers, j’admets parfaitement qu’on ne soit pas de mon avis et, comme je suis plutôt provocateur, mes écrits suscitent parfois des commentaires virulents. Mais certains adversaires ne jouent pas le jeu et manquent singulièrement d’éthique.

   Comme je me bats à visage découvert, j’attends, en retour, que ceux qui m’invectivent ne se cachent pas derrière des paravents d’anonymat pour décocher leurs flèches. Certes, le pseudonyme est à la mode sur la toile, ce qui est, avouons-le, bien commode. Mais quand, en plus, on laisse une adresse électronique bidon, on devient un truand du Net. Attaquer les gens qui se dévoilent, tout en restant anonyme, voilà qui n’est pas d’un grand courage.

   Je n’ai pas, jusqu’ici, malgré mes résolutions, vérifié l’existence des adresses mél de mes commentateurs. C’est mon second défaut : le laxisme. J’y ai remédié hier. La véracité des adresses mél de tous mes commentateurs du mois de juillet a été contrôlée. Deux de celles-ci sont fausses. Comme par hasard, elles émanent de faiseurs de polémiques plutôt agressifs. J’ai donc envoyé leur prose au néant d’où je n’aurais jamais dû les tirer. Dorénavant, tout commentaire à un article déclenchera un courriel de remerciement de ma part à son auteur. Si j’obtiens en retour un avis de non distribution, l’article de l’auteur indélicat ne sera pas publié. Qu’on se le dise !

   Nous le savons tous, certains messages déclenchent parfois des réactions assez violentes. Aussi quand les responsables du site Agora Vox ont fait paraître mon article du 4 juillet dernier, intitulé «Propos rafraichissants sur le réchauffement» ( voir, en bas de cet article, le lien vers la page d’AV), j’ai tendu le dos. Comment les lecteurs allaient-ils accueillir cette charge anti-réchauffement climatique ? Eh bien, je fus agréablement surpris pour deux raisons :

les réactions des «réchauffistes» furent, en général, raisonnables. Pas d’excommunication prononcée, pas de crises émotionnelles ni de diatribes virulentes. Seules deux personnes suggérèrent, sans employer le mot, que je me comportais comme les négationnistes qui refusent de croire à l’existence des chambres à gaz nazies,

un certain nombre d’internautes déclarèrent partager mon opinion. Preuve qu’à la base, les gens commencent à réfléchir, à analyser comptes-rendus et statistiques de toute provenance. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. Que la raison l’emporte, enfin, et que le débat ait lieu dans la sérénité est un signe encourageant de maturité populaire.

   Aussi, notre gouvernement, qui veut imposer sa taxe carbone, devrait prendre garde. Les Français ne sont plus disposés à gober, sans réfléchir, les affirmations péremptoires des gourous écolos et de leurs apôtres intéressés, surtout si elles doivent amener des taxes nouvelles. Sur ces belles paroles, je vous souhaite de bonnes vacances. A bientôt.

SW

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/propos-rafraichissants-sur-le-58511?debut_forums=0#forum2161214

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