Vent d'Auvergne

Un regard libre et libéral sur l'actualité

30 juillet 2009

La taxe carbone carbure à fond

pot__chappement   Lorsqu’on s’adresse aux éminences socialistes pour avoir des idées, il ne faut pas s’étonner si on récolte des propositions de taxes. « Créer un nouvel impôt est à la portée du premier socialiste venu », disait, en son temps, Alain Madelin. Michel Rocard, un des derniers dinosaures de la gauche hexagonale, à qui le Président de la République a eu la mauvaise idée d’insuffler une nouvelle vie dans son « Sarkozyk Park », en est la preuve vivante. Le créateur de la CSG n’a rien trouvé de plus original, afin de diminuer les rejets de CO2, que de créer une taxe dite « carbone ». « Révolutionnaire ! » s’exclame Daniel Cohn-Bendit, gauchiste à la retraite et nouveau porte-parole de l’écologisme répressif. Comme il passe son temps entre Bruxelles et l’Allemagne, il ne risque pas d’être mis à contribution.

   Passons sur la nécessité ou non de réduire les rejets de gaz carbonique. Je suis de ceux qui n’épousent pas la théorie réchauffiste à la mode et donc ne croient pas nécessaire d’emm….. les gens avec des culpabilisations non fondées et des prélèvements fiscaux supplémentaires. En France, nous travaillons en moyenne jusqu’au 15 juillet pour l’Etat, le reste de l’année pour nous. Nous sommes assommés d’impôts et de taxes diverses qui pénalisent notre développement économique et c’est le moment choisi, par des politiciens au rancart et des militants à tête de linotte, pour en rajouter une couche.

   Afin de se protéger d’éventuelles récriminations, le Président de la République précise que, globalement, les nouvelles propositions ne devront pas augmenter la fiscalité. D’où ces réunions de travail à n’en plus finir pour savoir qui paiera, qui ne paiera pas, qui paiera mais sera remboursé en retour, totalement ou en partie, sans parler de ceux qui ne paieront pas, mais seront remboursés quand même. Bref, experts et technocrates gouvernementaux sont en train, selon la bonne vieille habitude française, de bâtir une usine à gaz fiscale qui entraînera d’abord la création de postes de fonctionnaires chargés de gérer le monstrueux dispositif. Cet embrouillamini génèrera, comme toujours en pareil cas, un certain nombre d’inégalités entre les citoyens, sans parler d’effets pervers qui se révèleront au fur et à mesure que ce beau scénario se déroulera.

   C’est pour nous faire avaler la pilule, que ces caciques planchent en même temps sur la communication du dispositif, c’est à dire sur la façon de présenter les vessies afin qu’elles paraissent être des lanternes. Ces bonnes âmes nous ont déjà dit que la taxe procurerait « un gain économique potentiel significatif » dans le bâtiment, le transport ferroviaire (1). Vous pouvez toujours rêver si cela vous fait plaisir, vos rêves n’étant pas encore soumis à l’impôt.

   Heureusement, l’accueil de ses nouvelles, dans la France profonde, est plus que mitigé. Parmi les contestataires officiels, figure l’UFC Que choisir. J’ai souvent reproché à cette association de consommateurs de faire de la politique. Là, elle tape fort et juste en parlant de « TVA repeinte en vert ». De plus, elle introduit un peu de bon sens dans le délire technocratique actuel, en remarquant que les ménages « sont très largement captifs de l’énergie » et ne peuvent baisser facilement leur consommation. L’UFC n’est pas seule. A lire les commentaires de nos compatriotes à la fin des articles dans les journaux sur Internet, chacun peut noter la montée d’un « ras-le-bol ». De là à en faire un vent de fronde, il y a de la marge mais un mécontentement, ça s’entretient, et une fronde, ça se prépare. Que les opposants se rassemblent, qu’ils fassent, notamment, pression sur les parlementaires pour « retoquer » (comme on dit dans le sabir journalistique contemporain) le texte quand il viendra en discussion chez les députés et les sénateurs. Parce que, dans cette affaire, il y va autant de notre argent que de notre liberté.

SW

(1) Nous surveillerons de près les comptes de la SNCF pour voir si ces mesures réduisent son déficit

24 juillet 2009

Une armée dangereuse...pour les Français

16_RIMA    A force de provoquer des accidents dont les Français sont victimes, l’armée, une des dernières institutions de la République qui n’avait pas jusqu’ici démérité et n’était pas discréditée dans l’esprit de nos compatriotes, comme le sont la police et la justice, sans parler de l’Education nationale, est en train de perdre son aura à une vitesse grand V.

   Chargée d’assurer, parmi ses missions régaliennes, la sécurité des Français, la voilà, à Carcassonne, blessant des civils avec des armes à feu, à Marseille, mettant le feu à des forêts et des maisons d’habitation. Bonjour le professionnalisme ! Cela est d’autant plus navrant que ces lourdes fautes sont le fait d’une armée devenue «de métier» dont on attendait mieux que la précédente, formée de civils déguisés en soldats et commandés par les vieux briscards des guerres d’indépendances perdues. Eh bien non. Nos anciens «sous-offs» de la coloniale et leurs bidasses avaient davantage de savoir-faire que les nouveaux venus que l’on croyait mieux formés, plus qualifiés et aguerris.

   Comme nous aimerions voir déployer ces belles actions guerrières sur les théâtres d’opérations, en Afghanistan ou ailleurs, mais pas en France. S’il faut tirer sur des hommes et brûler des maisons, mieux vaut le faire en territoire ennemi. On y gagne en gloire et en succès, sans subir ni critiques, ni demandes de réparations. C’est égal, un certain général défunt, enterré à Colombey et auteur d’un ouvrage intitulé «Vers l’armée de métier» doit se retourner dans sa tombe. «De Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !»

SW

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15 juillet 2009

Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"

ac_jpb    Suite à mon dernier article, paru ici même, le 14 juillet 2009, et intitulé : « Droite clermontoise : l’abattoir de la discorde», j’ai reçu plusieurs courriels de mes amis de la liste « Clermont à grande vitesse » aux municipales de 2008, présents à la réunion préparatoire au dernier Conseil municipal, dont un d’Anne Courtillé elle-même.

   Tous contredisent les dires d’Annie Emery. Il n’a jamais été question, pour les élus UMP et apparentés, de voter non au projet municipal pour la raison quelle donne: « l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte», mais seulement au cas où l’association musulmane interlocutrice de la ville n’était pas représentative de cette communauté. Par contre si l’interlocuteur était le CRCM (Conseil régional du culte musulman), organisme représentatif, reconnu par l’état, nos élus avaient décidé de voter oui, ce qu’ils ont finalement faits, en conformité avec leur engagement vis à vis de leurs anciens colistiers.

   L’affaire est donc close et la polémique n’a pas lieu d’être. Anne Courtillé m’a demandé de donner la version exacte des évènements sur ce blog. Voilà qui est fait.

   Que d’anciens membres de notre équipe portent nos débats internes sur la place publique est déjà sujet à caution. Que dire lorsque leurs affirmations sont fausses ? Quels sont leurs buts exacts dans cette affaire ?  Passons l’éponge, il y a mieux à faire qu’à perdre son temps à de fausses querelles.

S W

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14 juillet 2009

Droite clermontoise: l'abattoir de la discorde

JP_Brenas_A_Courtill__A_Emery   Une décision municipale d’achat d’un terrain, destiné à un futur abattoir musulman, divise actuellement les anciens membres de la liste d’opposition à Clermont-Ferrand, « L’Avenir à grande vitesse » menée par Anne Courtillé. En tant qu’ancien colistier, j’aurais souhaité que la droite clermontoise lave son linge sale en famille. Mais puisque l’affaire a été portée sur la place publique par une lettre ouverte d’Annie Emery, que les conseillers municipaux Anne Courtillé et Jean-Pierre Brenas y ont répondu (voir les liens ci-dessous), je m’autorise à intervenir à mon tour dans le débat. J’examinerai la question sous deux angles : le fond de l’affaire et la polémique interne à la droite.

   Fallait-il ou non approuver l’initiative municipale ? D’un point de vue libéral, à partir duquel j’ai pris l’habitude d’examiner les problèmes, l’argent public, « notre argent »,-comme aurait dit Jean-Jacques Servan-Schreiber- ne doit pas financer les projets privés, cultuels ou autres. Ce qui signifie, entre parenthèses, que les subventions ou aides diverses aux associations devraient être  supprimées.

   Il y a des exceptions à toute règle. Il est parfaitement admissible que la puissance publique relaie le marché lorsqu’il est défaillant dans un secteur, dans la mesure où cela apporte un service potentiel à tous les habitants. C’est ainsi que des municipalités, Cournon d’Auvergne étant du nombre, ont sauvegardé leur dernière salle de cinéma. Mais lorsque le service s’adresse seulement à une frange de la population, la communauté des croyants musulmans dans le cas qui nous préoccupe, le refus de subventionner s’applique.

   Oui mais voilà, la règlementation française sur l’abattage des animaux est très contraignante : c’est un acte technique, ne pouvant être pratiqué que dans un abattoir, même s’il est rituel et festif (1). L’officiant doit être sacrificateur habilité. Le manque d’abattoirs peut donner lieu à des dérogations préfectorales. Mais, à plusieurs reprises, les sites dérogatoires ont été fermés, après condamnation par le Conseil d’état, d’où retour à la case départ et recours, à nouveau, aux pratiques illégales. Les usines à gaz étatiques ne servent pas à régler les problèmes mais à pourrir la vie des membres de la société civile. C’est la raison pour laquelle l’intervention facilitatrice des responsables locaux peut être admise dans ce cas, à condition que la communauté musulmane, à travers ses associations représentatives, paie une juste contribution pour la location du terrain et (ou) des locaux. En aucun cas, le contribuable ne doit être lésé (2). Le vote favorable des conseillers municipaux d’opposition menés par Anne Courtillé n’est donc pas condamnable à mes yeux.

   Reste, dans cette affaire, que le dossier municipal paraît incomplet, bâti à la va-vite, comme c’est, hélas! habituel sous la gouvernance Godard. Aussi ce vote oui, émis par nos amis, s’il se justifie, ne doit pas valoir un blanc seing à n’importe quoi. La vigilance s’impose pour la suite.

   J’en arrive à l’autre question, interne à notre équipe municipale de 2008. Il faut savoir que les colistiers ont pris l’habitude de travailler avec les six élus avant chaque conseil municipal, pour réfléchir aux sujets soumis à discussion et vote. Pourquoi, à propos de l’achat de ce terrain, les conseillers municipaux ont-ils voté oui au Conseil municipal après avoir pris l’engagement de voter non en réunion préparatoire, selon les dires d’Annie Emery(3)? Je pense que tout élu doit garder sa liberté de vote et donc pouvoir changer d’avis sur un projet, à la lumière d’informations données par le maire en Conseil municipal. A condition de s’en  expliquer ensuite à ses colistiers.

   Or, je ne trouve pas de réponse à cette question précise sur ce revirement, dans les articles  d’Anne et de Jean-Pierre Brenas dans leur site Internet. Je ne doute pas qu’ils puissent nous la fournir et j’attends leur réponse dans la sérénité. (voir mon  article du 15 juillet: "Droite clermontoise et abattoir: une affaire qui fait "pschitt"). De plus, j’émets le souhait que, désormais, nous réglions nos affaires entre nous. Il n’est pas utile d’étaler publiquement nos divergences, ni nous livrer à des polémiques qui ne profiteront qu’à nos adversaires.

SW

La photo a été prise pendant la campagne municipale 2008. On reconnaît, de gauche à droite : J P Brenas, A Courtillé, A Emery.

(1)    Au fait : l’abattage pratiqué sur la place de Super-Besse, lors de la Saint-Cochon, est-il règlementaire ?
(2)    Tout cadeau caché, tout passe-droit avéré, tel un loyer anormalement bas, peut être sanctionné par la justice. Les exemples existent.
(3)    Selon Annie Emery : « Il avait été décidé après une longue discussion que le vote de  l’opposition serait : NON. L’argument majeur évoqué a été : l’argent public ne doit pas servir à favoriser des réalisation d’ordre strictement privé liées à tel ou tel culte. » Je ne participais pas à la réunion.

Lire :

La lettre ouverte d’Annie Emery :
       http://www.modergnat.fr/index.php/2009/07/10/243-clermont-l-ump-divisee-sur-l-aid-el-kebir
Les réponses d’Anne Courtillé : 
http://www.leclermontois.fr/spip.php?article635
Et de Jean-Pierre Brenas :
http://blog.jeanpierrebrenas.fr/post/2009/06/29/Sujet-a-polemiques-%3A

10 juillet 2009

L'emprunt dans un drôle d'état

Henri__Guaino2   Le président de la République a avoué un jour bien aimer Henri Guaino parce qu’il est « un peu fêlé ».  Dangereux penchant qui pourrait l'amener à recruter ses conseillers dans les salles d’attente des cabinets psychiatriques. Ce ne serait sans doute pas la meilleure façon de mener une politique avisée.

   Actuellement, le « fêlé » de Nicolas Sarkozy, sans attendre les conclusions des ex premiers ministres, les frères siamois « Juppard-Roquet », se répand dans les médias en propos enthousiastes sur l’emprunt national et l’augmentation de la dépense publique. Exemples de quelques sophismes du sieur Guaino : « Le rôle de l’Etat est de mobiliser l’épargne des ménages au profit de l’investissement », « la crise actuelle impose le retour du politique, pour le meilleur et pour le pire » (c’est moi qui souligne) (1). Sur BFMTV, il va plus loin : pour lui, « le pays n’a pas de problème de signature, personne ne s’inquiète que la France puisse être demain en faillite ». Personne vraiment ? Il m’avait semblé pourtant que le premier ministre François Fillon avait dit le contraire. D’autre part, l’INSEE nous communique des chiffres plutôt inquiétants : à la fin du premier trimestre 2009, la dette publique s’établit à 1413,6 milliards d'euros, en hausse de 86,5 milliards d'euros par rapport au quatrième trimestre 2008. Exprimée en pourcentage du PIB, la dette se situe approximativement à 72,9 %, en hausse de 4,8 points par rapport au trimestre précédent. Tout cela n’a pas échappé à certains prêteurs internationaux, qui commencent à trouver que la France est un bien mauvais élève en fait d’économie (à tous les sens du terme).

   Aussi non seulement l’Etat est surendetté au-delà du supportable, mais le nouvel emprunt, qui fait vibrer si fort M.Guaino, qu’il faudra bien rembourser un jour, va encore alourdir notre dette nationale. Et nous ne sommes pas sûrs que cet argent, collecté sur l’épargne des Français, sera utilisé à bon escient, c’est à dire à des investissements vraiment productifs ; l’expérience nous enseignerait plutôt que les hommes d’état n’ont pas vraiment de compétences particulières pour la gestion économique.

   C’est pourquoi, comme le journaliste Yvon Rioufol (2), je ne souscrirai pas à l’emprunt national, ne voulant pas apporter ma caution à une politique d’endettement qui pulvérise déjà des records. L’état serait plus avisé d’encourager l’aide directe des particuliers aux entrepreneurs privés, qui sont aux prises avec la réalité économique, ont besoin d’argent et savent mieux le gérer que tous les technocrates à la Guaino.

SW


(1)   Citations extraites d’une interview à Valeurs actuelles du 9 juillet
(2)   Lire « Question sur l’emprunt national » sur :
      http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/07/non-a-lemprunt-national.html

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08 juillet 2009

Le développement urbain entre économie et démocratie

Clermont_ferrand_vu_de_Montjuzet    Je me suis invité hier après-midi à la table ronde organisée lors du colloque de l’ ASRDLF (Association de Science régionale de langue française) (1) à Clermont-Ferrand. Les Japonais, lorsqu’ils participent à une rencontre de ce type, s’estiment heureux s’ils en ressortent avec une ou deux idées nouvelles. Ce qui fut le cas pour moi, après les cinq ou six interventions, forcément trop courtes, qui meublèrent ces deux heures de travail. Ce sont d’ailleurs moins les informations nouvelles, que leurs implications pratiques et les perspectives qu’elles soulèvent, qui m’ont intéressé.

   D’abord, nous constatons que les échanges, actuellement, sont plus forts entre les villes qu’entre les nations. De plus, la connaissance fine des villes est une nécessité car la ville influence le territoire qui l’environne y compris l’espace rural.

   Ensuite, le système institutionnel français est inadéquat pour répondre aux nombreux problèmes urbains. Le « planificateur bienveillant », selon l’expression employée par l’économiste Frédéric Gilli, ne suffit plus. Par exemple, dans le « projet Ile de France », dont Gilli s’occupe, il y a trop d’échelons techniques à gérer, le territoire délimité administrativement n’est pas pertinent. Gérer la complexité du développement urbain oblige à traiter en même temps gouvernance et aménagement, c’est à dire l’institutionnel et l’opérationnel. Lorsqu’en plus, il faut organiser la participation des acteurs du territoire, faire émerger les attentes, faire partager le projet par tous, informer et former, négocier les solutions, le rôle d’expertise des conseillers en développement est primordial.

   C’est pourquoi, selon moi, les grandes villes ont besoin que l’état planificateur leur lâche un peu les baskets, pour retrouver une liberté de manœuvre hors de sa tutelle et de ses contraintes administratives, institutionnelles et financières. Je me suis toujours demandé pourquoi, par exemple, il était fixé pour toutes les communes un nombre de conseillers municipaux en fonction du nombre d’habitants ; pourquoi les prérogatives des communes étaient gravées dans le marbre de la loi, la même pour toutes ; pourquoi les villes modernes ne pourraient pas s’organiser en réseaux selon des règles à elles, comme l’ont fait autrefois celles de la Ligue hanséatique ? Hélas, ne rêvons pas: tant que les élus locaux seront issus du même sérail politicien que les élus nationaux ou les ministres, nous avons peu de chance de voir les choses changer.

   Mais nous pouvons espérer, avec l’intervention d’agents de développement dans les projets des collectivités, voir un peu plus de méthode et de rationalité présider au traitement des grands problèmes locaux. C’est pourquoi l’annonce, faite hier par le président de l’Université d’Auvergne, Philippe Dulbecco, de la création d’un Institut de développement du territoire dans notre capitale arverne, est une bonne nouvelle. Nous comblerons alors le manque de chercheurs, et surtout de développeurs, dans ce domaine.

SW

(1) VOIR LE SITE DU COLLOQUE ET DE L’ASSOCIATION :
http://www.asrdlf2009.com/index.php
http://asrdlf.u-bordeaux4.fr/

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04 juillet 2009

La gauche auvergnate en concurrence aux régionales

   Conseil_r_gional_Auvergne                                                            La campagne pour les élections régionales est lancée en Auvergne. Le quotidien La Montagne, dans son édition du 30 juin dernier, nous apprend que plusieurs personnalités de la mouvance radicale de gauche se sont regroupées pour aller au combat. Il s’agit des deux Charasse (Michel, le sénateur maire de Puy Guillaume, son cousin Gérard, député de l’Allier,) Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil général du Puy de Dôme et Jacques Mézard, sénateur du Cantal.

   La concurrence est une chose excellente dans tous les marchés, y compris le marché politique, surtout la concurrence à l’équipe Souchon qui dirige actuellement la Région, dont ni le style, ni le bilan, n’ont de quoi galvaniser les électeurs. En effet, le successeur imprévu de Pierre-Joël Bonté s’est révélé, au fil du temps, comme un homme agressif, assoiffé de polémiques, donnant de l’exécutif régional une image déplorable. De plus, son action, basée sur les résultats d’assises dont nul ne sait plus quelles sont les priorités, les grandes lignes de force, est peu lisible. Et ce, malgré une hausse continue des impôts, destinée surtout à financer le fonctionnement du mammouth régional.

   Face au président sortant, qui compte bien conduire la liste PS en 2010, les quatre mousquetaires du centre gauche ne manquent pas d’atouts. Ce sont des hommes d’expérience, dont la compétence est reconnue. Ils ne versent pas dans le sectarisme et feront preuve de pugnacité, y compris au cours de la prochaine campagne. N’oublions pas que deux d’entre eux ont été exclus du PS comme des malpropres et qu’ils ont une revanche à prendre sur les apparatchiks de leur ancien parti. S’ils ont un bon projet, bien cadré, pour développer l’économie auvergnate, leur mayonnaise peut prendre et une majorité d’électeurs, qu’ils soient de gauche ou d’ailleurs, leur faire confiance et voter pour eux.

   Car n’oublions pas, qu’au delà des affrontements politiciens, seul compte dans cette affaire, l’avenir des Auvergnats.

SW

02 juillet 2009

Propos rafraîchissants sur le réchauffement

Sin__R_chauffement_climatique   «C’est le mensonge qui mène le monde» prévenait Jean-François Revel dans «La connaissance inutile». Il le mène encore mieux lorsque de grandes forces s’allient pour le construire, l’amplifier, le diffuser. Ainsi du réchauffement climatique, mythe mondial savamment entretenu par des militants écologiques, des «scientifiques», des fonctionnaires appointés, des politiciens, des journalistes.

   Contredire les affirmations du célébrissime GIEC, dénoncer les calembredaines d’ Al Gore et les trucages d’Arthus-Bertrand, peut coûter cher à ceux qui s’y risquent. Claude Allègre en sait quelque chose. Et pourtant, les irréductibles anti réchauffistes existent. Et sont plus nombreux qu’on le pense. Mais comme ils ne sont pas en odeur de sainteté dans les médias conventionnels, leurs messages nous parviennent peu ou mal. Cela ne les empêche pas d’essayer, contre vents et marées, de parler, d’écrire, de ressortir les études statistiques écologiquement incorrectes mises sous le boisseau et de nous alerter sur le danger que fait courir cette nouvelle idéologie à nos libertés. On pourrait même parler ici d’une nouvelle religion millénariste, anti progrès, qui cherche à étouffer la conscience des honnêtes gens, en les culpabilisant et en leur faisant peur.

   Or, en regardant, comme ces contestataires l’ont fait, les statistiques officielles à notre disposition, on constate que, depuis 150 ans, le climat a peu évolué, les variations se mesurant en dixièmes de degré. Mieux, depuis une dizaine d’années, on note un léger refroidissement. Il n’y a, finalement, pas de preuve du réchauffement, donc culpabiliser les hommes n’a pas lieu d’être. D’autant que, dans l’effet de serre, nécessaire au maintien de températures favorables à la vie sur terre, le CO2 intervient pour une infime partie à côté de la vapeur d’eau, des nuages et du soleil.

   Alors pourquoi cette paranoïa planétaire ? D’abord parce qu’il y a, par le monde, des idéologues, des militants, hostiles depuis toujours au capitalisme, au libéralisme, à la modernité. Après l’échec du communisme, ils se sont recyclés dans l’écologisme, véritable idéologie de substitution. Celle-ci a connu une progression géométrique, il y a une vingtaine d’années, dans ce «machin» appelé Nations Unies où le département écologie a fait alliance avec les ONG écologiques (Greenpeace, WWF et consorts) pour créer un dispositif verrouillé appelé IPCC (GIEC en français) dans lequel ne travaillent que ceux qui partagent la vision unique du réchauffement climatique. Juge et partie, telle se caractérise cette officine. En plus, elle exerce un monopole scientifique de fait, les experts qui sont en désaccord avec elle, étant insultés ou n’ayant pas accès aux médias. Quant aux chefs d’états et aux parlementaires, ils sont condamnés au suivisme s’ils veulent être réélus ; Vaclav Klaus, le président de la république tchèque, étant une exception notable (ce qui lui a valu, entre autres, l’agression de l’écolo Cohn-Bendit).

   J’ai parlé, plus haut, de nouvelle religion. En effet, tout y est : la doctrine, le clergé (les militants écolos) et les fidèles: par obligation, par croyance naïve, par intérêt. Parmi cette dernière catégorie figure tout un lobby d’entrepreneurs qui voient dans le «green business», encouragé par les hommes politiques et parfois subventionné, un moyen de se remplir les poches. Je pense notamment aux installateurs d’éoliennes, dont je dirai, dans un prochain article, tout le mal qu’il faut en penser.

   Tous ces arguments sont fort bien analysés par trois auteurs dont je vous recommande la lecture de leur dernière production (1). Christian Gérondeau a bien vu la montée en puissance de l’idéologie réchauffiste et ses contradictions, dont l’une est de taille : Comment lutter contre les émissions de CO2 dues aux combustibles comme le pétrole et le charbon, alors que, loin des propos lénifiants et des chartes signées, les états continuent et continueront à rechercher de nouveaux gisements et à les exploiter ? En fait, ne rêvons pas, aucun pays, émergent ou non, n’est prêt à sacrifier son développement au nom d’un quelconque protocole, qu’il soit de Kyoto ou d’ailleurs.

   Vaclav Klaus met l’accent sur notre liberté menacée par cette «idéologie pour les riches», qui joue sur les émotions, les peurs des gens, pour faire fi des «procédures normales de la démocratie parlementaire».

   «Etat d’urgence» paru avant la mort de son auteur, Michael Crichton, raconte l’histoire d’une association écologique qui, voulant aller au-delà du terrorisme intellectuel, bascule dans le terrorisme tout court. Ce thriller, mené à vive allure, ménage quelques épisodes plus calmes au cours desquels un Claude Allègre américain, démonte, statistiques à l’appui, le bobard du réchauffement.

Voilà trois livres qui pourront, utilement, meubler votre temps libre pendant ces vacances, surtout si vous décidez de demeurer auprès de votre grand’mère, afin de la protéger des effets d’une possible canicule.

SW

(1) Christian Gérondeau

"CO2: un mythe planétaire" Editions du Toucan

Visionner son interview sur Reichman TV ( émission du 9 juin 2009) :
http://www.reichmantv.com/page2.html

Lire son article:
CGT climatique: Claude Allègre a raison
http://blog.turgot.org/index.php?post/Changement-climatique

Vaclav Klaus

"Planète bleue en péril vert" Editions: IREF

Lire aussi l'article:
"C'est la liberté qui est en danger. Le climat va bien".

http://blog.turgot.org/index.php?post/Vaclav-Klaus-%3A-%22C-est-la-libert%C3%A9-qui-est-en-danger.-Le-climat-va-bien%22.

Michael Chrichton
"Etat d'urgence" Editions de poche

Le dessin de Siné est paru dans "Siné hebdo" n°41 du 17 juin 2009

Article paru dans AGORA VOX; Pour le lire aller sur la page:

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/propos-rafraichissants-sur-le-58511?debut_forums=0#forum2161214




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