16_RIMA    A force de provoquer des accidents dont les Français sont victimes, l’armée, une des dernières institutions de la République qui n’avait pas jusqu’ici démérité et n’était pas discréditée dans l’esprit de nos compatriotes, comme le sont la police et la justice, sans parler de l’Education nationale, est en train de perdre son aura à une vitesse grand V.

   Chargée d’assurer, parmi ses missions régaliennes, la sécurité des Français, la voilà, à Carcassonne, blessant des civils avec des armes à feu, à Marseille, mettant le feu à des forêts et des maisons d’habitation. Bonjour le professionnalisme ! Cela est d’autant plus navrant que ces lourdes fautes sont le fait d’une armée devenue «de métier» dont on attendait mieux que la précédente, formée de civils déguisés en soldats et commandés par les vieux briscards des guerres d’indépendances perdues. Eh bien non. Nos anciens «sous-offs» de la coloniale et leurs bidasses avaient davantage de savoir-faire que les nouveaux venus que l’on croyait mieux formés, plus qualifiés et aguerris.

   Comme nous aimerions voir déployer ces belles actions guerrières sur les théâtres d’opérations, en Afghanistan ou ailleurs, mais pas en France. S’il faut tirer sur des hommes et brûler des maisons, mieux vaut le faire en territoire ennemi. On y gagne en gloire et en succès, sans subir ni critiques, ni demandes de réparations. C’est égal, un certain général défunt, enterré à Colombey et auteur d’un ouvrage intitulé «Vers l’armée de métier» doit se retourner dans sa tombe. «De Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !»

SW