Henri__Guaino2   Le président de la République a avoué un jour bien aimer Henri Guaino parce qu’il est « un peu fêlé ».  Dangereux penchant qui pourrait l'amener à recruter ses conseillers dans les salles d’attente des cabinets psychiatriques. Ce ne serait sans doute pas la meilleure façon de mener une politique avisée.

   Actuellement, le « fêlé » de Nicolas Sarkozy, sans attendre les conclusions des ex premiers ministres, les frères siamois « Juppard-Roquet », se répand dans les médias en propos enthousiastes sur l’emprunt national et l’augmentation de la dépense publique. Exemples de quelques sophismes du sieur Guaino : « Le rôle de l’Etat est de mobiliser l’épargne des ménages au profit de l’investissement », « la crise actuelle impose le retour du politique, pour le meilleur et pour le pire » (c’est moi qui souligne) (1). Sur BFMTV, il va plus loin : pour lui, « le pays n’a pas de problème de signature, personne ne s’inquiète que la France puisse être demain en faillite ». Personne vraiment ? Il m’avait semblé pourtant que le premier ministre François Fillon avait dit le contraire. D’autre part, l’INSEE nous communique des chiffres plutôt inquiétants : à la fin du premier trimestre 2009, la dette publique s’établit à 1413,6 milliards d'euros, en hausse de 86,5 milliards d'euros par rapport au quatrième trimestre 2008. Exprimée en pourcentage du PIB, la dette se situe approximativement à 72,9 %, en hausse de 4,8 points par rapport au trimestre précédent. Tout cela n’a pas échappé à certains prêteurs internationaux, qui commencent à trouver que la France est un bien mauvais élève en fait d’économie (à tous les sens du terme).

   Aussi non seulement l’Etat est surendetté au-delà du supportable, mais le nouvel emprunt, qui fait vibrer si fort M.Guaino, qu’il faudra bien rembourser un jour, va encore alourdir notre dette nationale. Et nous ne sommes pas sûrs que cet argent, collecté sur l’épargne des Français, sera utilisé à bon escient, c’est à dire à des investissements vraiment productifs ; l’expérience nous enseignerait plutôt que les hommes d’état n’ont pas vraiment de compétences particulières pour la gestion économique.

   C’est pourquoi, comme le journaliste Yvon Rioufol (2), je ne souscrirai pas à l’emprunt national, ne voulant pas apporter ma caution à une politique d’endettement qui pulvérise déjà des records. L’état serait plus avisé d’encourager l’aide directe des particuliers aux entrepreneurs privés, qui sont aux prises avec la réalité économique, ont besoin d’argent et savent mieux le gérer que tous les technocrates à la Guaino.

SW


(1)   Citations extraites d’une interview à Valeurs actuelles du 9 juillet
(2)   Lire « Question sur l’emprunt national » sur :
      http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/07/non-a-lemprunt-national.html