IMG_2521   

   N’ayant pas vu, hier soir, le débat télévisé d’Arlette Chabot, je me suis empressé, ce matin, de regarder l’altercation Cohn-Bendit-François Bayrou sur une vidéo en ligne, bien que j’aie aussi peu de sympathie pour l’un que pour l’autre des belligérants. Les deux coqs qui courtisent la même poule : les électeurs du centre gauche, en sont venus aux insultes.

   D’évidence, c’est le planteur d’éoliennes qui a insulté son adversaire. Cela ne m’a pas étonné, « joli Cohn » ne peut pas se retenir de provoquer les gens. C’est un réflexe chez lui, donc ça ne se contrôle pas. L’âge est venu avec la bedaine, le dentier et la presbytie mais le bonhomme n’a pas changé de personnalité depuis 1968. « Eternel provocateur et grande gueule », c’est ainsi que je le qualifiais fort justement dans un article paru ici-même le 17 décembre dernier.

   Traité, entre autres choses de minable, le Béarnais resta coi un instant. Quand il ouvrit la bouche, j’ai cru, un moment, qu’il allait se remettre à bégayer. Il se reprit vite, sachant, mieux que son vis à vis, maîtriser ses nerfs : « Je n’accepte pas de leçon de morale d’un type qui s’est laissé tripoter le zizi par des gosses dans un jardin d’enfants ». Certes, Bayrou ne l’a pas dit comme cela, mais le sens y était.

C’est égal, comme débat politique, il y a mieux que ce mauvais sketch. Les « Frères ennemis » étaient plus drôles. Et l’Europe ne méritait pas ça. Nous non plus.

+++++++++

   Ce matin, je pars coller quelques affiches de Newropeans sur les panneaux électoraux de notre noble capitale des Arvernes, « Béton-Ferrand », pardon, Clermont-Ferrand.

   D’abord il faut trouver ces panneaux aux abords des écoles où l’on votera dimanche. Quand on les trouve, on peut avoir des surprises : parfois ils sont placés trop haut (et je n’ai pas d’escabeau) et alors bonjour la lecture, parfois posés à même le sol et gare au lumbago. Pire, certains sont alignés le long du mur d’une ruelle en cul de sac et seuls quelques rares habitants pourront lire les textes de l’affiche.

   Finalement, je me demande si ce rituel républicain ressemble encore à quelque chose et garde une quelconque utilité. Parce que, comme medium du XXIème siècle, c’est, à mon humble avis, complètement nul, pour employer le parler de la rue.

Serge Weidmann
Candidat de la liste Newropeans aux élections européennes en Centre-Massif central.

Visionnez le film de campagne de Newsropeans
http://www.dailymotion.com/nmag/video/15954471