Auto_entrepreneurr_union_EI_Paris  Il semblerait qu’il n’y a que les ministres libéraux qui pensent à nous simplifier la vie et permettre à l’esprit d’entreprise français de se manifester sans trop d’entraves administratives.

   Après la loi Madelin de 1994, voici Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, et son nouveau dispositif permettant de créer son entreprise individuelle en deux temps trois mouvements et sans mettre la main à la poche d’entrée de jeu pour payer charges et impôts (1).

   Des textes parus, il ressort que ce nouveau dispositif permet aux étudiants, chômeurs, retraités, salariés –fonctionnaires inclus- d’exercer une autre activité. Il devrait aussi faire passer le travail « au noir » à la légalité. En outre, celui qui voudrait « tester » une activité lucrative peut se lancer facilement et sans frais.

   Apparemment, le succès est au rendez-vous puisque, depuis le premier janvier 2009, date de mise en œuvre des nouvelles mesures, 20 000 entreprises de ce type ont déjà vu le jour.

   Afin de bâtir un dossier solide, destiné à ses adhérents, sur ce thème, le Club des Astucieux (2) organisait samedi dernier une réunion de travail à Paris, à laquelle je participais. L’innovation, pour ce club de services, consistait à inviter quelques abonnés qui, par leurs questions et remarques, approfondiraient le thème traité par leurs experts.

   C’est ainsi que trois femmes et trois hommes, dont votre serviteur, venus de toute la France, très différents les uns des autres autant par l’âge, le parcours de vie, que par le projet professionnel, décortiquèrent le plan Novelli, l’examinèrent sous toutes les coutures pendant près de quatre heures à ma montre.

   De l’étudiant portant assistance, par téléphone, aux clients d'un site d'achat et de vente par l'intermédiaire de Wengo (3) à la retraitée voulant créer un gîte rural, en passant par le vendeur à domicile au projet original, j’ai pu constater que, loin de la sinistrose ambiante générée par la crise, ou plutôt par le discours que tiennent, sur elle, nos médias, notre pays recèle encore un certain nombre d’hommes et de femmes d’action qui n’hésitent pas, par nécessité autant que par passion, à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

   Bonne chance pour vos projets et pour vous-mêmes chers Bernadette, Christelle, Christine, Noé et William.

SW

(1) Voir sur le site : http://www.auto-entrepreneur.fr
(2) Le site du Club des Astucieux est réservé aux abonnés.
(3) Voir sa fiche de conseiller sur le site Wengo