obamaAu temps de Molière, les « précieuses ridicules » se réunissaient dans des salons pour se gargariser de leurs prétentieuses fadaises. Aujourd’hui, avec le progrès technique, précieuses et précieux se retrouvent sur les plateaux de télévision devant les caméras.  Et leurs fadaises, débitées devant des millions de téléspectateurs, deviennent des vérités à force d’être répétées à tous les échos.

  Ainsi, hier midi, sur une quelconque chaîne de télé, plusieurs «parloteux» patentés dissertaient gravement sur notre malheureux pays dans les profondeurs politiciennes duquel nul d’entre eux n’entrevoyait l’ombre d’un Barack Obama. D’où des propos désabusés sur la pauvre France, devenue, à leurs yeux, une contrée peuplée de racistes. Tout cela est bien triste, Madame Michu.

  Les obsédés du multiculturalisme ont bien de la chance de vivre au début du XXIème siècle à Paris, là où aucun nouveau Molière ne vient moquer leurs chimères stupides. Et nous, les Français de base, sommes bien à plaindre de n’avoir pas un nouveau génie de la comédie pour nous donner à rire de leur bêtise satisfaite. Pourtant, ces hypocrites mériteraient fort que quelqu’un leur mette le nez dans leur caca intellectuel.

  Leur bruyante adhésion à une Amérique, devenue brusquement paradisiaque, ne doit pas nous faire oublier qu’elle est le résultat de l’élection à la présidence d’un homme qui est, d’abord, proche d’eux par ses idées socialistes. Quand George W. Bush a appelé la « diversité » à ses côtés, nul n’a entendu nos bobos hexagonaux chanter ses louanges avec celles de Condoleezza Rice et Colin Powell. L’antiaméricanisme primaire est une arme contre les élus et responsables républicains, leurs idées et leur politique. La défense de la liberté, base idéologique des républicains américains, est un épouvantail pour nos grenouilles de bénitiers socialisantes qui se cherchent volontiers un roi outre-Atlantique à condition qu’il soit de gauche et interventionniste. S’il a du sang noir dans les veines,  cela permet, en plus, l’exaltation antiraciste.

  En France, nous avons quelques ministres, femmes de surcroît (mais le féminisme n’est plus à la mode), issues de populations immigrées. On sait comment les perroquets de la bien-pensance les traitent : Rachida Dati insultée, Rama Yade méprisée, Fadela Amara snobée depuis qu’elle a quitté (peut être aurais-je dû écrire : « trahi ») la gauche pour rejoindre l’équipe de Nicolas Sarkozy. Pour nos faiseurs d’opinion hexagonaux, ici, comme en Amérique, le seul bon immigré, métis, issu de la diversité –nous avons le choix des mots-  doit être de gauche ou il n’est pas.

SW