Clermont_avant_tout_14_10_08

La rentrée de Clermont Avant Tout, hier soir, a été, pour les nombreux militants présents de l’association de Jean-Pierre Brenas et Nicole Barbin, l’occasion de revenir sur les points noirs de la gestion socialiste locale.
On peut dire, sans exagération, que la décadence constatée dans les gouvernances de la gauche départementale, de l’agglomération clermontoise et de la capitale régionale s’accélère dangereusement. Nous voguons sur des bateaux ivres.

Les différents intervenants, notamment Jean-Marc Boyer, Conseiller général d’opposition et maire de Laqueuille, Hervé Prononce, maire du Cendre et les conseillers UMP de Clermont-Ferrand, ont brossé un tableau très sombre de la situation :

D’abord une panne intellectuelle, un manque d’idées, de réflexion prospective quant à l’aménagement et à la destination de sites que ces collectivités locales ont acquis mais dont ils ne savent que faire et que, parfois, ils se refilent comme une patate chaude. C’est le cas avec la Halle aux blés et l’Hôtel Dieu à Clermont.

Ensuite, un délabrement du système de gestion socialiste. Ce parti, est aujourd’hui, manifestement, à bout de souffle à tous les niveaux. Au Conseil général, c’est la guerre des deux roses. A Clermont Communauté, c’est l’exclusion de l’exécutif, des maires des communes de droite. Le cas est d’ailleurs unique en France, ce dont n’a pas lieu d’être fier le nouveau supporter local de Bertrand Delanoë. Partout ailleurs, même « chez » Martine Aubry, dans la communauté lilloise, la logique de territoire prévaut.


Ce reniement de la démocratie est une tendance lourde de la « bande à Godard » qui se manifeste aussi au conseil municipal de Clermont-Ferrand où les élus UMP de la ville n’ont eu aucun représentant à Clermont Communauté (1). Dictature lourdingue d’édiles aux abois, pour qui la démocratie reste un mot dont ils ignorent tout de la chose, qui peinent –et pour cause- à mettre en place, dans la ville, une vraie participation des habitants, contraire à leur culture.

Autre signe inquiétant : la dérive des finances à Clermont Communauté comme à Clermont même (2). Nous sommes au bord du gouffre, avec un syndicat des transports en faillite, criblé de dettes, des projets pharaoniques poussant à des dépenses inconsidérées, la renégociation d’un très (trop ?) important pourcentage des emprunts par des formules financièrement dangereuses. Sans oublier les avantages inconsidérés que se sont octroyés ces nouveaux et toujours plus nombreux vice-présidents communautaires dont l’indemnité mensuelle est passée, d’un coup, de 900 à 1800 euros. Merci pour eux!
Sans prévision de gestion, cette fuite en avant financière est lourde de conséquences pour les contribuables locaux, les particuliers comme les entreprises, à une période qui s’annonce globalement difficile pour l’économie.

« Que pouvons-nous faire, face à une telle situation ? » demande alors un militant dans la salle.
Réponse des élus d’opposition : Résister, ne pas voter les budgets, dénoncer les pratiques insupportables, les faire connaître au public par tous les moyens à notre disposition et aussi être constructifs, travailler à faire des propositions alternatives.

Vent d’Auvergne, dans un prochain article, reviendra sur les premières propositions faites ce soir-là par Clermont Avant Tout et les élus d’opposition.

SW

(1)Les autres groupes minoritaires qui ont obtenu moins de voix que la liste UMP: MODEM et Extrême-gauche en ont eu un chacun.
(2) Naturellement le bouc émissaire est tout trouvé : « C’est la faute au désengagement financier de l’Etat ». Piètre parade démentie par les chiffres de ces dernières années. Il faut dire aussi que l’Etat cible désormais mieux les besoins des collectivités et réserve son aide aux moins favorisées. Cette attitude responsable de l’Etat devrait faire école auprès de nos élus des collectivités locales qui la dénigrent. Serait-ce trop leur demander que d’adopter désormais une gestion responsable et économe de nos impôts?