georgie_russie_Les anciennes dictatures communistes ne sont peut être plus tout à fait communistes. Elles restent cependant des dictatures. C’est bien ce qu’attestent les derniers évènements en Chine et en Russie.

La première nous en a mis plein la vue à la journée d’ouverture des jeux olympiques de Pékin. Les belles réalisations pyrotechniques ne doivent pas faire oublier que la police à l’œil sur tout manifestant potentiel, place Internet sous surveillance et maintient sans vergogne le Tibet sous sa botte. Les dirigeants chinois, demeurés communistes envers et contre tous, restent fermes devant nos admonestations « droitsdelhommistes ». « Cause toujours, Occident ramolli » semblent-ils nous dire.

De même, la Russie a choisi le premier prétexte venu pour mettre au pas l’un de ses anciens satellites, la Géorgie, qui avait l’audace de se  rapprocher de nous jusqu’à vouloir –quelle horreur !- intégrer l’OTAN. Poutine châtie sans état d’âme ces prétentieux en leur envoyant ses chars d’assaut.

Ces deux empires, Russie et Chine, ont gardé leurs sales manières apprises au temps de Staline et de Mao. Ce sont toujours des régimes autoritaires, même si leur économie s’ouvre au monde. Mais là aussi, il ne faut guère se fier aux apparences : le poids des apparatchiks et le rôle des mafias dans les affaires, chez l’une comme chez l’autre, n’en font pas des exemples de libéralisme économique.

Si le terrorisme islamique est un danger pour l’Occident, les impérialismes russe et chinois, sourds à nos sirènes démocrates, et forts de leur développement économique, en sont un autre. On le voit, la fin de l’histoire n’est pas pour demain. Que l’Europe et, surtout, les Etats-Unis ne baissent pas leur garde.

SW