Encore_un_scandale_socialisteOn se demande pourquoi il y a encore des enseignants français qui votent socialiste. Car depuis la faillite de l’ancienne mutuelle des instituteurs (le CREF), on en apprend de belles sur ces messieurs-dames de la rue de Solferino.

Faillite due, non seulement à la conception même d’un système de complément-retraite par répartition, basé sur le volontariat, mais aussi au train de vie princier mené, pendant de nombreuses années, par les dirigeants de la mutuelle avec l’argent des cotisants, dirigeants tous issus du cénacle socialiste, avec à leur tête René Teulade, ancien ministre de François Mitterrand, ancien député-suppléant de François Hollande, ancien président de ce machin socialiste appelé Comité économique, social et culturel, et auteur d’un rapport sur les retraites (défense de rire) adressé en 2000, au premier ministre Lionel Jospin.

Une action en justice est actuellement en cours, menée par plusieurs milliers de sociétaires regroupés dans l’ association CIDS (Comité d’Information et de Défense des Sociétaires et ex-sociétaires de l’ancienne mutuelle retraite de la fonction publique et de l’union mutualiste retraite).

Et c’est ainsi que l’on apprend que, parmi toutes les largesses que se sont octroyées nos éternels professeurs de morale, leurs copains et leurs coquins, avec l’argent des cotisants: frais de bouche somptuaires, cartes de crédit, logements spacieux, voitures de fonction (vu sous cet angle, qu’il est beau l’esprit mutualiste !), figure la mise à disposition de locaux à une association amie, appelée « Cause commune », présidée par Danielle Mitterrand avec François Hollande, l'homme qui n'aime pas les riches, comme trésorier. L’actuel premier secrétaire du Parti socialiste ne s’est jamais inquiété de ne pas payer de loyer et n’a jamais eu la curiosité de vérifier si un bail existait entre le CREF et son association. Et ce sont ces gens-là qui, après avoir fait plonger la France dans les déficits et le chômage quand ils étaient au pouvoir, ont le toupet de vouloir à nouveau présider aux destinées de notre pays ? Si c’est pour administrer la France comme ils ont administré le CREF, merci beaucoup !

François Hollande a été entendu comme témoin mais l’épouse de l’ancien président de la République n’a pas daigné répondre à la convocation du juge. Elle s’estime sans doute au-dessus des lois de la République. Comme cette édifiante affaire suit son cours, il se pourrait qu’elle ébranle le PS, avec une possible mise en examen de son premier secrétaire et de Madame Mitterrand. Ce qui ferait très désordre à quelques mois des élections présidentielles.

Serge Weidmann