Mensonges_et_m_t_oUn article, non signé, paru en dernière page du journal La Montagne de mercredi dernier, le 19 juillet,  sous le titre : « Le dérèglement climatique… » aligne, sur quelques colonnes, un condensé des affirmations gratuites, des spéculations hasardeuses et des mensonges que le  politiquement correct nous inflige depuis plusieurs années.

Se basant sur les conclusions d’un seul expert du CNRS, le scribe inconnu répertorie tous les lieux communs du Café de commerce journalistico-écologique, dont rien ni personne ne peut affirmer la véracité.

En effet, il n’est pas prouvé que le réchauffement climatique, constaté et réel, soit dû à l’activité industrielle productrice de CO2. Yves Lenoir, chercheur à l’Ecole des Mines de Paris, note que le réchauffement a commencé à se manifester sous Louis XIV, avec fontes de glaces et recul des glaciers. Où sont, à cette époque, les responsabilités industrielles ? Dans les manufactures créées par Colbert ?

La projection des tendances actuelles dans l’avenir n’a aucune signification, à moins de vouloir se spécialiser dans le catastrophisme, attitude qui permet de justifier toutes les contraintes contre la liberté des hommes au nom de la sauvegarde de la planète. En effet, personne ne peut dire si le phénomène est durable ou non, s’il va s’accentuer ou non, s’il est dû à l’action des hommes ou non.

Le protocole de Kyoto, prétexte évoqué par nos belles âmes gauloises, pour fustiger « ces salauds d’Amerloques, menés par Bush le sanguinaire, premier pollueur de la planète », qui ne l’ont pas signé, mérite qu’on s’y arrête quelques minutes et qu’on rétablisse la réalité des faits.

C’est l’aspect coercitif du protocole de Kyoto, le caractère autoritaire des procédures qui ont provoqué le refus américain : imposer à l’industrie des coûts sans rapport avec les bénéfices attendus. L’Amérique est à la pointe d’une autre approche environnementaliste qui introduit la notion de droits à polluer, plus souple et plus conforme avec la réalité des activités humaines. Ajoutons que la notion « kyotesque » de la restriction des émissions de CO2, avec des quotas par pays, est combattue par celle de la recherche japonaise et américaine qui tend à développer des solutions technologiques pour piéger le CO2.

De plus, il faudrait voir entre Etats signataires et non signataires du protocole, quels sont ceux qui font des efforts pour réduire la pollution et ceux qui en font moins ou peu. Histoire de rire, même si cette histoire ne prête pas à rire.

Enfin, cette infamante définition des USA comme « premier pollueur de la planète », n’en déplaise à nos marxistes à tête de linotte, est fausse. Il faut ramener la production industrielle d’un pays au nombre de ses habitants. Ainsi, les émissions de CO2 par habitant (cliquez sur le graphique ci-dessus, extrait du site « Libres ») mettent les USA au sixième rang mondial, juste avant le Luxembourg.

Dans ce domaine, comme dans d’autres (notamment les OGM), vouloir, à notre époque, accèder à la vérité n’est pas descendre un long fleuve tranquille. Parce qu’il existe deux types d’informateurs : les scientifiques honnêtes et compétents d’un côté et les  instillateurs de mensonges et d’idéologies (c’est la même chose) de l’autre. Que l’homme de la rue ne sache plus faire la différence entre les premiers et les seconds, est une preuve que la propagande, de nos jours, a envahi les médias au détriment de la connaissance.

Serge Weidmann