Les barbares sont dans la ville
Non seulement nous ne sommes plus dans un Etat de droit, non seulement le chaos a une fâcheuse tendance à remplacer l’ordre, mais la violence s’installe désormais au cœur des grèves et des manifestations françaises.
Les «jeunes» qui ont mené la fronde anti-CPE, peuvent toujours être appelés ainsi à cause de leur âge, mais, si on regarde leurs actes, doivent être qualifiés de voyous, sauvages et barbares.
Dans le numéro de cette semaine de Valeurs actuelles ( www.valeursactuelles.com), François d’Orcival, dans un éditorial intitulé : «L’irruption de l’ultraviolence», décrit l’inquiétante montée de celle-ci dans les affrontements de ces dernières semaines :
« Cette mobilisation a servi ( aux éléments les plus radicaux de l’extrème gauche) de camp d’entraînement et de champ de bataille. Le soir même du premier défilé réussi, le 7 mars, les forces de l’ordre découvrent la violence de leurs adversaires : leurs boucliers sont tous fendus sous le choc. Les agresseurs multiplient les assauts, leur objectif étant de harceler CRS et gendarmes pour leur faire perdre leur sang-froid.
Cette ultraviolence jusque-là inconnue est apparue pour la première fois durant les nuits d’émeutes des banlieues en novembre et décembre derniers. Dans l’évolution de la délinquance urbaine, ce phénomène constitue un tournant. Les forces de l’ordre apprennent à lui résister sans faire un blessé. Elle va se reproduire durant la mobilisation anti-CPE, dans le prolongement des défilés syndicaux.
Quelque 3 700 arrestations ont été opérées. La plupart des “jeunes” interpellés ont été libérés vingt-quatre heures plus tard (c’est la loi !), mais la police en a profité pour compléter ses fichiers et sa connaissance du “milieu”… En réalité, il y en a deux, les éléments politiques, plus ou moins clandestins, trotskistes, anarcho-syndicalistes, altermondialistes, etc. et les casseurs, que l’on appelle des “ouaiches” (de “ouais”…) ; ce ne sont plus seulement des garçons : des filles figurent désormais de plus en plus en tête des groupes organisés. Les politiques se déplacent en commandos de quelque vingt ou trente individus, pour dresser des barricades ou s’emparer de points symboliques (la Sorbonne par exemple), tandis que les “ouaiches” volent et pillent. »
On comprend mieux, dans ce contexte, ce qui s’est passé dans les Universités où la force aveugle a régné, pendant ces dernières semaines, contre toute autorité, du moins là où des présidents courageux ont voulu la maintenir. La lettre d’une étudiante, largement diffusée sur le net et reprise ci-dessous en partie, se passe de tout commentaire :
« Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias, comme à leur habitude, déforment
Je suis étudiante en Master de droit des affaires à Paris X- Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.
Premièrement il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.
Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu'une mascarade : ainsi lorsque le résultat d'une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants. Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats ( temps de parole inégal et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des aberrations telles que : le CPE facilite le licenciement des femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la plupart des jeunes (non juristes) le prennent pour parole d'évangile. D'autre part, pendant cette assemblée, la sécurité laisse des individus menaçants circuler avec des foulards cachant leurs visages. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui, pour la plupart, ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres, appelés en renfort: nous étions 2000, seulement : 750 ont voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!
Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi, lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté, des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée mais, là encore, personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève?!!!
Enfin, lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de Nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l' université en nous narguant et chahutant, démontrant leurs réelles motivations.
C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.
Voilà qui est fait, pour l’édification de ceux qui ont des yeux pour voir et un cerveau pour comprendre. Quant aux autres, adultes complices, parents laxistes, marxistes indécrottables, quel événement dramatique faudra t-il pour les déniaiser ? Ils ne voient pas, pas encore, que leurs rejetons, à qui ils ont inoculé le prurit révolutionnaire, pour de multiples raisons : éducation laxiste combinée à une exclusion de fait du monde du travail, sont devenus des loups.
Serge Weidmann
La photo de l’article est extraite du site : http://stopaublocus.blogmilitant.com















Heureusement qu'il reste quelques ilots de résistance d'une pensée un peu plus positive et vivace...merci Serge!