non_de_v2sf_la_vend_e

Nul n'est prophète en son pays, nous le savons depuis environ deux mille ans. Et Philippe de Villiers en  a fait les frais ce 29 mai.

La Vendée, en majorité, et contre son leader charismatique, a voté "oui" au référendum de dimanche dernier. Tout cela est "la faute" au Président de son Conseil général, un nommé... Philippe de Villiers.

Regardons la Vendée et que voyons nous:

des initiatives fortes, devenues des vitrines nationales et internationales: le Vendée-Globe, le Puy-du-Fou, toutes deux portées à bout de bras par ... toujours le dénommé de Villiers.

un développement économique satisfaisant, grâce au tourisme bien sûr, mais pas uniquement.

un équilibre harmonieux de la population entre villes et campagnes,

une agriculture jeune (trois exploitants sur quatre ont moins de 50 ans) et dynamique (8,6% des emplois contre 4,2% en France)

une industrie florissante: 25% des actifs contre 18% en France

un secteur artisanal puissant: 17 entreprises pour 1000 habitants

enfin un taux de chômage de 7%  ( Tous ces chiffres peuvent être consultés sur le site du Conseil général de Vendée)

La directive Bolkestein n'empêche de dormir qu'un seul vendéen: le président du Mouvement pour la France.

Il existe ,dans ce département, un réel partenariat entre élus, représentants et réseaux du monde de l'entreprise et les banques pour le financement des projets de développement, sans oublier les fonds européens: FEDER et FSE. Car la manne de Bruxelles nourrit aussi l'économie vendéenne.

Aussi , forts de ces bons résultats, auxquels l'Europe a sa part, les Vendéens ont ratifié le traité constitutionnel, pendant que le président du MPF s'en allait, de meeting en meeting, démagogiser à qui mieux mieux.

Il n'empêche, certains Auvergnats auraient aimé que le "vent des globes" remplaçât ce dimanche le vent d'Auvergne.